Final Four de l’Euroligue à Abu Dhabi sans clubs espagnols en lice
- EuroLeague
- mai 23, 2025
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Final Four de l’Euroligue : un rendez-vous sans précédent à Abu Dhabi
Pour la première fois depuis 2004, et dans la continuité exotique des événements sportifs majeurs, l’Euroligue se déplace à Abu Dhabi, laissant derrière elle l’empreinte espagnole qui l’a tant caractérisée ces dernières années. En effet, aucun club de la Liga Endesa ne figure dans l’affiche de ce Final Four qui s’annonce passionnant.
Ce vendredi, le coup d’envoi sera donné par une confrontation attendue entre le Panathinaikos et le Fenerbahce (17h00), suivie de près par le duel entre l’Olympiacos et le Mónaco (20h00). Chacun de ces clubs va tenter de capturer le titre suprême du basketball continental.
Dans cette arène inédite, les équipes grecques, Panathinaikos et Olympiacos, semblent avoir la faveur des pronostics pour remporter leurs matchs respectifs. Si ces prédictions se réalisent, nous pourrions être témoins d’une finale historique entre deux formations d’une même nation – une première depuis 1983.
Le Panathinaikos, tenant du titre, arrive avec un effectif riche en histoires et en talents. Parmi eux, on retrouve Kostas Sloukas, le MVP Kendrick Nunn, et Juancho Hernangómez qui pourrait inscrire son nom dans les annales en devenant le premier Espagnol à remporter deux titres consécutifs depuis 57 ans.
Cependant, une incertitude plane autour de Mathias Lessort, absent des terrains pendant cinq mois suite à une blessure au péroné. Choisira-t-on de l’aligner, lui qui fut reconnu comme l’un des meilleurs pivots européens ?
En face, le Fenerbahce piloté par Sarunas Jasikevicius présente une singularité : l’excellence dans l’atteinte des sommets, mais pas nécessairement dans leur conquête. Jasikevicius, malgré quatre victoires en tant que joueur, recherche toujours la couronne dans son rôle d’entraîneur, après cinq tentatives infructueuses.
L’Olympiacos, quant à lui, doit faire face à la pression d’une « malédiction » : le leader de la saison régulière n’a jamais remporté le tournoi final. Cependant, l’équipe a aussi un signe favorable : traditionnellement, l’équipe éliminant le Real Madrid remporte le titre. Une équation complexe que seule la compétition saura résoudre. Avec des joueurs de la trempe de Sasha Vezenkov et Evan Fournier, l’équipe grecque possède une armada masquée par aucune angoisse.
Le Mónaco, dirigé par Vassilis Spanoulis, jadis icône de l’Olympiacos, se présente comme le petit nouveau, moins coutumier de telles hauteurs. Meilleur ou moins fort, l’équipe n’en manque pas moins de robustesse et ambitionne également la consécration.
À Abu Dhabi, tout semble réuni pour que le basketball continental écrive une nouvelle page de son histoire : des favoris indétrônables, des légendes vivantes et l’absence marquée de la grandeur espagnole, laissant la porte ouverte aux rois de l’Orient. Mais pour ces équipes, amis, patries et loyautés seront oubliés le temps d’un match cent fois plus grand que leurs propres noms : celui de la conquête pour la couronne de l’Euroligue.
En somme, ce Final Four sans clubs espagnols est plus qu’un simple tournoi ; il représente une révolution dans l’univers du basketball européen, où de nouvelles dynamiques vont se mesurer sous le ciel des Emirats – un défi, un prestige et un rêve pour tous les acteurs impliqués.