

Jose Fernandez et la révolution latino à Dallas Wings 2026
- WNBA
- septembre 30, 2026
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Jose Fernandez ouvre la voie aux entraîneurs latinos dans la WNBA
En seulement une saison, les Dallas Wings ont radicalement changé de visage, notamment grâce à leur entraîneur rookie Jose Fernandez. Sous sa direction, l’équipe, qui comptait parmi les pires de la ligue en 2025, a réussi à se qualifier pour les playoffs en 2026, un exploit rare dans l’histoire récente de la WNBA.
Une progression spectaculaire pour les Dallas Wings
Après avoir terminé la saison 2025 avec un bilan catastrophique de 10 victoires pour 34 défaites, à égalité pour la pire performance de la ligue, les Wings ont réalisé un véritable retournement de situation. Ils ont rejoint le cercle très fermé des équipes ayant atteint les playoffs l’année suivant la pire saison de leur histoire, aux côtés des New York Liberty (2020-21) et des Phoenix Mercury (2022-23). Classés 7e, les Wings accueillent un match de postseason à Arlington, une première depuis 2023. Ils affrontent les Golden State Valkyries, 2e tête de série, dans une série au meilleur des trois matchs. Après une lourde défaite 104-80 lors du premier match, Dallas doit impérativement s’imposer pour rester en lice.
Jose Fernandez, pionnier latino dans la WNBA
Arrivé à Dallas comme cinquième entraîneur en sept ans, Fernandez a marqué l’histoire de la ligue en devenant le premier coach latino-américain de la WNBA. D’origine cubano-américaine, il a souligné à ESPN l’importance symbolique de sa nomination : « C’est spécial. C’est très humble » (« It’s special. It’s very humbling »). Il espère que son parcours ouvrira la voie à d’autres entraîneurs latinos, qu’ils soient d’origine portoricaine, mexicaine, sud-américaine, centro-américaine ou espagnole, et encouragera ces derniers à ne jamais abandonner leurs rêves (« Hopefully there’s going to be more Latinos to follow after me… And also for Latino coaches to follow their dreams and not give up on their dreams, that it’s possible »).
Engagé dans le développement de la communauté latino, Fernandez siège au conseil consultatif de la Latino Association of Basketball Coaches (LABC), qui regroupe des entraîneurs de tous niveaux et des deux sexes. Par ailleurs, il préside la Women’s Basketball Coaches Association (WBCA) pour le mandat 2025-27, où il met l’accent sur l’éducation, le réseautage et le mentorat dans le milieu du coaching.
Un héritage familial et une philosophie de travail
Fernandez attribue sa rigueur et ses valeurs à son héritage cubain. Il raconte comment ses grands-parents, ayant tout perdu en quittant Cuba, ont su rebondir en créant un commerce prospère à Miami avant l’arrivée des grandes chaînes. Ces leçons de sacrifice et de travail acharné continuent de le guider, tout comme son objectif premier : la victoire. D’origine canarienne par son père, il est un homme de famille, partageant son temps entre Dallas durant la saison et Tampa le reste de l’année, entouré de sa femme Tonya, ses quatre filles et huit chiens recueillis.
La présence latino dans la WNBA au-delà de l’entraînement
La WNBA compte plusieurs joueuses latinas, bien que leur nombre reste limité. Gabriela Jaquez, cinquième choix de la dernière draft par Chicago Sky, est une figure montante, tout comme Lou Lopez-Sénéchal, première Mexicaine draftée en 2023, même si elle n’a pas joué en 2025. Celeste Taylor, d’ascendance colombienne et portoricaine, est actuellement agent libre, tandis qu’Esmery Martínez, première joueuse dominicaine draftée en 2024, a été coupée par New York Liberty. La légende Diana Taurasi, élue GOAT par les fans en 2021, reste la plus célèbre Latina de l’histoire de la ligue, avec 20 saisons et un record de meilleure marqueuse.
Rebecca Lobo, première Latina à jouer en WNBA, a marqué le début de cette présence hispanique dans la ligue. Sélectionnée par New York Liberty lors de la draft inaugurale, elle a été All-Star en 1999 et fait partie du Hall of Fame depuis 2017. Aujourd’hui, plusieurs Latinas occupent aussi des postes clés dans les staffs techniques et administratifs, comme Terri Acosta (Connecticut Sun) ou Jachele Vélez, avocate en chef adjointe de la WNBA.
Un choix de carrière mûrement réfléchi
Après 25 ans à la tête de l’équipe féminine de l’Université de South Florida, Fernandez a fait le saut vers la WNBA, où il découvre un environnement professionnel qu’il apprécie pleinement. Son passage au niveau professionnel s’est imposé face aux évolutions du basketball universitaire, notamment avec l’arrivée des revenus partagés et du NIL (droits à l’image). Il considère que coacher au plus haut niveau, là où les joueuses sont rémunérées, était la suite logique de sa carrière.
Son équipe actuelle compte des talents tels que Paige Bueckers, Arike Ogunbowale, Jessica Shepard, Odyssey Sims et la rookie Azzi Fudd, blessée depuis août. Les Wings visent à devenir la deuxième franchise de l’histoire de la WNBA à remporter le titre après avoir été la pire équipe la saison précédente, exploit réalisé par les Detroit Shock en 2002-03. Ironie de l’histoire, cette franchise a déménagé à Tulsa en 2010 puis à Dallas en 2016, devenant les Dallas Wings d’aujourd’hui.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






