Deandre Ayton clé du succès des Lakers cette saison
- NBA
- février 26, 2026
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Deandre Ayton, pièce maîtresse du succès des Lakers
Lors de la défaite crève-cœur des Los Angeles Lakers face à Orlando, la prestation de Deandre Ayton n’a pas été mise en cause. Le pivot a inscrit 21 points en 11 tentatives et capté 13 rebonds, un total record dans le match, offrant à L.A. un pivot actif capable de rivaliser avec la robuste raquette adverse composée de Wendell Carter Jr., Paolo Banchero et Jonathan Isaac.
Interrogé sur la reconnaissance de ses efforts par ses coéquipiers, Ayton a répondu diplomatiquement : « Le ballon trouve l’énergie. Ils croient en moi quand je suis sous le panier, ils voient que je cours dur vers le cercle et que je me bats, alors ils me récompensent » (« The ball finds energy. They believe in me when I’m down there and sealing and they see me running hard to the rim and crashing, they reward me »).
Ce fut son premier match à 20 points et 10 rebonds depuis près d’un mois, une preuve selon lui du rôle qu’il devrait tenir plus souvent au sein de l’équipe.
À la fin de son intervention, il a lâché à voix haute : « Ils veulent faire de moi un Clint Capela, mais je ne suis pas Clint Capela ! » (« They’re trying to make me Clint Capela. I’m not no Clint Capela! »), faisant référence au pivot des Houston Rockets connu pour son jeu de pick-and-roll et de lob.
Un rôle de travailleur de l’ombre
Le moment-clé de la fin de match face à Orlando a vu Luka Doncic obtenir un tir ouvert après un écran parfaitement posé par Ayton sur Anthony Black. Ce rôle de poseur d’écran, surtout en fin de match, n’est pas celui attendu d’un n°1 de draft, sélectionné en 2018, devant des joueurs comme Doncic, Jaren Jackson Jr. ou Trae Young. Pourtant, Ayton n’a jamais été perçu comme une star incontournable, mais plutôt comme un joueur talentueux mais parfois désinvolte, capable de disparaitre durant de longues séquences.
Marcus Smart, son voisin de vestiaire, a reconnu que des progrès étaient possibles : « Il a fait du bon travail, mais il peut faire mieux, comme nous tous. Ce que j’aime, c’est qu’il comprend cela et travaille dur. On essaie tous de trouver notre rythme, c’est nouveau pour tout le monde. Il fait de son mieux et sait qu’il doit franchir un palier. » (« I think he’s done OK. He definitely could be better, we all could. But the thing I love about it is he understands it and he’s working. We all are trying to figure it out; this is new to everybody. He’s doing his best, but he understands it’s another notch that we need him to go to, and we’re going to try to get him there and help with that. But he knows he’s got to do his part as well. »)
Un athlète hors norme mais parfois insaisissable
Quelques heures avant un match contre Atlanta, Ayton a surpris ses coéquipiers en réalisant un spectaculaire salto avant pour éviter une chute maladroite, démontrant son agilité pour un joueur de 2,13 m et 118 kg. Ce mélange de talent brut et d’excentricité a marqué sa carrière, entre performances remarquables et comportements parfois imprévisibles, comme son absence lors d’un match avec Portland à cause de conditions météorologiques.
Avec une envergure de 2,26 m et un saut vertical de 109 cm, son potentiel physique est indéniable. Austin Reaves, en convalescence, l’a qualifié d’« élément X » capable d’élever le niveau de l’équipe.
Des statistiques solides mais un impact mitigé
Cette saison, Ayton affiche 13,2 points, 8,5 rebonds et 0,9 contre par match avec une efficacité remarquable au tir de 66,7 % en moyenne, deuxième meilleure de la NBA derrière Rudy Gobert. Cependant, ses 9 tentatives de tir par match sont un record personnel bas, et ses performances sont souvent jugées à l’aune de son statut de n°1 de draft et de ses exploits en playoffs avec Phoenix.
Un scout de la Conférence Ouest estime qu’« en tant que premier choix, il a surtout sous-performé » (« As a first pick, he’s mostly underachieved »).
Une saison marquée par des hauts et des bas
Le début de saison avait été prometteur avec six matchs à 20 points et 10 rebonds sur les 15 premiers, notamment contre des pivots élites comme Victor Wembanyama et Giannis Antetokounmpo. Mais une période difficile de 4 victoires pour 7 défaites a freiné sa progression. Après un match décevant face à Memphis, Ayton a exprimé une frustration rare : « Les pivots ne peuvent pas se nourrir eux-mêmes » (« Bigs can’t feed themselves »).
Le coach JJ Redick, toujours un soutien, a répondu en ajustant le jeu pour lui, ce qui a permis à Ayton de rebondir dans le match retour avec 15 points, 8 rebonds et 3 contres.
Une attitude à canaliser pour un rôle clé
Au-delà des statistiques, le défi pour Ayton est d’adopter pleinement le rôle que les Lakers attendent de lui : un travailleur acharné, indispensable dans les tâches ingrates comme les écrans, les courses en transition, la protection du cercle et le repli défensif. Un membre de l’organisation résume : « Il doit être un travailleur de l’ombre » (« He has to be a dirt worker »).
Il excelle notamment dans les écrans, en posant 15,7 écrans par match pour Luka Doncic, ce qui place leur duo parmi les plus prolifiques de la NBA cette saison. Son engagement dans ces tâches lui garantit plus de temps de jeu et donc plus d’opportunités offensives.
Cependant, un scout note qu’« il choisit quand il veut s’impliquer, ce qui n’est pas le comportement attendu d’un pivot dominant » (« He picks and chooses when he wants to lock in and play »).
Une pause All-Star agitée mais un retour prometteur
Lors de la pause All-Star, Ayton a soigné une gêne au genou droit dans son pays natal, les Bahamas. À son retour, il a été brièvement retenu à l’aéroport pour une petite quantité de marijuana non retrouvée dans ses bagages, une situation qualifiée de malentendu par le club. Il a rapidement repris l’entraînement et s’est montré en bonne forme.
Son retour s’est matérialisé par une prestation énergique contre les Clippers, avec un dunk spectaculaire en contre-attaque et une fin de match solide (13 points, 7 rebonds, 1 contre). Le coach Redick a salué son engagement défensif et son exécution du plan de jeu.
Mais lors du match suivant contre Boston, Ayton a été limité à seulement 3 minutes dans le dernier quart-temps, avec un bilan de fautes aussi élevé que ses points (4). Cette irrégularité est au cœur de la problématique que connaissent aussi ses anciens clubs, Phoenix et Portland.
Un défi personnel et collectif crucial
Avec 25 matchs restants dans la saison régulière, la situation est critique pour les Lakers et pour Ayton. Le pivot a renoncé à 10 millions de dollars sur son salaire de 35,6 millions pour la saison 2025-26 afin de devenir agent libre cet été. Une belle fin de saison et une implication totale pourraient lui garantir un nouveau contrat lucratif, que ce soit à Los Angeles ou ailleurs.
Mais en cas de contre-performance, son rôle et son engagement seront scrutés de près par toute la ligue. Comme l’exprime Ayton lui-même : « C’est une plateforme dont je ne peux pas fuir. Je peux montrer ce que je suis vraiment… Il y a beaucoup de carburant en moi pour prouver au monde entier » (« It’s a platform that I cannot run from. I can show what I really am … [There] is a lot of fuel in me to prove to the whole world »).
Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.