Knicks et Nets : une amitié rare entre rivaux new-yorkais
- NBA
- janvier 20, 2026
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Mike Brown et Jordi Fernandez : une amitié et une carrière NBA entre New York et Brooklyn
Mike Brown, entraîneur des New York Knicks, et Jordi Fernandez, entraîneur des Brooklyn Nets, partagent une histoire personnelle et professionnelle qui s’étend sur près de deux décennies. Leur parcours commun a contribué à les amener à cette situation unique : deux amis de longue date, désormais rivaux sur le même territoire, mais avec des réalités différentes.
Une amitié née à Las Vegas
En 2009, alors que Mike Brown occupe son premier poste d’entraîneur principal en NBA avec les Cleveland Cavaliers, il rencontre Jordi Fernandez, alors coach dans une académie de Las Vegas, Impact Basketball. Fernandez, originaire d’Espagne et formé aux méthodes européennes, impressionne Brown par sa capacité à créer du lien avec les joueurs lors des entraînements.
Brown organise alors le déménagement de Fernandez dans l’Ohio pour un stage chez les Cavs et le rémunère en parallèle pour entraîner son fils adolescent, Elijah. Fernandez devient presque un membre de la famille Brown, bénéficiant d’un soutien logistique et personnel important. Il raconte : « Mike m’a prêté une voiture, une carte essence, payé la chambre où je vivais, et je prenais quasiment tous mes repas au centre d’entraînement » (Mike let me use a car, a gas card, paid for the room where I lived, and I ate pretty much every meal at the practice facility).
Une progression constante dans la NBA
Au fil des saisons, Fernandez grimpe les échelons. Il obtient un poste à temps plein en développement des joueurs, malgré un salaire modeste de 35 000 dollars (environ 33 000 euros), qu’il complète lui-même pour ses frais personnels. Son travail avec Elijah Brown, qui finit par s’engager à Butler sous Brad Stevens, illustre son talent et sa capacité à saisir les opportunités.
Après le licenciement de Brown en 2010, Fernandez reste dans l’organisation, travaillant sous Byron Scott. En 2013, lorsque Brown est réembauché par les Cavs, Fernandez espère intégrer son staff en tant qu’assistant. Cependant, la franchise préfère l’envoyer en G-League, ce que Fernandez perçoit comme une rétrogradation. Cette décision l’éloigne aussi de sa compagne Kelsey, aujourd’hui son épouse et mère de leurs deux enfants.
Malgré cette période difficile, Fernandez tire parti de son expérience avec l’équipe de Canton Charge, où il prend de plus en plus de responsabilités et développe son style de coaching. Il se lie d’amitié avec Steve Hetzel, futur membre de son staff à Brooklyn. Cette étape est décisive dans sa confiance en ses capacités à devenir un jour entraîneur principal en NBA.
Une ascension vers le haut niveau
Fernandez prend la tête de Canton après le départ de Hetzel, puis accumule six saisons comme assistant chez les Denver Nuggets. En 2022, il rejoint Brown aux Sacramento Kings comme entraîneur associé. Cette saison-là, Brown remporte le titre de Coach of the Year après une campagne à 48 victoires, renforçant la réputation de Fernandez.
Leur collaboration dépasse la NBA : Brown a été entraîneur de l’équipe nationale nigériane, qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 et auteure d’une victoire surprise contre Team USA en match amical. Fernandez, membre du staff nigérian, devient ensuite entraîneur principal de l’équipe nationale canadienne, qu’il mène à une médaille de bronze historique lors de la Coupe du Monde 2023.
Un duel attendu à New York
Lorsque Brown a postulé pour le poste de coach des Knicks l’été dernier, Fernandez lui a servi de conseiller et de confident. Ce mercredi, ils s’affrontent au Madison Square Garden, incarnant deux visions différentes du basket new-yorkais. James Dolan, propriétaire des Knicks, a récemment déclaré qu’« atteindre les Finales est une obligation, les gagner est un objectif » (« getting to the Finals, we absolutely have to do. Winning the Finals, we should do »). De son côté, le GM des Nets, Sean Marks, semble privilégier la reconstruction via le repêchage, ayant récupéré des choix de première ronde en 2025 et 2026.
Fernandez reconnaît la différence de pression entre les deux franchises : « Les médias new-yorkais traitent les Knicks différemment des Nets. Mike a un autre niveau de pression. Mais une chose est sûre, il est toujours prêt à relever le défi » (« The New York media treats the Knicks a little differently than the Nets. Mike’s got a different level of pressure. But one thing about him, he’s always up for the challenge »).
Pour Brown, voir Fernandez évoluer ainsi est une source de fierté : « Le voir grandir est incroyable. Il fait un excellent travail. C’est une situation difficile avec la reconstruction, mais il a réussi à faire jouer son équipe avec intensité tout en construisant pour l’avenir » (« To see him grow … is unbelievable. He’s done a great job. Obviously, it’s a difficult situation [with the rebuild]. But he’s done a fantastic job getting them to play as hard as they can while getting them to grow and build for the future »).
Leur amitié, forgée dans les coulisses de la NBA, s’exprime désormais sur le parquet new-yorkais, dans un contexte sportif et médiatique contrasté, symbolisant l’évolution de deux trajectoires liées depuis près de vingt ans.
Cet article résume des informations issues de plusieurs médias spécialisés, à l’aide d’une intelligence artificielle.