Bulls NBA : Analyse du début de saison et Siakam attendu

Bulls NBA : Analyse du début de saison et Siakam attendu

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  • décembre 1, 2025
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Chicago Bulls : entre promesses et doutes après un début de saison contrasté

En août 2024, plus d’un mois avant le début du training camp, plusieurs joueurs des Chicago Bulls se sont réunis à Miami pour un minicamp initié par les joueurs eux-mêmes. Cette initiative traduisait une volonté profonde de la franchise de changer de style de jeu, en adoptant une approche offensive plus rapide et collective.

Après avoir déjà transféré DeMar DeRozan à Sacramento, les Bulls ont surpris en juin 2024 en échangeant leur défenseur clé Alex Caruso contre le jeune meneur Josh Giddey, alors âgé de 21 ans, venu d’Oklahoma City. L’objectif était clair : faire de Giddey le moteur d’une nouvelle ère, basée sur un jeu plus rapide et un collectif renforcé.

Un changement de philosophie ambitieux

Le coach Billy Donovan a rapidement imposé une transformation radicale, passant d’une équipe au rythme parmi les plus lents de la ligue, centrée sur des joueurs très individualistes comme DeRozan et Zach LaVine, à un collectif dynamique. Pour préparer ce virage, Donovan a proposé à ses joueurs de s’entraîner avec une horloge de tir de 14 secondes lors des scrimmages, une idée qui a d’abord été mal accueillie. « Ces gars détestaient ça au début, mais je leur ai dit qu’on devait commencer à jouer comme ça avant le training camp. On ne peut pas juste trottiner pendant trois semaines et espérer jouer vite après », expliquait-il ( « These guys hated it at first, » Donovan told ESPN. « But I told these guys we have to start playing this way before the start of training camp. »).

Les résultats se sont faits sentir sur le plan du rythme : les Bulls sont passés de la 28e place en termes de pace en 2023-24 à la deuxième en 2024-25. Pourtant, leur bilan est resté identique (39-43) avec une troisième élimination consécutive au play-in. La fin de saison encourageante (14 victoires pour 6 défaites lors des 20 derniers matchs) et la finale NBA atteinte par les Indiana Pacers grâce à leur propre jeu rapide ont renforcé la conviction des Bulls qu’ils étaient sur la bonne voie.

Un début de saison 2025-26 prometteur mais suivi d’une chute

La transformation a pris forme avec un début de saison 2025-26 tonitruant : 6 victoires pour 1 défaite, un rythme dans le top 10 et un pourcentage de passes décisives dans le top 5. Le United Center vibrait enfin comme depuis longtemps. Mais depuis, l’équipe a connu un coup de mou. Avec un bilan de 9-10, les Bulls sont passés de la première place à la dixième dans la Conférence Est, retombant dans leur position habituelle de prétendant au play-in.

Cette oscillation soulève une question récurrente à Chicago : cette équipe a-t-elle vraiment trouvé une formule gagnante ou s’agit-il d’une illusion ? Certains observateurs internes restaient prudents lors du début de saison prometteur, estimant qu’il fallait attendre au moins 20 matchs pour se prononcer.

Le modèle Indiana Pacers comme source d’inspiration

Les Bulls ont étudié la trajectoire des Pacers, leur rival régional, qui ont atteint les Finales NBA grâce à un jeu rapide, collectif et basé sur plusieurs meneurs et une forte circulation de balle. Donovan a déclaré : « Nous devons être meilleurs que la somme de nos parties. Tout le monde remarque leur rythme, mais ce qui fait aussi leur force, c’est leur physicalité défensive. C’est là que notre évolution doit continuer » ( « We have to be better than the sum of our parts… The one thing that Indiana probably doesn’t get enough credit for is yes, they play really, really fast… but the physicality of those guys defensively is where our evolution has to continue. »).

Un membre des Pacers a même confié : « Ils ont volé notre mojo. Ils ont dit avant la saison qu’ils allaient imiter notre style de jeu. Giddey dans le rôle de Tyrese. Le rythme rapide, les retours en fin de match, user les équipes. »

Mais Chicago doit combler deux lacunes majeures par rapport à Indiana : une défense plus rigoureuse (les Pacers étaient 13e en efficacité défensive la saison passée) et la présence d’un second star à côté de leur meneur, avec Siakam. Un proche des Bulls a confié : « Ils ont Haliburton, un All-Star, et Siakam. Si Giddey peut devenir un All-Star comme Hali, quand est-ce qu’on se décide à trouver notre Siakam ? »

Josh Giddey, pilier du renouveau

De son côté, Giddey a travaillé intensément durant l’été près de Melbourne, en Australie, en se concentrant sur son tir à trois points, sa finition près du cercle grâce à sa taille (2,03 m) et sa capacité à provoquer des fautes. Ses scrimmages contre Dyson Daniels, un défenseur d’élite et ami de longue date, ont renforcé son niveau.

Acquis dans un échange controversé où Chicago a cédé Caruso sans recevoir de choix de draft en retour, Giddey a justifié la confiance placée en lui avec une progression constante. À 23 ans, il tourne presque à un triple-double avec 20,5 points, 10,0 rebonds et 9,3 passes décisives, tout en améliorant son tir à 39,2% à trois points et en allant 6 fois par match sur la ligne des lancers francs.

« Être dans la position de Josh, se faire échanger, puis voir son ancienne équipe gagner le titre, ça motive forcément », explique Daniels. « Il travaille dur chaque jour, la tête baissée, avec la volonté de gagner. »

Comme prévu, l’approche passe-first de Giddey est devenue l’ADN des Bulls. Chicago compte huit joueurs à plus de dix points de moyenne et se classe deuxième de la ligue en scoring depuis le banc. Leur pourcentage d’assistances a grimpé à 68,5%, contre 59% la saison précédente.

Pour Giddey, la comparaison avec Indiana est évidente mais le chemin à parcourir aussi : « Ils ont des joueurs solides qui défendent collectivement. C’est un domaine où nous devons progresser. »

Les alertes de Nikola Vučević et la fragilité défensive

Après une victoire surprise contre Denver qui mettait fin à une série de cinq défaites où les Bulls avaient encaissé près de 130 points de moyenne, Nikola Vučević a livré un avertissement clair. Malgré un buzzer beater contre Portland, les Bulls ont ensuite subi une lourde défaite de 36 points face au Heat privé de plusieurs joueurs clés, avant de gagner d’un point contre la pire équipe de la ligue, Washington.

Visiblement frustré, Vučević, le vétéran de 35 ans et double All-Star, a reproché à ses coéquipiers leur manque d’intensité : « On n’a pas joué au niveau NBA. On en parle, mais je ne crois pas qu’on réalise que ce n’est pas durable de jouer comme ça. Ça ne marchera pas toujours en notre faveur. » ( « We just didn’t play up to NBA standards… I don’t think we really understand it’s not sustainable to play this way. »).

Ses prédictions se sont confirmées : les Bulls ont ensuite encaissé 143 points contre New Orleans, 123 contre Charlotte, et perdu sur un tir de Siakam à la dernière seconde contre Indiana. Ils enchaînent désormais trois défaites contre des équipes en difficulté, après avoir été invaincus (5-0) au début novembre.

Leur classement défensif a chuté de la 10e à la 23e place, tout comme leur attaque, et ils concèdent désormais 56,5 points dans la raquette en moyenne, soit le troisième plus mauvais total de la NBA.

Un avenir à construire autour d’un noyau jeune

Malgré ces difficultés, les Bulls misent sur un noyau jeune composé de Giddey, Coby White, Matas Buzelis et du rookie Noa Essengue, 12e choix de la draft 2025, qui vient de faire ses débuts en NBA. La franchise possède de nombreux atouts pour renforcer cet effectif, avec ses propres choix de premier tour pour les sept prochaines années et des possibilités d’échanges importantes, ainsi qu’une marge salariale estimée à près de 70 millions d’euros pour la prochaine intersaison.

Des discussions ont eu lieu sur l’éventualité d’acquérir un joueur majeur comme Anthony Davis, natif de Chicago, qui pourrait améliorer la protection du cercle et la défense intérieure. Toutefois, les Bulls ne veulent pas sacrifier leur jeune base tant qu’ils ne seront pas plus proches du statut de prétendant sérieux.

White, le joueur le plus ancien dans l’effectif, a résumé la situation : « On ne peut pas changer du jour au lendemain. Construire une culture, un style de jeu, une identité, ça prend du temps. »

Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.

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