Jason Collins révèle son combat contre un cancer agressif
- NBA
- décembre 11, 2025
- No Comment
- 186
- 8 minutes read
Jason Collins face à un glioblastome de stade 4 : un combat pour la vie
Jason Collins, ancien joueur NBA ayant évolué dans six franchises au cours de ses 13 années de carrière, est connu pour avoir été le premier joueur actif à se déclarer ouvertement gay dans l’histoire de la ligue. Aujourd’hui, il lutte contre un glioblastome de stade 4, une forme particulièrement agressive de cancer du cerveau. Voici son témoignage.
Un diagnostic brutal et rapide
Il y a quelques mois, la famille de Jason Collins avait publié un court communiqué annonçant qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau, sans plus de détails, afin de préserver sa vie privée pendant qu’il était mentalement incapable de s’exprimer. Aujourd’hui, Jason prend la parole directement pour raconter son combat.
Le diagnostic est tombé : glioblastome de stade 4, l’une des formes les plus mortelles de cancer cérébral. La maladie s’est développée de manière fulgurante. En mai, Jason Collins épousait Brunson Green à Austin, Texas, dans une cérémonie parfaite. En août, ils devaient assister à l’US Open, un rituel annuel, mais le joueur n’était pas en état de partir : incapable de se concentrer pour faire ses valises, il a raté l’avion pour la première fois depuis des décennies.
Depuis plusieurs semaines, il ressentait des symptômes étranges, mais, en athlète aguerri, il avait l’habitude de dépasser la douleur et la fatigue. Pourtant, cette fois, quelque chose n’allait vraiment pas. Lors d’un scanner à UCLA, l’examen a été interrompu au bout de cinq minutes, signe que les premières images révélaient un problème grave. En quelques heures, ses facultés mentales, sa mémoire à court terme et sa compréhension se sont effondrées, évoquant pour sa famille une version NBA de Dory, le poisson amnésique du film « Finding Nemo ».
Une tumeur redoutable
Le glioblastome est particulièrement dangereux car il se développe dans un espace limité, le crâne, et peut s’étendre rapidement. Chez Jason, la tumeur se situe dans le lobe frontal, zone essentielle à la personnalité et aux fonctions cognitives. Sa forme est « multiforme », avec des ramifications s’étendant sous le cerveau sur une largeur équivalente à celle d’une balle de baseball.
La biopsie a confirmé qu’il s’agissait bien d’un glioblastome, en forme de papillon, présent dans les deux hémisphères cérébraux, rendant toute opération risquée et susceptible de modifier profondément sa personnalité. Le taux de croissance de la tumeur est estimé à 30%, ce qui signifie que sans traitement, la tumeur aurait rapidement épuisé l’espace disponible, entraînant la mort en moins de six semaines à trois mois.
Le glioblastome de Jason est particulièrement agressif, qualifié de « wild type » en raison de multiples mutations qui compliquent encore le traitement. Il compare sa tumeur à l’Hydre, cette créature mythologique qui, lorsqu’on lui coupe une tête, en voit pousser deux autres (a mythical creature where you cut off one head, but it learns to grow two more).
Un état mental fluctuant et un soutien familial crucial
Jason explique ne pas se souvenir clairement des premières annonces du diagnostic, ayant été dans un état semi-conscient à l’hôpital. Son mari, Brunson, raconte qu’il a perdu tout intérêt pour le tennis, sa passion, et s’est mis à regarder des soap operas coréens calmes et silencieux.
Depuis son coming out en 2013, Jason Collins a toujours veillé à s’entourer des bonnes personnes, celles en qui il pouvait avoir confiance. Il rappelle que vivre pleinement et sans peur en étant soi-même a été la clé de son bonheur ces dernières années.
Contrairement à sa grand-mère, qui avait refusé d’entendre le mot « cancer » lors de son propre combat contre un cancer de l’estomac de stade 4, Jason assume totalement sa maladie et son combat. Sa grand-mère, à qui on avait donné six mois à vivre, a finalement survécu plus longtemps que son médecin. Jason s’inspire de cette force et refuse de se laisser abattre.
Un combat entamé avec détermination
Alors qu’il était hospitalisé, ses proches sont venus lui rendre visite, certains pensant lui dire adieu. Mais sa famille et son mari préparaient déjà un plan de traitement. Il a été transféré hors de l’hôpital pour commencer une thérapie par Avastin, un médicament destiné à ralentir la croissance tumorale, suivi de séances de radiothérapie.
Rapidement, Jason a commencé à sortir de son état de confusion. Après sa première séance de radiothérapie, il a été transporté en fauteuil roulant ; à la troisième, il pouvait marcher. Dès la mi-octobre, il a repris de courtes promenades dans son quartier, et son mari lui a rendu son téléphone, qu’il utilisait alors pour envoyer des messages étranges et regarder des vidéos sans but sur TikTok.
Il a entrepris de s’informer sur le glioblastome et toutes les options thérapeutiques possibles. Pour lui, en athlète, la peur n’a pas sa place : « Ce sont les cartes qui m’ont été données. C’est comme jouer contre Shaq » (Shut up and go play against Shaq). Il connaît les défis et est prêt à les affronter.
Des traitements innovants et un espoir pour l’avenir
Jason suit actuellement un traitement dans une clinique à Singapour, où il reçoit une chimiothérapie ciblée utilisant des EDVs, un système d’administration agissant comme un cheval de Troie pour délivrer des agents toxiques directement dans la tumeur, en franchissant la barrière hémato-encéphalique.
L’objectif est de ralentir la progression de la maladie suffisamment longtemps pour qu’une immunothérapie personnalisée puisse être développée et administrée. Cette approche innovante est cruciale car, en raison des caractéristiques génétiques de sa tumeur, la chimiothérapie standard au temozolomide est inefficace.
En l’absence d’intervention autre que la radiothérapie et le temozolomide, le pronostic moyen est de 11 à 14 mois. Jason préfère tenter ce traitement expérimental qui pourrait, un jour, devenir une nouvelle norme pour les patients atteints de ce cancer.
Sa situation financière lui permet de se déplacer à travers le monde pour recevoir les soins les plus adaptés. Même si ces traitements ne le sauvaient pas, il espère que ses démarches aideront à faire avancer la recherche pour d’autres malades.
Une force mentale inébranlable
Avant son hospitalisation, Jason est tombé dans les escaliers de sa maison à Los Angeles, incapable de se relever à cause des effets de la tumeur sur son cerveau. Malgré la peur, il s’est dit : « Ce n’est pas comme ça que tu vas me trouver. Je vais résoudre ce problème. Si je ne panique pas, je vais y arriver » (This is not how you’re going to find me… If I don’t panic, I will figure this out).
Il a finalement réussi à se relever, illustrant la détermination qui le caractérise depuis toujours. Jason Collins refuse d’être sous-estimé dans ce combat, prêt à se battre avec toute son énergie contre cette maladie.
Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.