Jayson Tatum et sa blessure au genou, coup dur pour les Celtics 2026
- NBA
- mai 3, 2026
- No Comment
- 1
- 8 minutes read
Jayson Tatum revient sur la malchance de sa blessure au genou lors du Game 7
Joueur phare des Boston Celtics, Jayson Tatum a exprimé sa frustration après avoir dû regarder depuis le banc en tenue civile le Game 7 face aux Philadelphia 76ers, en raison d’une raideur au genou gauche. Cette absence est survenue au pire moment, alors que Boston a perdu 109-100 et a vu sa saison s’achever brutalement.
Un retour difficile après une blessure majeure
Un an après sa déchirure du tendon d’Achille, Tatum expliquait que sa rééducation se déroulait très bien, mais que la fin de saison avait pris une tournure inattendue. « Ma récupération et mon retour se passaient vraiment bien, je ne pensais pas que ça finirait ainsi. C’est juste un coup dur » (My recovery and comeback [from the Achilles injury] were going so well that how it ended, I didn’t think it was going to end that way. It was just unfortunate), a-t-il déclaré dimanche.
Le joueur a insisté sur le travail acharné fourni pour revenir à un niveau élevé, rendant d’autant plus difficile l’acceptation de cette fin prématurée. Boston est devenu seulement la 14e équipe de l’histoire NBA à perdre une série après avoir mené 3-1, et la 4e à le faire en bénéficiant de l’avantage du terrain.
Une blessure soudaine qui a changé la donne
Le changement de statut de Tatum a marqué les discussions du dimanche : initialement absent du rapport des blessures, il est passé à incertain en raison d’une raideur au genou gauche samedi après-midi, puis a été finalement déclaré forfait moins de deux heures avant le coup d’envoi du Game 7 au TD Garden.
Lors du Game 6, Tatum semblait gêné en seconde mi-temps, mais il n’était pas clair s’il aurait pu revenir sur le terrain, surtout après que l’entraîneur Joe Mazzulla ait abandonné la partie avec plus de dix minutes à jouer et un retard de 23 points. Après consultation avec le staff médical et son préparateur physique Nick Sang, la décision a été prise de ne pas le faire jouer lors de ce dernier match.
« Le staff médical et Nick ont évalué la situation. Je suis toujours dans la phase du protocole de retour au jeu, il y a des règles et un plan auxquels nous devons nous tenir » (It was just with the staff and medical team and Nick, they just kind of assessed everything that was going on. And I’m still in the window of the return to play protocol, and there were just certain rules and a plan that ultimately that we had to stick by), a expliqué Tatum.
Des performances remarquables malgré tout
Depuis son retour moins de dix mois après sa blessure à l’Achille, Tatum jouait à environ 80-85 % de ses capacités, soulignant que sa jambe droite était encore plus fine que la gauche. En 16 matchs de saison régulière, il affichait une moyenne de 21,8 points, 10 rebonds et 5,3 passes décisives, avant d’augmenter ses chiffres à 23,3 points, 10,7 rebonds et 6,8 passes lors des six premiers matchs de la série contre Philadelphia.
Le retour réussi de Tatum s’est accompagné d’une saison exceptionnelle des Celtics, qui ont largement dépassé les attentes en remportant 56 victoires et en obtenant la deuxième place de la conférence Est. Boston était alors favori pour revenir en Finales NBA, sentiment renforcé par une avance 3-1 dans la série.
Un regard positif malgré la déception
Une semaine plus tard, Tatum se retrouvait à donner une interview d’après-saison après avoir regardé le Game 7 en tenue civile, déçu mais lucide. Il a précisé que sa blessure était suivie au jour le jour et qu’il espérait pouvoir rejouer contre les New York Knicks en demi-finale de conférence si Boston avait gagné.
Il a tenu à souligner que cette saison ne devait pas être considérée comme un échec. « Cette équipe a été super excitante et agréable à regarder. Il n’y a qu’une seule équipe qui peut gagner le championnat, et perdre est toujours difficile, que ce soit début mai ou fin juin » (Yeah, the team was super, super exciting and fun to watch this season. You know there’s only one team that can win the championship, and it’s always tough to lose whenever it does happen, beginning of May or end of June, it’s always a tough pill to swallow).
Pour lui, la progression individuelle et collective des joueurs, ainsi que le dépassement des attentes, doivent primer sur cette fin amère. « Ce n’est pas la façon dont ça s’est terminé qui doit enlever le mérite à la croissance de chacun dans ce vestiaire et aux étapes franchies cette saison. Cette équipe était un plaisir à voir et à intégrer quand j’ai pu jouer » (I don’t think how it ended should take away from the growth of each guy in that locker room and the steps that they all made this season).
Un retour inspirant après une grave blessure
Le retour de Tatum sur les parquets n’était pas acquis. Après son opération à l’Hospital for Special Surgery de New York moins de 24 heures après sa blessure au Madison Square Garden, ni lui ni les Celtics ne s’étaient engagés publiquement sur une date de retour, même si tout laissait penser que c’était envisageable.
Jouant à un bon niveau moins de dix mois après sa blessure, Tatum est enthousiaste à l’idée de profiter d’une intersaison complète pour poursuivre sa rééducation et revenir pleinement à son niveau d’avant blessure, ce qu’il avait parfois douté de pouvoir faire.
Interrogé sur la possibilité qu’il aurait peut-être dû attendre 18 mois pour revenir, il a affirmé sans hésiter que revenir maintenant était la bonne décision. « Je suis très heureux d’être revenu, de faire partie de cette équipe, de faire ce que j’aime, de nous aider à avoir une chance de jouer le titre, de me prouver que je peux redevenir le joueur que j’étais, voire meilleur » (I’m very happy that I came back to be a part of his team, to get back to doing what I love, to help us, give us a chance to compete for a championship, to prove to myself that I can get back to being the guy who I was, and hopefully better).
Il souhaite aussi que son parcours inspire d’autres joueurs confrontés à cette blessure. « Je veux donner de l’espoir : si on attaque la rééducation de la bonne manière, si on suit un plan précis, ce n’est pas une blessure qui met fin à une carrière. On peut revenir et être soi-même, voire meilleur, sans attendre 18 mois, quand le moment est venu » (And just to kind of defy what this injury kind of means, not necessarily from the standpoint of, like, ‘I’m great, look at what I was able to accomplish,’ but to give other guys hope… that it’s not like a career-ending injury, that you can’t come back, that you can be yourself, that you can be better, that it won’t take 18 months, that you can come back whenever it is right for you).
Il se dit fier d’avoir réussi ce retour et espère qu’il pourra servir d’exemple positif pour l’avenir.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.