

NBA 2026 : Comment le Thunder a renversé les Spurs en Game 5
- NBA
- mai 27, 2026
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NBA Playoffs : Comment le Thunder a renversé la série face aux Spurs lors du Game 5
Après avoir perdu trois fois en douze jours contre les San Antonio Spurs, Shai Gilgeous-Alexander avait tiré la sonnette d’alarme dès Noël, soulignant la supériorité des Spurs. Pourtant, lors du Game 5 des finales de conférence Ouest, l’Oklahoma City Thunder a réussi un retour décisif en s’imposant 127-114, prenant ainsi une avance de 3-2 dans la série. Ce succès s’appuie sur des ajustements tactiques, des performances inattendues et une gestion intelligente du groupe malgré les blessures.
Une montée en puissance grâce à Alex Caruso
Le coach Mark Daigneault a multiplié les ajustements, mais la clé la plus évidente fut d’accorder plus de temps de jeu à Alex Caruso. Ce vétéran de 32 ans, reconnu pour son impact défensif, a été préservé pendant la saison régulière et les premiers tours des Playoffs. Pourtant, dans cette série, il a explosé offensivement avec une moyenne de 17 points par match en 24,7 minutes, tirant à 58,1 % à trois points. Au-delà des points, Caruso apporte son intensité et son énergie, avec un différentiel de +45 pour le Thunder lorsqu’il est sur le parquet, le meilleur de toute la série, même devant Victor Wembanyama.
Shai Gilgeous-Alexander a résumé son importance : « Ce n’est pas un joueur ultra-talentueux de 2m avec une envergure exceptionnelle et un tir parfait, mais c’est l’un des meilleurs compétiteurs de la NBA, soir après soir. Il donne le ton à notre groupe, et cela se voit pleinement dans cette série » (“[Caruso] is not some uber-talented 6-foot-7 guy with a 7-foot-3 wingspan and shoots lights-out, but he’s one of the best competitors in the NBA, night in and night out. He sets that tone for us as a group. It’s coming full-fledged in this series.”)
Un ajustement défensif autour d’Isaiah Hartenstein
Face à la menace physique et technique de Wembanyama, le Thunder a modifié sa stratégie en titularisant plus fréquemment Isaiah Hartenstein, un pivot physique de 2,13 m, qui aime les duels rugueux. Après un Game 1 compliqué où son manque de tir à distance a permis à Wembanyama de s’installer dans la raquette, Hartenstein a pris l’initiative d’attaquer l’espace libre avec son floater gaucher caractéristique.
Défensivement, il a limité le rebond et harcelé Wembanyama, qui a tiré à seulement 27 % (3 sur 11) quand Hartenstein était son défenseur principal lors du Game 5, un net recul par rapport aux 50 % des quatre premiers matchs. Cette stratégie de contenir plutôt que d’arrêter complètement le phénomène a été efficace pour freiner son influence.
Jared McCain, l’atout inattendu
La règle non écrite en NBA veut qu’une équipe championne doit renforcer son effectif pour espérer un back-to-back. Le Thunder, fidèle à sa stabilité, n’avait pas beaucoup bougé jusqu’à la deadline du 4 février, où il a acquis Jared McCain des Philadelphia 76ers en échange de plusieurs choix de draft.
Peu remarqué au départ, McCain a profité des blessures de Jalen Williams et Ajay Mitchell pour s’imposer lors du Game 5, avec 20 points et trois tirs à trois points lors de sa première titularisation en Playoffs. Il a allégé la charge offensive de Gilgeous-Alexander et son tir à trois points dans le dernier quart a scellé la victoire.
Mark Daigneault salue sa confiance : « Je ne tiens jamais pour acquis qu’un joueur puisse assumer un rôle pareil dans un match de cette intensité. Je ne suis pas surpris, il a beaucoup d’audace et de confiance » (“I never take it for granted when someone steps into a role like that in a game like this. I’m certainly not surprised. He’s got great moxie and confidence.”)
Une flexibilité tactique payante
Contrairement à de nombreuses équipes réticentes à modifier leurs cinq de départ, Daigneault a varié les compositions avec quatre lineups différents en cinq matchs. Cette souplesse, parfois dictée par les blessures, a permis de trouver des combinaisons efficaces. Après un essai mitigé avec Cason Wallace en titulaire au Game 4, le retour de McCain dans le cinq a relancé l’attaque, notamment avec un 9-0 en début de troisième quart.
Wallace, relégué sur le banc, a aussi brillé avec deux contres, deux interceptions et un différentiel de +29 en 31 minutes, illustrant la culture d’équipe forte du Thunder où chacun accepte son rôle.
Un avertissement pour la suite
Le Thunder n’est pas encore assuré de la qualification. La défaite sévère au Game 4 (103-82) rappelle que les Spurs restent dangereux. Pour espérer renverser la situation au Game 6, Victor Wembanyama doit s’impliquer davantage et être plus agressif offensivement. Ses 20 points à 4 sur 15 tirs lors du Game 5 ne suffiront pas si les Spurs veulent prolonger la série, surtout avec un backcourt qui montre des signes de faiblesse.
Le coach des Spurs Mitch Johnson a insisté : « Il doit prendre plus de 15 tirs et marquer plus de 20 points, c’est indispensable » (“He’s got to take more than 15 shots. He’s going to have to score more than 20 points, for sure.”)
Source : ESPN
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






