Comment la NBA peut stopper le tanking et motiver les équipes
- NBA
- février 19, 2026
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Comment la NBA pourrait résoudre le problème du tanking et encourager les équipes à gagner
Jeudi soir, les Indiana Pacers se rendent à Washington pour affronter les Wizards, marquant la reprise de la NBA après le All-Star Game. Cette rencontre aurait dû être passionnante, avec la présence d’Ivica Zubac, nouveau pivot titulaire des Pacers, ainsi que des deux récentes recrues All-Star des Wizards, le meneur Trae Young et le pivot Anthony Davis. Sans oublier Pascal Siakam, l’ailier All-Star d’Indiana. Pourtant, aucun de ces joueurs n’est sur le terrain : Zubac est blessé à la cheville, Young souffre d’une blessure à la jambe et Davis d’une blessure à la main. Ces absences illustrent un problème plus large.
Plus tard dans la soirée, les Utah Jazz affrontent les Memphis Grizzlies. Ce duel aurait pu être le retour de Jaren Jackson Jr. à Utah, mais après quelques matchs et une amende de 500 000 dollars infligée à Utah pour sa gestion du temps de jeu de Jackson et Lauri Markkanen, le joueur a été mis à l’écart pour la saison suite à une opération au genou. Ces équipes semblent désormais focalisées sur l’accumulation de défaites plutôt que sur la victoire.
Ces exemples montrent que certaines franchises, comme Indiana, Washington et Utah, ont intérêt à perdre pour améliorer leur position dans la loterie de la draft. Cette stratégie, appelée « tanking », est répandue dans la ligue, posant un sérieux problème pour la compétitivité et l’intérêt des fans.
Les limites du système actuel et la nécessité de changer les incitations
Lors de la conférence de presse du All-Star weekend, le commissaire Adam Silver a évoqué à plusieurs reprises le besoin de revoir les « incitations » du système actuel. Il a expliqué que la tradition selon laquelle l’équipe la plus faible reçoit le premier choix de la draft ne correspond pas à une logique économique saine : « Les incitations ne sont pas alignées ici » (« The incentives are not necessarily matched here »). En effet, ce système encourage les équipes à perdre délibérément pour obtenir un meilleur choix, ce qui nuit à la qualité du spectacle.
Un dirigeant de la Conférence Est a résumé la situation : « Tant que la ligue ne change pas le système, les équipes continueront à perdre si c’est le meilleur moyen d’obtenir des joueurs » (« Until the league changes the system, teams are going to continue to lose if that’s the best way to get players »).
Une proposition innovante : compter les victoires après le All-Star break
Face à ce constat, un cadre expérimenté de la NBA propose une réforme radicale. Plutôt que de baser la loterie uniquement sur le nombre de défaites en fin de saison, cette idée consisterait à inverser les critères à partir du All-Star break : les victoires obtenues après cette date seraient prises en compte pour améliorer les chances au tirage au sort.
Concrètement, si cette règle avait été appliquée la saison dernière, les Toronto Raptors, les Chicago Bulls et les Atlanta Hawks auraient considérablement amélioré leurs positions. Toronto serait passé de la 7e à la 2e place, Chicago de la 12e à une égalité pour la 3e place, et Atlanta de la 13e à la 8e place. À l’inverse, les Utah Jazz et les Philadelphia 76ers, qui ont respectivement fini 4-24 et 4-24 après le All-Star break, auraient chuté dans la hiérarchie.
Cette méthode valoriserait donc les équipes qui jouent pour gagner en fin de saison, même si elles ont mal débuté, et limiterait les stratégies de tanking prolongé.
Avantages et limites de la réforme
Un argument contre cette réforme est qu’elle pourrait pénaliser trop sévèrement les équipes les plus faibles. Cependant, même une équipe comme les Wizards, avec un bilan de 9-45 avant le All-Star break, conserverait une bonne position dans la loterie malgré un mauvais second semestre (5-23), ce qui tempère cette crainte.
Un autre point soulevé est la gestion des blessures : une équipe pourrait perdre un joueur clé et voir sa position dans la draft pénalisée injustement. Enfin, certains craignent que les équipes ne se livrent à un tanking encore plus agressif en début de saison, sachant qu’elles ont moins de temps pour le faire après le All-Star break.
Un intérêt pour les fans et l’ensemble de l’écosystème NBA
Cette réforme pourrait rendre les fins de saison beaucoup plus attractives, avec des équipes motivées à aligner leurs meilleurs joueurs et à offrir du spectacle. Imaginez les Pacers, Wizards et Jazz jouant avec leurs stars pour tenter de gagner, ce qui ravirait les fans et renforcerait l’engagement des communautés locales, des bars et des restaurants qui vivent de cet engouement.
Elle pourrait aussi résoudre des dilemmes comme celui de Kyrie Irving, récemment écarté pour la saison, ou de Giannis Antetokounmpo, qui souhaite revenir jouer malgré la situation des Milwaukee Bucks.
Enfin, une équipe comme les Charlotte Hornets, souvent en difficulté, pourrait bénéficier d’un regain d’espoir en fin de saison, avec une vraie chance d’améliorer sa position dans la draft grâce à une bonne série de victoires.
Vers une mise en œuvre et des ajustements possibles
Pour que ce système fonctionne, la ligue devra fixer une date précise pour inverser les critères, avec des options allant du trade deadline au All-Star break, voire un nombre défini de matchs. Il faudra aussi équilibrer le calendrier pour que toutes les équipes aient joué le même nombre de rencontres avant cette date.
Plusieurs entraîneurs, scouts et dirigeants consultés par ESPN se sont montrés favorables à cette idée, qui change fondamentalement les incitations des équipes. Certains proposent d’affiner le système en pondérant les victoires et défaites pour ne pas pénaliser excessivement les équipes les plus faibles.
Un enjeu majeur pour l’avenir de la NBA
Actuellement, près de 30 % des équipes (Wizards, Jazz, Bucks, Mavericks, Pacers, Bulls, Grizzlies, Sacramento Kings et Brooklyn Nets) semblent engagées dans une course aux défaites pour maximiser leurs chances à la draft, un phénomène qui s’étendrait à d’autres franchises si elles contrôlaient leurs picks.
Cette situation engendre une forme d’apathie nuisible à la ligue et à ses fans. Un scout de la Conférence Est résume bien le problème : « Ce système serait une façon unique de rassembler les supporters au lieu de les voir s’éloigner jusqu’à la loterie en mai, car il n’y a rien à espérer » (« It would be a very unique way to rally your fan base instead of this slow drift away until the lottery in May, because there’s nothing to root for »).
Adam Silver a rappelé récemment que la NBA souhaite garantir une compétition équitable et offrir le meilleur spectacle possible aux fans, qui restent la priorité absolue.
La proposition sera discutée lors de la prochaine réunion du board of governors de la NBA. Son adoption pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le tanking, en alignant enfin les intérêts des équipes avec ceux des supporters et du spectacle sportif.
Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.