

Anthony Edwards et ses chaussures inspirées par l’art philippin
- NBA
- août 21, 2026
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Anthony Edwards met en lumière l’artisanat philippin à travers sa nouvelle chaussure
La récente visite d’Anthony Edwards aux Philippines a suscité un véritable engouement dans ce pays passionné de basketball. Mais au-delà de sa présence, c’est sa nouvelle paire de chaussures, créée spécialement pour le marché philippin, qui a capté l’attention en mettant en valeur la culture et l’artisanat locaux. Cette collaboration unique entre la star des Minnesota Timberwolves et le designer philippin Melvin Rodas illustre parfaitement la richesse du basketball aux Philippines et son lien profond avec la communauté.
Un design qui raconte une histoire commune
Anthony Edwards n’a pas seulement fait sensation par sa venue, mais aussi grâce à la sortie de l’édition spéciale de sa chaussure signature, l’Anthony Edwards 2 – Magpakitang Gilas, conçue exclusivement pour les Philippines. Cette paire s’accompagne de sa jumelle, la Believe That. 1 Tibay Ng Lahi, formant un pack qui célèbre la culture philippine et son basketball.
Pour Melvin Rodas, le créateur philippin derrière ces modèles, l’objectif n’était pas de produire deux coloris indépendants aux couleurs nationales, mais de créer un ensemble cohérent, racontant une même histoire. Il explique : « Je voulais que ce soit un pack. Plutôt que de simplement utiliser les couleurs du drapeau philippin, j’ai cherché à construire un récit qui relie les deux chaussures » (I wanted it to be as a pack. Given the chance to design two shoes, I said I wanted to maximize the opportunity and make sure they weren’t just another Filipino colorway, where you put all the colors of the Philippine flag or something like that. I wanted to build a story that would be cohesive across both shoes).
Le basketball, reflet de l’unité communautaire philippine
Aux Philippines, le basketball dépasse la simple pratique sportive pour devenir un élément central de la vie sociale et communautaire. Joué dans les barangays (quartiers), suivi dans les foyers et discuté partout, ce sport incarne un esprit collectif que Rodas a voulu traduire dans ses créations. Il s’est inspiré du concept de bayanihan, une valeur philippine de solidarité, d’entraide et de coopération.
« Le basketball est notre terrain de jeu, même à l’étranger, on se sent chez soi quand beaucoup de compatriotes sont dans le public », souligne Rodas. Il souhaitait que les chaussures ne représentent pas seulement les Philippines, mais aussi la manière dont les Philippins vivent le basketball, ensemble (Basketball is our home court. Even when we’re in another country, we feel at home when there are a lot of us in the crowd).
Le banig, symbole d’une force collective
Pour matérialiser cette idée, Rodas a choisi le banig, un tapis traditionnel tressé à partir de feuilles de plantes séchées. Ce choix ne se limite pas à un simple motif décoratif : il incarne la force qui naît de l’union des éléments fragiles. Individuellement, les fibres sont fragiles, mais tressées ensemble, elles forment un objet solide et fonctionnel, symbole parfait de l’esprit bayanihan.
Ce motif tressé apparaît sur le côté extérieur de la Magpakitang Gilas bleue, représentant les murs, tandis que le design est prolongé à l’intérieur de la Tibay Ng Lahi rouge, évoquant le sol. Ainsi, chaque chaussure raconte une partie différente de la même histoire, tout en restant connectée (The sides of the Magpakitang Gilas feature a banig pattern, which symbolizes the walls. And then I extended the storytelling to the Tibay ng Lahi, which is on the insole and mimics the floor).
Une création philippine portée sur la scène mondiale
Si ces chaussures ont été pensées pour le marché philippin, Rodas espère qu’elles dépasseront les frontières. Le fait qu’un designer philippin ait pu intégrer la culture locale dans une ligne signature NBA témoigne du potentiel créatif du pays sur la scène internationale.
« Les créatifs philippins sont incroyablement talentueux, compétitifs à l’échelle mondiale », affirme Rodas. Les réactions ne se sont pas limitées aux Philippines : des non-Philippins ont également apprécié le design, tandis que des expatriés philippins y ont retrouvé un lien avec leur pays d’origine. Avant même la tournée d’Edwards, plusieurs joueurs NBA avaient déjà manifesté leur intérêt pour ces modèles.
Pour Rodas, c’est la preuve que la culture philippine peut voyager tout en conservant sa signification profonde : « Ce n’est pas seulement une chaussure, c’est une représentation de la maison pour ceux qui vivent loin, un lien tangible avec leur identité » (Not just the shoes, but at least we’re contributing something that resonates with Filipinos abroad or with others who have Filipino blood. Because it’s home for them. At least when they see the shoes, they see that representation, and it’s the closest thing they can feel to home, especially wherever they may be around the world).
Au final, la Magpakitang Gilas et la Tibay Ng Lahi sont bien plus que des chaussures. Elles portent haut les valeurs du basketball philippin, la créativité locale et la force d’une culture qui s’affirme sur l’une des plus grandes scènes sportives mondiales. Si Anthony Edwards est le visage de ces modèles, le message porté par Melvin Rodas est clair : les Philippins peuvent transformer leur héritage unique en une force compétitive à l’échelle mondiale.
Source : ESPN. Cet article s’appuie sur les informations publiées dans l’article original.






