

Knicks vs Spurs 2026 : Retour historique en Finales NBA
- NBA
- juin 11, 2026
- No Comment
- 92
- 6 minutes read
Un Comeback Historique des Knicks face à l’Effondrement des Spurs en Finale NBA 2026
Le quatrième match des Finales NBA 2026 a marqué un tournant exceptionnel dans cette série déjà passionnante. Les New York Knicks, menés par 29 points en cours de partie, ont réalisé la plus grande remontée de l’histoire des Finales pour s’imposer sur le fil **107-106** face aux San Antonio Spurs. Cette victoire spectaculaire, la première à domicile dans cette série, place les Knicks à un succès de leur premier titre en 53 ans, avec la possibilité de conclure le championnat samedi à San Antonio.
Le récit d’un retour incroyable
Le début de ce match semblait pourtant écrit en faveur des Spurs, avec un premier quart-temps record à 19 points d’avance pour une équipe visiteuse en Finales, et une avance de 27 points à la mi-temps, la plus large jamais enregistrée à ce stade. Karl-Anthony Towns, handicapé par deux fautes très précoces, et les débuts en Finales d’Ariel Hukporti et Jeremy Sochan n’ont pas empêché San Antonio de dominer, notamment grâce à Victor Wembanyama, auteur d’un +28 en 21 minutes.
Mais les Knicks, habitués à revenir de situations difficiles tout au long des playoffs, ont commencé à réduire l’écart dès le troisième quart-temps, passant d’un retard de 29 points à seulement 15 à l’entame du dernier quart. Mike Brown, l’entraîneur des Knicks, avait fixé l’objectif à la pause : « Réduisons l’écart à environ 15-17 points pour le quatrième quart, et nous aurons une chance. » (Let’s cut it to around 15 to 17 going into the fourth, and if we do, we’ll give ourselves a chance.)
Alors que San Antonio retrouvait une avance de 20 points à 9 minutes 33 de la fin, leur probabilité de victoire était de 99,6 %, selon ESPN Analytics. Mais cette statistique laissait une infime fenêtre de 1 chance sur 250 aux Knicks, qui l’ont saisie pleinement, infligeant un cinglant 32-11 dans le dernier quart.
Les héros de la fin de match
Malgré un temps de jeu limité à cause des fautes, Towns a été efficace, notamment en marquant 5 points en moins d’une minute pour ramener les Knicks à moins de dix points. Jose Alvarado, titulaire pour la première fois aux côtés de Jalen Brunson en playoffs, a inscrit 5 points cruciaux, tandis que Brunson a signé une performance majeure avec **36 points**, son meilleur match de ces Finales. Il a notamment inscrit un tir à trois points sur Wembanyama puis un floater décisif dans les dernières secondes pour donner l’avantage à New York.
Le véritable héros de la soirée fut OG Anunoby, auteur d’un record en carrière de 33 points avec un remarquable 10 sur 15 au tir, dont 7 sur 9 à trois points. Mais c’est par deux actions défensives déterminantes qu’il est entré dans la légende des Knicks : un contre crucial sur De’Aaron Fox dans les dernières secondes, puis un tip-in gagnant à 1,2 seconde de la fin, après une défense resserrée qui avait libéré un chemin vers le panier.
Mike Brown n’a pas caché son émotion : « C’est probablement le tir le plus iconique de l’histoire du basketball new-yorkais. » (That has to be the most iconic shot in the history of New York basketball.)
Une défaite historique pour les Spurs
Cette défaite s’apparente à un effondrement progressif, les Spurs ayant perdu leur avance monumentale au fil des minutes. Malgré un premier acte exceptionnel avec un record de 14 tirs à trois points en une mi-temps et 76 points inscrits, leur production offensive s’est effondrée en seconde période, avec seulement 30 points marqués, soit la plus grande baisse de points entre les deux mi-temps dans l’ère du chrono de tir, selon Elias Sports Bureau.
Les Spurs ont tiré à seulement 20,5 % en seconde mi-temps, avec un pourcentage de réussite catastrophique sur les tirs à deux points (23 %) et à trois points (18 %). Ils ont aussi commis plus de pertes de balle (9) que de paniers réussis (8) après la pause. Le coach Mitch Johnson a reconnu : « Nous nous sommes éloignés du style de jeu qui nous avait donné l’avance. L’agressivité et la conviction affichées en début de match ont disparu. » (You saw at times the aggressiveness and just conviction that we played with early on dissipate a little bit.)
Wembanyama, qui avait brillé en première mi-temps, a connu un coup de moins bien avec un 3 sur 14 au tir après la pause, ratant notamment deux lancers francs cruciaux dans les dernières minutes, alors qu’il affiche habituellement une excellente réussite à cet exercice.
La gestion du temps de jeu de Wembanyama, avec seulement une pause de 58 secondes en seconde mi-temps, et le peu de temps morts pris par Johnson lors du retour des Knicks, ont été pointés du doigt comme des erreurs stratégiques majeures. L’erreur la plus marquante fut sans doute la tentative de layup de Fox dans les dernières secondes, au lieu de faire faute et d’arrêter le chrono, un choix qui a coûté cher à San Antonio.
Perspectives avant le match 5
Les fautes ont aussi pénalisé Stephon Castle, dont les absences ont coïncidé avec les runs des Knicks. Le rookie Dylan Harper s’est montré comme un point positif avec 21 points et une influence notable sur le terrain, malgré un dernier quart-temps plus discret.
Chez les Knicks, Mitchell Robinson continue de souffrir sur le terrain, étant largement dépassé par ses adversaires et victime du « Hack-a-Mitch » avec un 0 sur 4 aux lancers francs lors du match 4. Par ailleurs, Miles McBride, peu efficace offensivement ces derniers matchs, semble perdre du temps de jeu au profit d’Alvarado.
Un point d’attention reste la situation disciplinaire de Wembanyama, qui a reçu un nouveau flagrant foul et est désormais à une suspension automatique près, ce qui pourrait peser lourd dans la suite des Finales. La NBA souhaite visiblement éviter toute polémique liée à une absence du prodige français dans une série qui captive déjà un large public, notamment après les records d’audience enregistrés lors des matchs précédents.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






