
Jamal Crawford sur le retour NBA à Seattle en 2026
- NBA
- novembre 6, 2026
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Seattle croit de nouveau au retour des SuperSonics
Alors que le processus d’expansion de la NBA approche de son terme, Jamal Crawford espère que le groupe auquel il conseille permettra enfin à Seattle de retrouver une franchise, 17 ans après le départ des SuperSonics pour Oklahoma City. Selon ESPN, l’offre menée par Samantha Holloway figure parmi les mieux placées et sa valorisation est estimée à environ 6 milliards de dollars.
Une candidature portée par son ancrage local
Le triple lauréat du NBA Sixth Man of the Year reste prudent après plusieurs tentatives infructueuses de ramener la NBA dans sa ville natale, mais il estime que la situation est différente cette fois. « À leur départ, on se disait : “Oh, ils seront de retour dans cinq ans.” Les gens ont continué d’essayer, mais ça n’a jamais abouti. Cette fois, ça semble différent, et j’espère que ce sera la bonne » (« When they first left, it was like, “Oh, they’ll be back in five years.” They kept trying, and it just never happened. But this time feels different, and I’m hoping that this is it. »), a-t-il déclaré à ESPN.
Crawford conseille le groupe de Samantha Holloway, propriétaire des Seattle Kraken. Celui-ci comprend également Melinda French Gates et Andy Jassy, PDG d’Amazon. Sa société, One Roof Sports & Entertainment, détient une participation majoritaire dans la Climate Pledge Arena. Inaugurée en 2021, l’enceinte accueille déjà les Kraken et le Seattle Storm, en WNBA, et pourrait être adaptée pour recevoir des matches NBA. Les autres candidats devraient construire leur propre salle ou négocier son utilisation avec Holloway. L’arena a également accueilli des matches du tournoi NCAA.
Le commissaire de la NBA, Adam Silver, a indiqué qu’il espérait une décision sur l’expansion avant la fin de 2026. Le mois dernier, Shams Charania, d’ESPN, a rapporté que trois groupes étaient finalistes pour une franchise à Las Vegas. Son prix pourrait dépasser les 10 milliards de dollars, auxquels s’ajouteraient 2 à 3 milliards pour construire une nouvelle arena. Selon des sources proches du processus citées par ESPN, l’un des groupes non retenus à Las Vegas pourrait se tourner vers Seattle et concurrencer l’offre de Holloway, contribuant ainsi à faire monter les enchères. Brian Windhorst, également d’ESPN, a par ailleurs rapporté que Mexico City avait de nouveau été évoquée comme candidate à l’expansion lors de la dernière réunion des gouverneurs de la NBA.
Une franchise de Las Vegas valorisée au moins 10 milliards de dollars deviendrait la deuxième équipe NBA la plus chère jamais acquise, derrière les Lakers de Los Angeles. Leur valorisation record de 12,5 milliards de dollars a récemment fait l’objet d’un accord entre Mark Walter et les dirigeants d’entreprise Josh Kushner et Bob Iger. Ces montants alimentent les débats dans la ligue : s’agit-il de cas exceptionnels ou de la nouvelle norme ? Les Celtics de Boston ont été vendus l’an dernier sur la base d’une valorisation de 6,1 milliards de dollars, susceptible d’atteindre 7,3 milliards, tandis que les Minnesota Timberwolves ont été cédés le mois dernier pour 4,5 milliards. L’offre de Seattle se situerait davantage dans cette fourchette.
Un « lifer » du basket de Seattle
Crawford connaît Holloway, avec qui il a étudié à l’Université du Michigan, ainsi que plusieurs autres partenaires de son groupe basés à Seattle. « On ne soutient pas quelqu’un simplement parce qu’il est en position de pouvoir. On le soutient parce que sa vision et ses objectifs correspondent à ceux de la communauté. Pour moi, il s’agit de servir la communauté où j’ai grandi. Quand j’ai appris à les connaître et compris leurs projets, c’était une évidence » (« But you don’t stand by a person because they’re in a position of power. You stand by them because their vision and their goals align with this community. That’s my whole existence is being a service and serving in the community that I’ve grown up in. When I heard, got a chance to know them and what they were about, it was a no-brainer for me. »), a-t-il expliqué.
Enfant, Crawford assistait aux matches des SuperSonics et travaillait à la Key Arena, reconstruite depuis sous le nom de Climate Pledge Arena. « J’étais le gamin qui apportait des bretzels et de la barbe à papa depuis les stands. Un trajet qui aurait dû me prendre cinq minutes pouvait durer une heure, parce que je restais dans les couloirs à regarder Detlef [Schrempf] et Nate MacMillan jouer » (« I was the kid who would bring up pretzels and cotton candy from the concession stands. Something that should’ve taken me five minutes would take me an hour because I’d be in the hallways watching [Sonics stars] Detlef [Schrempf] and Nate MacMillan play. »).
Il a également repris la Summer Pro-Am League de Seattle, qui a accueilli au fil des années Kevin Durant, LeBron James, Blake Griffin, Kyrie Irving, Kobe Bryant et Jayson Tatum. « Je suis vraiment un enfant du basket de Seattle. C’est formidable d’occuper cette place et de penser à ceux qui m’ont précédé. Bill Russell a été un mentor pour moi. J’allais parfois chez lui. Lenny Wilkins a véritablement été comme le père du basket à Seattle. Et parmi mes petits frères, il y a Brandon Roy, Paolo Banchero, Dejounte Murray et Isaiah Thomas. Après plus de 17 ans d’absence, l’engouement est à son plus haut niveau et nous avons hâte » (« I’m truly a Seattle basketball lifer. It’s cool to be in this position and think about the people that came before me. Mr. Bill Russell was a mentor. I would go to his house sometimes. Lenny Wilkins, who truly was like the father of Seattle basketball. Then little brothers of mine are Brandon Roy and Paolo Banchero, Dejounte Murray and Isaiah Thomas. After all this time of 17 plus years being gone, it’s as hot as it’s ever been and we cannot wait. »), a-t-il confié.
Une ferveur toujours intacte
Crawford fait partie des nombreux natifs de Seattle ou anciens joueurs des SuperSonics qui conseillent officiellement le groupe de Holloway ou l’aident de manière informelle. Detlef Schrempf a notamment participé à des appels et à des échanges de groupe avec des légendes de la franchise comme Gary Payton, Sam Perkins, Dale Ellis, Nate MacMillan et Jack Sikma. « Le chemin a été long et je trouve remarquable que notre ville soit toujours aussi enthousiaste. Nous avons une grande culture du basket, une histoire riche avec les Sonics, et je pense que nos supporters sont toujours là, prêts à revenir » (« It’s been a long road and I think it’s quite amazing that our market is still so excited about it. We have a great basketball culture. A great history with the Sonics, and I think our fan base is still there and ready to go. »), a déclaré Schrempf, qui vit toujours principalement à Seattle.
Cedric Walker était étudiant lorsque les SuperSonics ont quitté Seattle après la saison 2008. Depuis, il participe à un groupe de supporters qui milite pour leur retour. « Ce n’est pas une base de fans qu’il faut essayer de construire ou de créer. Elle est prête à se réveiller de nouveau. La culture du basket n’a jamais quitté la ville. C’est évidemment difficile de ne pas avoir d’équipe professionnelle masculine, mais le Storm est formidable, tout comme la Pro-Am et le basket au lycée. Dans les rues de Seattle, on voit toujours des gens porter des vêtements des Sonics. C’est tellement ancré dans la culture que cela fait partie de l’identité de la ville » (« The thing is, this isn’t a fan base you have to try to build up and create. This is a fan base that’s ready to be unleashed again. It’s just one of those things that the culture of basketball has just, it’s never left. Obviously it sucks that we don’t have a men’s professional team, but the Storm are wonderful, the pro-am, high school basketball. If you go out, there’s always people walking around Seattle rocking Sonics gear. It’s so entrenched in the culture that it’s just a part of the identity of the city. »).
Source : ESPN. Cet article s’appuie sur les informations publiées dans l’article original.





