

Masai Ujiri rejoint le groupe propriétaire des Toronto Tempo WNBA
- NBA
- mars 31, 2026
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Masai Ujiri intègre le groupe de propriétaires du Toronto Tempo, nouvelle franchise WNBA
Masai Ujiri, ancien président des Toronto Raptors, rejoint le groupe de propriétaires du Toronto Tempo, la nouvelle franchise WNBA de la ville qui débutera sa saison cette année. Cette implication marque une nouvelle étape pour Ujiri, passionné par le développement du sport féminin et désireux de s’investir dans un projet local porteur.
Un engagement fort dans le sport féminin et local
« Le sport féminin connaît une croissance incroyable, que ce soit en WNBA, en soccer ou en hockey. Apporter une marque comme celle-ci pour la première fois dans une ville que je connais bien, une ville magnifique et passionnée, en laquelle je crois, cela va vraiment faire écho », a expliqué Ujiri à ESPN (I think women’s sports is growing in an incredible way. You see it in the WNBA, in soccer, in hockey, and to bring a brand like this for the first time to a city that I know, a beautiful city that’s passionate, that I believe in — I think this will really resonate). Pour lui, cette opportunité d’être propriétaire représente une expérience unique pour lui et sa famille.
Une collaboration avec des figures familières
Ujiri rejoint un groupe de propriétaires mené par Larry Tanenbaum, avec qui il a remporté le seul titre NBA de Toronto en 2019. Depuis son départ des Raptors il y a un an, Ujiri, originaire du Nigeria, s’est consacré à ses activités en Afrique via Giants of Africa, les Nations Unies et le Zaria Group, qui développe des infrastructures sportives et de divertissement sur le continent.
« Cette année loin de la NBA a été très chargée », confie Ujiri. « J’ai pu me concentrer sur ma famille. Après 12 ans à avoir un chauffeur parce que j’étais toujours au téléphone, je suis devenu chauffeur Uber pour mes enfants. Ils pratiquent le sport et je les emmène à leurs entraînements. Parallèlement, je travaille sur des infrastructures en Afrique. Nous venons de terminer une cité sportive au Rwanda et nous allons ouvrir des complexes en Guinée, Sierra Leone et Mauritanie dans quelques semaines. Nous avons fait la promesse de construire ces infrastructures, et elles sont absolument incroyables. » (It’s been extremely busy… We just completed the sports city [in Rwanda] and now I’m doing things with the U.N. in the Sahel [region of north-central Africa]. And we’re going to open in Guinea, Sierra Leone and Mauritania in a few weeks. We made a pledge to build the sports complexes, and they’re absolutely incredible.)
Un lien toujours fort avec la NBA et une ambition intacte
Malgré son éloignement, Ujiri reste proche de l’univers NBA, échangeant régulièrement avec d’anciens joueurs des Raptors, des entraîneurs, des dirigeants et plusieurs propriétaires. Il étudie aussi d’autres ligues pour mieux comprendre les tendances du basketball et ne pas manquer d’opportunités.
« J’apprends encore beaucoup sur notre jeu, la NBA, en observant les tendances et ce que nous pourrions manquer en étudiant d’autres ligues. Je consacre beaucoup de temps à cela car l’un de mes objectifs principaux est de gagner un autre championnat. Je veux gagner avec le Tempo et aussi remporter un autre titre NBA, car je n’ai jamais pu vraiment célébrer celui de 2019 à cause d’un incident policier » (I’ve been learning more about our game, the NBA, looking at trends and what we might be missing by studying other leagues… One of my main goals is to win another championship. I want to win with the Tempo and I want to win another NBA championship because I wasn’t able to celebrate and be happy because of that police incident that happened to me).
Ujiri fait référence à une altercation avec un shérif de la région de San Francisco qui l’avait empêché de monter sur le terrain pour célébrer le titre des Raptors face aux Golden State Warriors en 2019. L’incident, partiellement filmé, avait donné lieu à des poursuites judiciaires croisées finalement abandonnées. Ujiri estime avoir été victime de discrimination raciale, ce qui a terni sa joie à l’époque et nourrit aujourd’hui sa détermination à décrocher un nouveau titre.
« Cet événement a laissé un goût amer. Il y a une faim en moi à cause de cela. Je veux gagner à nouveau pour pouvoir en profiter pleinement » (There’s a hunger in me because of what happened. I want to win again so I can actually enjoy it).
Un rôle clé dans la construction du Tempo et le développement du coaching
Au sein du Tempo, Ujiri travaillera sous la direction de Larry Tanenbaum et aux côtés de deux dirigeantes qu’il connaît depuis longtemps : Teresa Resch, présidente de l’équipe, et Monica Wright Rogers, directrice générale. Teresa Resch témoigne : « Masai est un mentor pour moi depuis 2008, quand j’ai participé à un de ses camps en Afrique. Nous échangeons souvent sur des sujets professionnels et personnels. Depuis qu’il est devenu propriétaire, notre collaboration a pris une nouvelle dimension. Il a beaucoup d’idées ambitieuses et comprend parfaitement ce que signifie construire une équipe » (Masai has been a mentor of mine since 2008 when I worked one of his camps in Africa… Since he’s come on board as an owner, it’s been another level. He’s got a lot of big ideas and he also understands what it means to put a team together).
Par ailleurs, Ujiri lance Tempo Rising, un programme mondial de mentorat pour entraîneurs, en collaboration avec le Tempo. Ce dispositif soutient les coachs émergentes s’identifiant comme femmes ou non-binaires, leur offrant un accès exclusif à du mentorat, du développement professionnel et des expériences pratiques avec Ujiri, Monica Wright Rogers et l’entraîneure Sandy Brondello.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






