

Draymond Green et l’avenir incertain des Warriors en NBA
- NBA
- avril 1, 2026
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Draymond Green face à son avenir incertain chez les Golden State Warriors
Alors que la saison des Golden State Warriors s’enlise avec un bilan légèrement positif mais décevant, Draymond Green réfléchit à son avenir au sein de la franchise. Évoluant dans un contexte difficile marqué par les blessures de Stephen Curry et Jimmy Butler, le vétéran de 36 ans doit composer avec une équipe en reconstruction et un rôle en pleine évolution.
Une équipe en difficulté malgré un bon départ
Avant leur rencontre du 2 mars contre les LA Clippers, les Warriors affichaient un bilan de deux victoires au-dessus de .500, mais leur dynamique était négative avec trois défaites lors des cinq premiers matchs après la pause du All-Star Game. Leur avance sur les Clippers pour la huitième place à l’Ouest s’était réduite à seulement 2,5 matchs. Pourtant, les Warriors avaient pris une avance confortable de 17 points en première mi-temps. Steve Kerr, l’entraîneur, saluait l’intensité de Green sur Kawhi Leonard : « On avait un bon match, Draymond [Green] était partout sur Kawhi [Leonard]. »
Mais en seconde période, l’élan s’est rapidement dissipé. Leonard et Darius Garland ont intensifié leur production offensive, et sans Curry ni Butler, les Warriors ont manqué de puissance offensive pour suivre le rythme. Ce scénario, déjà vu, a profondément frustré Green, qui a dû se retenir d’exploser contre un arbitre, un coach ou un adversaire, un comportement habituel chez lui pour tenter de réveiller son équipe.
Une maturité imposée par la situation
Quatre jours plus tard, dans un hôtel d’Oklahoma City, Green confiait à ESPN cette lutte intérieure, symbolisant son acceptation progressive du déclin de la franchise dans la hiérarchie NBA. « Je peux enflammer une salle, une équipe comme personne, d’un claquement de doigts, chaque fois que je veux », expliquait-il. Mais cette intensité ne correspond plus à la réalité d’une équipe en difficulté, amputée de ses stars. Butler s’est déchiré le ligament croisé antérieur en janvier, tandis que Curry est absent depuis plus de 26 matchs en raison d’un problème au genou imprévisible.
Green doit désormais gérer la fin de sa carrière, entouré de jeunes joueurs encore en développement, ce qui ne facilite pas son style agressif et provocateur. Steve Kerr souligne : « Draymond est la force la plus puissante dans la salle chaque soir. Quand l’équipe est bien et lui aussi, c’est une force incroyable pour gagner. Mais quand l’équipe est diminuée, cette même intensité peut devenir nuisible. »
Green reconnaît cette évolution douloureuse : « Ce n’est pas bon pour l’équipe. J’ai dû apprendre ça, car c’est un morceau de moi qui s’en va. Et c’est un morceau très important. C’est ça vieillir. J’y pense tout le temps. »
Un joueur clé en mutation
En 14 saisons NBA, Green lutte contre le déclin physique tout en tentant de maîtriser sa passion débordante, essentielle à son jeu basé sur l’esprit et la combativité. Kerr rappelle une vérité : « Jeff Van Gundy disait que le joueur le plus difficile à coacher est la star vieillissante, surtout quelqu’un d’aussi passionné que Draymond. Mon rôle est de l’aider à finir sa carrière avec fierté et à passer à la suite. »
Les attentes étaient élevées avec un Butler au complet, et ESPN voyait les Warriors comme un prétendant majeur à l’Ouest. Mais les blessures de Butler et Curry ont profondément affecté l’équipe, qui n’a jamais retrouvé son niveau. En novembre, lors d’un match crucial contre les Spurs, Green avait provoqué Victor Wembanyama pour réveiller son équipe. Cette provocation avait contribué à une victoire serrée 109-108, rappelant la puissance du trio Green-Curry-Butler.
Des ajustements nécessaires et des tensions
En décembre, après deux défaites consécutives, Green a eu une discussion difficile avec Kerr au sujet de ses nombreuses pertes de balle, un problème qui affectait l’équipe dans un contexte de jeu plus rapide et plus exigeant. Le coach lui a fait comprendre que son style devait évoluer, notamment avec l’émergence de Butler et Kristaps Porzingis, qui prennent plus de responsabilités offensives.
Green admet ne plus être aussi rapide ni aussi explosif qu’avant, mais reste confiant dans ses capacités. L’attaque des Warriors s’éloigne progressivement de son influence directe, avec Green parfois cantonné à des positions périphériques ou à des tâches spécifiques. Pourtant, avec Curry, son duo reste redoutable, affichant un différentiel de +95 points en 823 minutes jouées ensemble.
Malgré les frustrations, Green a su garder un leadership vocal important, même en l’absence prolongée de Curry. Kerr a parfois dû le laisser sur le banc en fin de match, préférant d’autres rotations plus efficaces, une situation acceptée par Green qui ne veut pas devenir un joueur ignorant la fin de son cycle.
Un avenir incertain mais une volonté de rester
Malgré les rumeurs de transfert, notamment dans le cadre d’une possible acquisition de Giannis Antetokounmpo, Green a toujours maintenu une attitude professionnelle, sans rancune envers la franchise. Il comprend la nature du business NBA et se dit prêt à accepter un rôle réduit, voire un poste de remplaçant, tout en croyant pouvoir encore contribuer à un haut niveau.
Green dispose d’une option joueur à 27,6 millions de dollars pour la saison prochaine, ce qui lui donne un levier dans les négociations. Bien qu’il ait envisagé de tester le marché des agents libres, la tendance penche vers une prolongation ou un maintien chez les Warriors. Il reste focalisé sur ses qualités défensives, estimant être encore parmi les meilleurs à son poste, malgré son âge avancé.
Curry souligne son importance : « Draymond a été constant dans son leadership. J’espère qu’il y aura encore quelque chose à jouer en fin de saison pour que tout cela ait un sens. C’est aussi pour ça que je veux revenir, pour voir ça jusqu’au bout. »
Kerr conclut sur une note positive mais réaliste : « Il doit concilier sa personnalité et son jeu avec les circonstances. Il peut le faire, c’est une question de volonté et d’opportunités, que ce soit ici ou ailleurs. »
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






