Comment les joueurs internationaux NBA vivent le basket

Comment les joueurs internationaux NBA vivent le basket

  • NBA
  • février 13, 2026
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Comment les joueurs internationaux de la NBA apprivoisent la langue du basketball

Giannis Antetokounmpo a longtemps été confronté à une barrière linguistique dès ses débuts en NBA. Ayant passé ses 18 premières années en Grèce, il peinait à comprendre l’anglais, notamment le jargon spécifique au basketball et l’argot utilisé par ses entraîneurs et coéquipiers des Milwaukee Bucks. Son coach de l’époque, Jason Kidd, ne lui laissait pas le choix : il devait s’adapter rapidement.

Pour l’aider, O.J. Mayo, alors joueur des Bucks, lui avait recommandé des films comme Friday et Friday After Next afin de s’imprégner du langage courant. Mais cela ne suffisait pas lors des séances vidéo où Kidd l’interpellait sans cesse. Face à ses incompréhensions, le coach lui lança : « Arrête d’utiliser le fait que tu ne comprends pas comme excuse » (« Stop using that you don’t understand what I’m saying as an excuse »).

Le staff prit alors l’initiative d’imprimer une liste de termes de basketball qu’Antetokounmpo devait apprendre par cœur. Des sessions régulières étaient organisées pour qu’il associe chaque terme à un geste ou une action sur le terrain. Kidd se souvient avec humour : « Je pensais qu’il serait plus simple pour nous d’enseigner l’anglais à Giannis que pour lui de nous apprendre le grec, même si on a appris quelques mots. Ça a plutôt bien fonctionné » (« I thought it would be easier for us to teach him English than him teach us Greek, even though we might have learned a couple of words »).

Une NBA de plus en plus internationale

Giannis, double MVP et dix fois All-Star, incarne cette NBA désormais cosmopolite. La ligue compte en effet 135 joueurs issus de 43 pays différents en ce début de saison, ce qui a conduit à la création d’un All-Star Game avec une équipe internationale face à deux équipes américaines. Si certains joueurs arrivent déjà à l’aise en anglais, souvent enseigné dans les écoles européennes, d’autres doivent apprendre la langue sur le tas.

Pour Nicolas Batum, vétéran français des LA Clippers, la réalité est simple : « Le langage du basketball, c’est l’anglais » (« The language of basketball is English »).

La langue dans laquelle les joueurs pensent le jeu

La langue dans laquelle un joueur pense et analyse le basketball varie selon son parcours et son environnement. Joel Embiid, pivot des Philadelphia 76ers, originaire du Cameroun, parle principalement français et Basaa. Arrivé aux États-Unis au lycée, il a appris l’anglais et pense désormais majoritairement en anglais sur le terrain, car c’est la langue utilisée avec ses coéquipiers.

Victor Wembanyama, pivot français des San Antonio Spurs, pense en français mais utilise un vocabulaire anglais pour le basketball. Il explique : « Tous les termes que nous utilisons sont en anglais, c’est dans cette langue que nous pratiquons et communiquons » (« My thoughts are in French, but the vocabulary is in English »).

Nikola Jokic, triple MVP serbe des Denver Nuggets, traduit mentalement ses pensées du serbe à l’anglais pendant les matchs. Il se rappelle de sa première saison en NBA : « C’était vraiment drôle, je voulais dire quelque chose mais je ne connaissais pas les mots pour expliquer les schémas » (« Oh, my first year was hilarious. It was really fun because I wanted to say something and I [couldn’t] even say the coverage or whatever »).

Pour Ivica Zubac, pivot croate désormais aux Indiana Pacers, et Rudy Gobert, quatre fois Défenseur de l’Année français des Minnesota Timberwolves, la communication en anglais est essentielle, surtout en défense. Zubac souligne : « Si je pensais en croate puis devais traduire en anglais avant de parler, ça serait trop lent » (« If I thought about it in Croatian and then have to translate it in my head to English, then say it, it would be too slow »).

Apprendre l’anglais, un passage obligé

Giannis a pleinement maîtrisé le jargon anglais dès sa troisième saison, aidé par sa relation avec son épouse américaine Mariah. Il confie que son dialogue intérieur varie selon qu’il joue pour la Grèce ou la NBA : « Je pense au jeu dans le pays où je joue » (« I think [about] the game in the place that I play »).

De nombreux joueurs internationaux vivent ce double langage, même dans leurs rêves. Luka Doncic, meneur slovène des Los Angeles Lakers, parle plusieurs langues et rêve en fonction de son lieu de vie : « Aux États-Unis, je rêve en anglais, à la maison en slovène. C’est pareil pour le basketball, ça dépend d’où je suis » (« If I’m in the U.S., it’s a lot of English. Then, if I’m back home, I dream in Slovenian »).

Les défis de la communication hors terrain

Au-delà du terrain, la maîtrise de l’anglais est aussi un défi culturel. Nicolas Batum se souvient de ses débuts aux États-Unis : « Sur le terrain, ça allait, mais pour aller à la banque, j’étais terrifié » (« When you come over, the basketball part was easy. You have to learn all the tricks outside. I remember my first time when I got here, I had to go to the bank and I was scared as s—« ).

Alperen Sengun, pivot turc des Houston Rockets, a débuté en NBA en 2021 avec très peu d’anglais. Il a beaucoup utilisé un interprète lors des interviews, entraînements et réunions, mais a vite compris que cela freinait son apprentissage. Il a alors décidé de s’imposer des situations sans aide, ce qui a accéléré sa progression. Son interprète a même rejoint le staff des Rockets.

Sur le terrain, Sengun utilise presque exclusivement le turc avec sa sélection nationale, sauf pour le trash-talk, qu’il préfère en anglais : « Le trash-talk, c’est mieux en anglais » (« Trash talking is better in English »).

Victor Wembanyama a lui aussi surpris en criant un juron en anglais après un panier décisif aux Jeux de Paris 2024 : « C’est un truc de joueur de basket, ça se dit partout dans le monde » (« That’s a basketball player thing. I think in Mongolia, Australia or the North Pole, they say it »).

Un effort des entraîneurs pour s’adapter

Kenny Atkinson, coach des Cleveland Cavaliers, a essayé d’apprendre le français lorsqu’il était assistant de l’équipe nationale française avant les Jeux de Paris. Malgré ses efforts, la communication restait difficile, et Nicolas Batum lui a conseillé en plaisantant : « Kenny, tu as essayé, mais parle anglais » (« Hey Kenny, you tried. [Speak] English »).

Pour les joueurs internationaux, l’anglais reste la langue incontournable du basketball professionnel, même si leur langue maternelle continue d’habiter leur réflexion et leur identité.

Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.

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