Jamal Murray clutch face aux Wolves, Nuggets en tête
- NBA
- avril 19, 2026
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Jamal Murray brille aux lancers francs et mène les Nuggets à la victoire face aux Timberwolves
Lors du match 1 du premier tour des playoffs de la Conférence Ouest, Denver a pris l’avantage en battant Minnesota 116-105, porté par une performance exceptionnelle de Jamal Murray. Le meneur des Nuggets a établi un nouveau record de franchise en réussissant 16 lancers francs sur 16, totalisant 30 points et affichant une maîtrise décisive malgré un tir à trois points défaillant.
Une efficacité cruciale aux lancers francs
Depuis le début de la fenêtre de titre des Nuggets en 2023, Jamal Murray s’est imposé comme un joueur d’élite en playoffs, notamment dans les moments clés des rencontres. Ce samedi, il a confirmé cette réputation en ne manquant aucun de ses 16 lancers francs, un exploit qui a grandement contribué à la victoire de Denver, surtout que l’équipe a connu un terrible 1 sur 17 à trois points en seconde période.
« Je pensais avoir été victime de faute sur chacun d’eux », a déclaré Murray après le match. « Je ne comprends pas les critiques, c’étaient de vraies fautes » (“I thought I got fouled on every single one of them. I don’t know what everybody’s talking about. [They were] real fouls.”).
Au total, les Nuggets ont converti 30 de leurs 33 lancers francs, une réussite capitale pour conserver un avantage de 15 points construit au troisième quart-temps et éviter de gaspiller leur avance.
Une victoire stratégique dans une rivalité intense
Denver mène désormais 1-0 dans cette série, marquant la huitième fois depuis 2023 qu’ils prennent l’avantage après un match 1. Leur bilan est de six victoires sur sept séries où ils ont remporté la première rencontre, ce qui illustre leur solidité à domicile.
Cette confrontation s’inscrit dans une rivalité serrée entre Nuggets et Timberwolves, qui se sont affrontés plus fréquemment ces trois dernières années que toute autre paire d’équipes NBA. Depuis 2023, le bilan global entre les deux équipes est quasi à égalité, avec 15 victoires pour Denver contre 14 pour Minnesota en saison régulière et playoffs.
Une gestion mentale et tactique exemplaire
Murray a expliqué que l’énergie et la nervosité du premier match peuvent être intenses : « Le premier match, tout le monde a beaucoup d’adrénaline, tout le monde est excité, un peu nerveux, avec des papillons dans le ventre, ce qui est humain. » (“The first game, everybody’s got so much adrenaline. Everybody’s excited. Everybody’s a little bit nervous. Some butterflies, which is human.”)
Il a ajouté que son expérience lui permet désormais de se détendre et de jouer à son rythme, sans forcer les tirs : « Je sais que je vais jouer la majeure partie du match, que le jeu va venir à moi. C’est un état d’esprit différent qui m’aide à réussir tous mes lancers francs et à jouer sereinement. » (“I just found over the years, just being able to relax and just play another game and knowing that I’m going to play most of the game. I’m not going to have to look or hunt shots, the game’s just going to come to me.”)
Une saison individuelle remarquable malgré des difficultés
Cette approche mentale a permis à Murray de réaliser sa meilleure saison individuelle en carrière, avec des records personnels en points, rebonds, passes décisives et pourcentage à trois points. Il a été le seul joueur à maintenir une moyenne d’au moins 25 points, 7 passes et 40% de réussite à trois points cette saison, tout en se classant deuxième en points en clutch time.
Les Nuggets, troisièmes de la Conférence Ouest, ont plus que jamais compté sur lui cette saison, notamment en raison des absences prolongées de Nikola Jokic et Aaron Gordon pour blessures.
Un match difficile à trois points mais une performance globale solide
Malgré un 0 sur 8 à trois points, Murray a porté son équipe, notamment quand Gordon a accumulé trois fautes dès le premier quart-temps et que Jokic n’a pris que quatre tirs en première mi-temps. Selon ESPN Insights, Murray est devenu le cinquième joueur de l’histoire des playoffs à réussir 100% de ses lancers francs (minimum 10 tentatives) tout en manquant tous ses tirs à trois points (minimum 5 tentatives) dans un même match.
« Il a été 0 sur 8 à trois points, ce qui est rare », a commenté l’entraîneur des Nuggets David Adelman. « Mais Jamal est Jamal toute l’année, un joueur avec une grande force mentale. Il a beaucoup de responsabilités et fait face à des défenseurs de haut niveau qui le marquent étroitement. Mentalement, il a tenu bon et a réussi des tirs importants. » (“He was 0-for-8 from 3. That’s not going to happen [often]. Jamal has been Jamal all year, just tough-minded.”)
Les critiques des Timberwolves sur l’arbitrage
De son côté, l’entraîneur des Timberwolves Chris Finch n’a pas contesté une faute en particulier sur Murray, mais a dénoncé le nombre élevé de lancers francs accordés : « Seize lancers francs, c’est beaucoup. C’est presque autant que nous en avons tiré durant tout le match. » (“Sixteen free throws is a lot. It’s almost as many as we shot all game.”)
Minnesota a réussi 14 de ses 19 lancers francs, avec seulement sept tentatives pour son star Anthony Edwards, qui semblait encore marqué par une blessure au genou.
« Beaucoup de fautes dans le deuxième quart, nous étions là, physiques et verticaux. Mais Murray initie le contact, recule, puis est récompensé ; Jokic fait pareil. Nous devons être plus solides sur ce point », a souligné Finch.
Des regrets côté Timberwolves
Finch a reconnu que d’autres facteurs expliquaient la défaite de Minnesota : « Nous devons être plus calmes. Menés de sept points à trois minutes de la fin, nous avons commis des fautes inutiles. Ce genre d’erreurs coûte cher en playoffs, surtout face à une équipe expérimentée. »
Concernant Edwards, qui a inscrit 22 points, l’entraîneur a noté qu’il semblait fatigué à certains moments, conséquence de sa rééducation : « Il a eu un comportement normal compte tenu de ce qu’il a traversé. Je l’ai sorti un peu plus tôt au troisième quart car il semblait fatigué. Il a eu de bonnes occasions, mais son toucher n’était pas celui auquel on est habitué. C’est normal vu où il en est dans sa reprise. »
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.