

Les Knicks 2026 et Jalen Brunson prêts à tout gagner
- NBA
- juin 4, 2026
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Les Knicks des années 90 croient en Jalen Brunson et cette équipe pour décrocher le titre
Près de trente ans après leur dernière finale NBA, la blessure de Patrick Ewing reste vive lorsqu’il repense à cette époque. En 1999, les Knicks, classés 8e, avaient défié les pronostics en atteignant les Finales, mais ils s’étaient inclinés face aux San Antonio Spurs, alors emmenés par un jeune Tim Duncan et David Robinson. Aujourd’hui, alors que les Knicks reviennent en Finales, ils doivent affronter une nouvelle génération de talent Spurs incarnée par Victor Wembanyama. Ewing, aux premières loges, espère voir cette équipe mettre fin à une disette de titres qui dure depuis 1973.
Un héritage lourd à porter
En 1999, Patrick Ewing était contraint de suivre la série depuis le banc, victime d’une rupture du tendon d’Achille en demi-finale de conférence Est. Privés de leur pivot emblématique, les Knicks avaient été dominés en cinq matches par les Spurs, lancés dans une dynastie qui allait durer 16 ans avec cinq titres. « Cette défaite m’a fait plus mal que celle de 1994 contre Houston, car je n’ai pas pu jouer » confie Ewing à ESPN (« That definitely hurt… it hurt me more than the [1994 Finals] loss to [the Houston Rockets] — the fact that I was not able to play »).
Vingt-sept ans plus tard, l’espoir renaît. Le Hall of Famer, aux côtés d’anciens coéquipiers comme Larry Johnson, Allan Houston, Latrell Sprewell et John Starks, suit avec passion la folle aventure actuelle des Knicks, qui ont signé une série de 11 victoires consécutives en playoffs, avec une marge moyenne de 19,4 points par match, un record historique en NBA avant les Finales.
Une équipe bâtie sur le sacrifice et la résilience
Tout comme l’équipe menée par Jeff Van Gundy en 1999, cette nouvelle génération de Knicks a dû surmonter les doutes, les critiques et les sacrifices personnels pour se souder autour de leur coach Mike Brown. Larry Johnson, présent lors de la dernière finale des Knicks, voit dans cette équipe beaucoup de similitudes avec celle de 1999 : « On a attendu longtemps. On a vu des stars choisir d’autres franchises, mais aujourd’hui je pense que c’est le moment, même s’ils perdent cette finale, ils sont proches du titre » (« I was thinking the time is now, even if they lose this Finals, they’re still on the verge of winning the chip »).
Jalen Brunson, le meneur de jeu et figure centrale de cette équipe, a grandi dans l’univers Knicks. Son père, Rick Brunson, avait porté le maillot new-yorkais lors de la saison 1999. Les anciens joueurs voient en Jalen le leader « désintéressé » que la franchise cherchait depuis longtemps, capable de gérer la pression immense que représente New York. Ewing souligne : « Pour être une star ici, il faut avoir la peau dure, bloquer le bruit autour » (« To be a star in New York, you can’t let the pressure bother you. You got to block out the noise »).
Un retour en Finales chargé d’histoire
Les Knicks retrouvent les Spurs, le même adversaire qu’en 1999. À l’époque, la jeune star Tim Duncan avait écrasé la franchise new-yorkaise avec des statistiques impressionnantes (27,4 points, 14 rebonds et 2,2 contres de moyenne en Finales), lançant ainsi la dynastie texane. Malgré l’absence d’Ewing et une équipe diminuée, les Knicks avaient créé la surprise en éliminant Miami, Atlanta et Indiana avant de s’incliner.
Cette année, les Knicks doivent composer avec un effectif remodelé, où Karl-Anthony Towns, OG Anunoby et Mikal Bridges, arrivés via de gros échanges, ont su s’adapter à leurs nouveaux rôles. Le coach Mike Brown, arrivé après le limogeage de Tom Thibodeau, a réussi à construire un collectif solide capable de rivaliser avec les meilleurs.
Jalen Brunson, la clé du succès
Avec une moyenne de 26,9 points par match lors des playoffs 2026, Brunson s’affirme comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Il est déjà troisième meilleur marqueur en playoffs dans l’histoire des Knicks, derrière Ewing et Walt Frazier. Ses performances et son leadership inspirent ses coéquipiers et les anciens joueurs, qui voient en lui le lien direct entre la franchise d’hier et celle d’aujourd’hui.
Brunson se dit conscient du poids de l’histoire et des attentes : « Cette équipe a souvent été sous-estimée, comme en 1999. J’essaie d’apprendre de ceux qui m’ont précédé et de faire ma propre route » (« The way I’ve gone about being a leader is taking bits and pieces of different things that I’ve learned from leaders and trying to make it my own »).
Herb Williams, vétéran présent lors des Finales 1994 et 1999, loue la maturité de Brunson face à la pression médiatique new-yorkaise : « Il n’a pas peur du moment, il est né pour ça » (« Some people are bred for it, and he just came out that way »).
Un rêve de titre pour New York
Depuis 1973, les Knicks attendent un nouveau sacre. Patrick Ewing, désormais ambassadeur de la franchise, espère que cette équipe et Brunson, qu’il connaît depuis tout petit, pourront enfin réaliser ce rêve : « Je ne me préoccupe pas de savoir qui est le plus grand Knick de tous les temps. Je profite simplement du spectacle et j’espère qu’ils iront au bout » (« I’m not worrying about who is the greatest Knick of all time. I’m just enjoying the ride »).
Ce retour en Finales est une occasion unique pour les Knicks de boucler la boucle et d’effacer les blessures du passé, en s’appuyant sur une équipe soudée, un leader exemplaire et le soutien fervent de toute une ville.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






