

L’hymne « Sirius » des Chicago Bulls, icône NBA 2026
- NBA
- juin 16, 2026
- No Comment
- 102
- 4 minutes read
L’héritage intemporel de « Sirius », l’hymne d’entrée des Chicago Bulls
Plus de trente ans après avoir accompagné l’une des plus grandes dynasties de l’histoire de la NBA, la musique « Sirius » du groupe britannique The Alan Parsons Project reste indissociable des Chicago Bulls des années 1990. Ce morceau emblématique, utilisé pour les introductions des joueurs au United Center, symbolise encore aujourd’hui l’énergie et la ferveur qui ont marqué l’ère Michael Jordan.
Une routine d’avant-match devenue culte
Pour Luc Longley, ancien pivot des Bulls, l’écoute des premières notes de « Sirius » avant chaque rencontre était le signal final de sa préparation mentale. « J’utilisais ‘Sirius’ pour me plonger dans l’instant du match, dans la compétition, comme un alter ego de joueur de basket », expliquait-il à ESPN. Cette musique lui servait de véritable armure psychologique, lui permettant de se transformer pour atteindre son meilleur niveau sur le terrain.
Une introduction qui a marqué l’histoire de la NBA
Le morceau « Sirius », sorti en 1982, avait déjà été adopté par les Bulls avant même l’arrivée de Ray Clay au poste de speaker en 1990. C’est Tommy Edwards, son prédécesseur, qui avait introduit cette musique lors du premier match NBA de Michael Jordan, le 26 octobre 1984. Dès lors, les présentations des joueurs, accompagnées de la montée en puissance de « Sirius », sont devenues un spectacle à part entière, retransmis en direct par NBC lors de la saison 1990-91, année du premier titre des Bulls.
Un spectacle amplifié par l’arrivée au United Center
Avec le déménagement des Bulls au United Center en 1994 et la saison exceptionnelle 1995-96 (72 victoires pour 10 défaites, un record NBA à l’époque), l’introduction est devenue un moment incontournable. Les jeux de lumières, le laser show et les images sur le Jumbotron contribuaient à créer une ambiance intimidante pour les équipes adverses. Selon Ray Clay, certains adversaires venaient même le féliciter après la présentation, impressionnés par le spectacle.
Une arme psychologique pour dominer à domicile
Cette mise en scène faisait partie intégrante de la stratégie des Bulls, notamment pour imposer leur domination à domicile. Le coach Phil Jackson insistait pour que son équipe ne perde jamais au United Center, et avec un bilan de 39 victoires pour seulement 2 défaites à domicile en 1995-96, le pari fut largement réussi. Les joueurs eux-mêmes ressentaient l’impact psychologique de ce rituel, qui contribuait à leur confiance et à l’intimidation des adversaires.
Un morceau indissociable d’une époque mythique
« Sirius » est devenu bien plus qu’un simple fond sonore : il est le symbole d’une époque où les Bulls régnaient sans partage sur la NBA. Pour les anciens joueurs comme Jud Buechler, avoir vécu ce moment était impressionnant, tandis que pour ceux qui affrontaient Chicago, c’était une source d’appréhension. Aujourd’hui, cette musique reste gravée dans la mémoire des fans et des joueurs, évoquant instantanément l’image d’une équipe quasi invincible.
Luc Longley résume ainsi l’importance de ce morceau : « Si vous êtes Michael Jordan, ‘Sirius’ peut avoir un effet de 2 % sur votre préparation, mais pour moi, c’était plutôt 20 %. Ce sont des gars comme moi qui peuvent vraiment s’appuyer sur ce genre de chose pour être à leur meilleur niveau » (If you’re Michael Jordan, ‘Sirius’ might have a 2% effect on your pregame ability to get in the zone. If you’re Luc Longley, and it’s really f—ing hard to be as good as you need to be every night because you’re not that talented, ‘Sirius’ can have a 20% effect).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






