Danilo Gallinari : bagarre, attaque et quête finale NBA
- NBA
- décembre 2, 2025
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Danilo Gallinari : la dernière saison d’une carrière marquée par la passion et la résilience
En juin dernier, entre les matchs 2 et 3 des NBA Finals, DeMarcus Cousins, ancien All-Star, a fait la une des médias américains après avoir été expulsé d’un match en Liga de Puerto Rico suite à une altercation avec des supporters. Cet incident, filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux, lui a valu une suspension pour le reste de la saison du Baloncesto Superior Nacional (BSN).
À quelques mètres de là, un autre vétéran de la NBA assistait à la scène : Danilo Gallinari, 16 saisons en NBA et ancien sixième choix de draft. Assis à sa table de cuisine en Floride du Sud, Gallinari a reconnu avec un sourire embarrassé qu’il avait déclenché la bagarre. « Je lui ai tapé deux fois dans l’œil. On se battait pour un rebond, il est tombé, et l’arbitre n’a rien sifflé », a-t-il expliqué à ESPN. « Ensuite, il s’est énervé contre l’arbitre, nos fans se sont mêlés à la dispute, et ça a dégénéré. Tout a commencé parce que je l’ai touché deux fois à l’œil. »
Une dernière saison par amour du jeu
Si l’attention s’est focalisée sur l’expulsion de Cousins, peu ont remarqué que Gallinari jouait à Puerto Rico, là où il a décidé de terminer sa carrière professionnelle. Après avoir participé à l’EuroBasket avec l’équipe nationale italienne cet été, le joueur de 37 ans a officiellement annoncé sa retraite mardi.
Pourquoi un joueur ayant gagné plus de 200 millions de dollars en NBA et considéré comme une icône en Italie a-t-il choisi de jouer dans une ligue située à quelques heures de son domicile permanent à Miami ? La réponse est simple : l’amour pur du basketball.
Un parcours inattendu vers Puerto Rico
Après une dernière saison NBA avec les Milwaukee Bucks, conclue par une élimination en six matchs au premier tour des Playoffs face aux Indiana Pacers, Gallinari envisageait de prolonger l’aventure en 2024-25, même dans un rôle de vétéran mentor. Mais faute d’offres NBA, il s’est maintenu en forme en jouant des matchs amicaux à l’Université de Miami avec Carlos Arroyo, légende du basketball portoricain.
Arroyo, qui est aussi co-propriétaire des Vaqueros de Bayamon, l’un des clubs les plus titrés de Puerto Rico, lui a proposé de rejoindre la franchise. Gallinari, qui ne voulait pas déménager en Europe pour préserver sa famille, a saisi l’opportunité.
« Au départ, je voulais jouer en NBA. Mais en février, je ne jouais toujours pas », a confié Gallinari. Le BSN, bien que moins connu du grand public américain, est une ligue historique où ont évolué des légendes comme Phil Jackson dans les années 1980.
Gallinari a trouvé à Bayamon un environnement stable, proche de chez lui, et un niveau de jeu élevé. Il a disputé en moyenne 35 minutes par match, un temps de jeu qu’il n’avait pas connu depuis longtemps, devenant un des joueurs clés de son équipe.
Une fin de carrière couronnée de succès
La saison portoricaine a permis à Gallinari de remporter son premier titre de champion professionnel, avec Bayamon, et d’être élu MVP des Finales. Arroyo souligne l’engagement du joueur : « Il voulait arriver une semaine avant le camp d’entraînement pour montrer son sérieux. Il n’a jamais sous-estimé la ligue ni ses adversaires. »
Cette expérience a aussi offert à Gallinari une dernière chance de jouer pour l’Italie à l’EuroBasket, où l’équipe a été éliminée en huitièmes de finale par la Slovénie de Luka Doncic, lors du dernier match officiel de sa carrière.
« J’avais besoin de basketball entre août et février. C’était une pure joie. Jusqu’à ce qu’on le vive, on ne peut pas comprendre. Je n’aurais pas demandé meilleure expérience », a-t-il résumé.
Un incident dramatique mais un heureux dénouement familial
À seulement 30 km du lieu de son triomphe sportif, un épisode dramatique a failli assombrir sa dernière saison. Le 31 juillet, lors d’une rare journée de repos, Gallinari, sa femme Eleonora Boi, alors enceinte de six mois, et leurs deux enfants se baignaient à Isla Verde Beach. Boi a été mordue à la jambe par un requin et transportée à l’hôpital pour s’assurer que la grossesse n’était pas en danger.
« On a grandi en regardant Baywatch, c’est un truc de cinéma, on pense ne jamais le vivre », a confié Gallinari. Heureusement, aucun dommage n’a été constaté et leur enfant est né en bonne santé quelques semaines plus tard.
Un choix de vie et une carrière marquée par les blessures
Gallinari a choisi de mettre un terme à sa carrière pour pouvoir profiter pleinement de sa famille, aujourd’hui composée de trois enfants. « Je peux encore jouer, mais à 37 ans, je veux être capable de jouer avec eux à haute intensité. Je suis très compétitif, comme mon père qui l’était avec moi. Je veux vivre ça avec mes enfants », a-t-il expliqué.
Son père Vittorio, ancien coéquipier de Mike D’Antoni en Italie, a vu son fils être drafté par les Knicks en 2008, peu après que D’Antoni soit devenu coach de New York. Ce dernier se souvient avec émotion : « Coacher Danilo a ravivé beaucoup de souvenirs avec sa famille. »
Malgré une carrière de 16 saisons NBA, Gallinari n’a jamais été All-Star et n’a atteint qu’une seule fois les finales de conférence, avec Atlanta en 2021. Les blessures, notamment deux déchirures du ligament croisé antérieur à dix ans d’intervalle, ont freiné son ascension.
Doc Rivers, son ancien coach, estime qu’il aurait pu devenir un joueur majeur sans ces blessures. « Il n’a jamais eu plus d’un an et demi de santé complète, ce qui l’a freiné, surtout à la fin avec les Clippers. »
Gallinari garde néanmoins une grande fierté d’avoir joué plus de 14 saisons NBA, un exploit rare, et d’avoir marqué le sport malgré les obstacles.
Une nouvelle vie s’ouvre à lui
Acceptant le parcours de sa carrière, Gallinari se tourne désormais vers de nouveaux projets professionnels et sa famille. La réussite de sa dernière saison à Puerto Rico, où il a retrouvé les sensations de leader et de joueur clé, lui a offert une belle conclusion à une carrière riche et atypique.
« Quand on est joueur, on veut ressentir ça. Puis on devient remplaçant, on joue de moins en moins, et on perd ces sensations. Puerto Rico me les a rendues », conclut-il.
Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.