

WNBA 2026 : comment les joueuses gèrent leurs nouveaux salaires
- WNBA
- août 21, 2026
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Les joueuses de la WNBA entre investissements avisés et plaisirs personnels grâce aux nouveaux salaires
La nouvelle convention collective signée en mars 2026 a marqué un tournant majeur pour la WNBA, avec une augmentation moyenne des salaires de **366 %** pour les joueuses. Cette hausse spectaculaire, qui place certaines d’entre elles dans une nouvelle tranche d’imposition, a ouvert la voie à un équilibre entre gestion financière rigoureuse et dépenses personnelles assumées.
Une saison placée sous le signe de la célébration et de la prudence
À New York, au Langham Hotel, les verres de champagne ont trinqué dès l’annonce de l’accord entre la ligue et les joueuses. Ce nouvel accord a permis aux joueuses, même celles sous contrats de rookie, de bénéficier d’augmentations salariales substantielles. Pour Courtney Williams, la saison a commencé par une fête à Phoenix, où elle a fêté son augmentation de **561,1 %** en se rendant… dans un club de strip-tease, un clin d’œil amusé à son nouveau train de vie : « Ils doivent sûrement me connaître maintenant » (« Man, they probably know me by my name »).
Cette nouvelle ère salariale s’accompagne aussi de liens renforcés entre joueuses, comme avec Natisha Hiedeman, amie proche et ancienne coéquipière de Williams. Après avoir signé un contrat de deux ans à hauteur de 1,525 million de dollars (environ 1,45 million d’euros) avec le Seattle Storm, Hiedeman a offert à Williams une statue personnalisée de 2,13 mètres de haut du personnage Goku, tiré de la série animée « Dragon Ball ». « J’ai un peu dépensé pour ça », a-t-elle reconnu.
Des achats personnels et des investissements stratégiques
Au-delà des cadeaux extravagants, plusieurs joueuses investissent intelligemment. Kiki Iriafen, ailier des Washington Mystics, a récemment fait l’acquisition d’un Porsche Cayenne coupé noir avec un intérieur couleur beurre de cacahuète, tandis que Lexie Hull de l’Indiana Fever a opté pour une Tesla. La joueuse des Las Vegas Aces, Kierstan Bell, envisage quant à elle un véhicule de luxe Genesis ou un gros pick-up.
Rhyne Howard, quadruple All-Star de l’Atlanta Dream, s’est fait plaisir avec un sac et un parfum Louis Vuitton, estimant que les joueuses méritent de profiter de leur argent tout en préparant leur avenir : « Je ne crois pas qu’il faille simplement garder son argent, autant en profiter. » (« I’m also somebody who doesn’t believe in just holding on to your cash … you might as well enjoy it. And I think that the players deserve to use some of it to enjoy, but then also can still build for the future. »)
Une démarche collective vers la sécurité financière
Nombre de joueuses envisagent aussi des placements immobiliers. Marina Mabrey, de Toronto Tempo, cible des propriétés dans des zones en développement, tandis que Sophie Cunningham de l’Indiana Fever a investi dans une maison de vacances en Arizona qu’elle loue via VRBO, une plateforme de location à court terme. Elle prévoit d’étendre ses acquisitions à Nashville et en Floride, cherchant à construire un business parallèle à sa carrière sportive.
Consciente des enjeux, la présidente du syndicat, Nneka Ogwumike, a souligné l’importance de la préparation financière avant même la signature de la convention collective : « Il ne s’agit pas seulement de dépenser, mais aussi de construire pour l’avenir » (« I’m also somebody who doesn’t believe in just holding on to your cash… I think that an aspect to having money is that you can’t take it when you’re gone, so you might as well enjoy it. And I think that the players deserve to use some of it to enjoy, but then also can still build for the future. »).
En avril 2026, un partenariat pluriannuel avec JP Morgan Chase Bank a été conclu pour offrir aux joueuses une éducation financière continue et un accès à des consultants spécialisés. Ce programme, adapté aux profils variés des joueuses – des débutantes aux vétéranes – vise à renforcer leur confiance et leur autonomie dans la gestion de leurs finances.
Des projets personnels variés
Les utilisations des nouveaux revenus sont diverses : Brittney Sykes de Toronto investit dans des outils pour prolonger sa carrière, Shakira Austin des Mystics envisage un chef personnel, tandis que Breanna Stewart et Jonquel Jones ont fait l’acquisition de montres de luxe. Stefanie Dolson, du Seattle Storm, prépare son mariage et économise en conséquence, et Rebecca Allen du New York Liberty projette de rénover sa salle de bains. Allisha Gray, du Dream, a augmenté ses parties de golf sur des parcours plus prestigieux.
Si certaines comme Dolson préfèrent conserver leur argent, d’autres comme Gray avouent être plutôt économes : « Je suis un peu radine. »
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






