WNBA Draft 2026 : les favoris au premier choix analysés
- WNBA
- avril 13, 2026
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Préparation à la draft WNBA 2026 : les principaux candidats au premier choix
La draft WNBA 2026 approche à grands pas, mais elle se déroulera dans un contexte inédit. En raison d’un nouvel accord collectif signé tardivement dans l’intersaison, la draft annuelle aura lieu lundi à 1h du matin (heure française) en pleine période de free agency compressée. Cette situation exceptionnelle, combinée au récent draft d’expansion du 3 avril, rend la construction des équipes plus incertaine que jamais, chaque franchise cherchant encore sa voie.
La draft reste une soirée cruciale pour les joueuses sélectionnées, mais l’enjeu est désormais double : intégrer un roster WNBA dans un championnat qui compte désormais deux franchises supplémentaires et impose un effectif obligatoire de 12 joueuses, avec la possibilité de deux places supplémentaires en développement. Si les opportunités sont plus nombreuses, la compétition pour décrocher une place reste féroce.
Le duel pour le premier choix entre quatre candidates
Selon les mock drafts d’ESPN cet hiver, quatre joueuses se disputent la première place : Lauren Betts (UCLA, pivot), Awa Fam (Espagne, pivot), Azzi Fudd (UConn, arrière) et Olivia Miles (TCU, meneuse). Le premier choix appartient aux Dallas Wings, qui avaient déjà sélectionné Paige Bueckers (UConn) l’an dernier, élue Rookie de l’année malgré une saison collective décevante (10 victoires pour 34 défaites, dernier ex-aequo avec Chicago Sky).
Le nouveau manager général Curt Miller a remplacé Chris Koclanes par Jose Fernandez, ancien coach de South Florida, et l’avenir des Wings avec ce premier choix est ouvert. Voici les arguments en faveur de chacune des quatre favorites :
Olivia Miles, meneuse de 1,78 m, senior, est une joueuse dominante en possession du ballon, qui pourrait parfaitement s’associer à Bueckers, plus efficace en mouvement sans ballon. Toutes deux sont des stars offensives de haut niveau, et un système adapté pourrait les valoriser pleinement. Si la vétérane Arike Ogunbowale reste à Dallas, les Wings pourraient s’inspirer du modèle des Las Vegas Aces, qui ont remporté deux titres consécutifs en 2022 et 2023 grâce à un trio de meneuses talentueuses.
Azzi Fudd, arrière de 1,80 m, senior, a remporté un championnat national avec Bueckers en 2025 et est reconnue comme l’une des meilleures shooteuses pures du basket féminin. Elle affiche un pourcentage remarquable de 44,7 % à trois points cette saison, et 42,2 % sur sa carrière universitaire.
Awa Fam, pivot de 1,93 m, n’a pas encore 20 ans et évolue à Valencia en Espagne où elle tourne à 9,2 points et 5,0 rebonds. Fernandez, habitué au recrutement international, connaît bien ce type de profil et pourrait trouver en Fam une pièce maîtresse pour l’intérieur des Wings.
Lauren Betts, pivot de 2,01 m, senior, possède un profil polyvalent. Étoile du Final Four NCAA avec UCLA, elle a été élue joueuse la plus remarquable du tournoi en affichant des moyennes impressionnantes : 21 points, 9,3 rebonds et 2,8 contres. Deux fois meilleure défenseuse de la Big Ten, elle pourrait, comme Fam, devenir la pièce centrale de l’intérieur pour Dallas.
Le phénomène des transferts pour préparer la draft
Un fait marquant de cette draft est la forte proportion de joueuses n’ayant passé qu’une seule saison dans leur université actuelle : six des quinze premières candidates sont dans ce cas, notamment Ta’Niya Latson et Madina Okot (South Carolina), Olivia Miles et Marta Suarez (TCU), Gianna Kneepkens (UCLA) et Cotie McMahon (Ole Miss). Toutes ont choisi ces programmes pour maximiser leur développement en vue de la WNBA.
Ta’Niya Latson, par exemple, est passée de Florida State à South Carolina après trois saisons. Elle a admis que son rôle offensif avait changé, mais qu’elle avait gagné en compétences défensives et en adaptabilité, des qualités essentielles pour réussir au niveau professionnel : « Il y avait des choses qui me manquaient, comme la présence défensive. Je savais qu’en venant à South Carolina, je devais progresser en défense et aussi apprendre à trouver mes positions offensives en jouant avec d’autres grandes joueuses. Ce n’a pas toujours été facile, mais je pense que cela va payer à long terme et faciliter la préparation en camp d’entraînement » (There were things I was missing, like the defensive presence. I knew coming to South Carolina, I had to get better at defense. And also finding my spots offensively while playing with other great players. It hasn’t always been easy, but I feel like it will pay off going to the next level and make things easier in training camp).
Plus de places disponibles pour les jeunes joueuses
La nouvelle convention collective impose désormais un roster obligatoire de 12 joueuses, contre une certaine flexibilité auparavant. Ce changement, associé à la possibilité d’avoir deux joueuses en développement, ouvre plus de portes aux jeunes talents pour intégrer la ligue. C’est une réponse attendue face au nombre croissant de joueuses talentueuses en quête d’une place en WNBA.
Lors de la dernière saison, 15 des 26 joueuses sélectionnées en deuxième et troisième tours ont joué au moins une fois en WNBA, mais seulement cinq ont disputé 30 matchs ou plus. Trois choix du premier tour n’ont pas joué en 2025, dont Georgia Amoore (n°6) victime d’une blessure au genou, et Juste Jocyte (Lituanie) et Ajsa Sivka (Slovénie), qui ont préféré se concentrer sur leurs sélections nationales pour l’EuroBasket.
La draft 2026, avec ses 45 choix, s’annonce donc comme un moment clé pour observer comment ces nouvelles règles et cette nouvelle configuration de la ligue influenceront la formation des équipes et l’intégration des jeunes joueuses.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.