

WNBA 2026 : Qui peut détrôner A’ja Wilson en MVP ?
- WNBA
- juin 10, 2026
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Course au MVP de la WNBA 2026 : A’ja Wilson toujours en tête, mais la relève pointe
La star des Las Vegas Aces, A’ja Wilson, quadruple MVP en titre, domine le début de saison 2026 en WNBA. Leader incontesté dans plusieurs catégories statistiques majeures, elle semble vouloir transformer la course au trophée en une formalité. Cependant, la jeune génération, incarnée notamment par la rookie Olivia Miles, fait déjà vibrer la ligue et pourrait bien bousculer l’ordre établi.
A’ja Wilson, une performance de haut vol
Lors de la victoire des Aces contre Seattle, Wilson a livré une prestation remarquable avec 34 points, 12 rebonds, 9 passes décisives et 3 contres. Elle a également franchi un cap historique en dépassant les 6 000 points en seulement 278 matchs, devenant ainsi la joueuse la plus rapide à atteindre ce total dans l’histoire de la WNBA. Ses moyennes actuelles s’élèvent à 25,9 points, 9,6 rebonds, 3,3 passes et 2,4 contres par match pour une équipe qui affiche un bilan de 8 victoires pour 3 défaites.
Wilson détient un record rare dans le sport professionnel américain avec ses quatre trophées de MVP, un exploit que seuls cinq joueurs NBA ont égalé ou dépassé. Elle incarne une excellence à la fois offensive et défensive, comme elle l’a souligné : « Je suis fière de ma défense. Il est facile d’être bon d’un seul côté du terrain, mais être excellent des deux, c’est mon objectif chaque jour » (« I take a lot of pride in it. It’s easy to be good on one side of the basketball, but can you be great on both? That’s what I strive to do every single day »).
Les principaux challengers au MVP
Olivia Miles, meneuse des Minnesota Lynx et deuxième choix de la draft 2026, impressionne déjà. Elle pourrait devenir la deuxième rookie à décrocher le MVP après Candace Parker. Leader en win shares (2,2) dans une équipe en tête du classement (9-2), Miles affiche des statistiques solides : 17,2 points, 6,4 passes, 5,0 rebonds, 1,5 interception et un PER de 23,9.
Kelsey Plum, malgré une blessure à la cheville qui lui a fait manquer trois rencontres, domine la ligue en scoring avec 25,5 points par match. Sa deuxième saison avec les Los Angeles Sparks la voit jouer près de 35 minutes par match, avec 6,4 passes et 2,4 rebonds en moyenne, incarnant le moteur offensif de son équipe.
Paige Bueckers, meneuse des Dallas Wings, poursuit sa progression en deuxième année. Plus forte physiquement grâce à un travail intensif en salle de musculation, elle affiche une efficacité remarquable avec 50 % de réussite au tir et 41,2 % à trois points. Avec un bilan de 7 victoires pour 4 défaites, elle figure parmi les rares joueuses à être dans le top 10 du scoring et des passes décisives, aux côtés de Plum et Caitlin Clark.
Rookie de l’année : Olivia Miles en pole position
La rookie Olivia Miles est sans conteste la favorite pour le trophée de meilleure débutante. Meneuse titulaire dès le premier jour, elle évolue dans la meilleure attaque de la ligue (90,3 points par match) avec un pourcentage de réussite au tir de 49,9 %. Défensivement, elle domine également en defensive win shares (0,255) pour la meilleure défense du championnat (78,4 points encaissés par match). Miles mène les rookies en points, passes, interceptions et pourcentage de lancers francs, tout en maintenant un taux de réussite à 34,4 % à trois points. Sa présence dans la course au MVP souligne son impact exceptionnel.
Défensive Player of the Year : Wilson en quête d’un nouveau titre
A’ja Wilson, triple lauréate du trophée de meilleure défenseuse, partageait ce titre la saison passée avec Alanna Smith. Avec 559 contres en carrière, elle se classe septième sur la liste historique de la WNBA, visant à dépasser la légende Lauren Jackson (586 contres). Wilson maintient des moyennes de 7,4 rebonds défensifs, 1,3 interception et 2,0 contres par match, illustrant son influence des deux côtés du terrain.
Natasha Howard, ancienne Defensive Player of the Year en 2019 et triple championne, représente la principale menace. Avec 0,195 defensive win shares, elle est une pièce maîtresse de la meilleure défense collective et affiche des moyennes solides en interceptions (1,5) et rebonds (7,6). Sa signature lors de l’intersaison a été sous-estimée, mais elle s’impose comme la grande protectrice du cercle des Lynx.
Most Improved Player : Jessica Shepard en pleine ascension
Jessica Shepard, pivot des Dallas Wings, réalise une saison de transformation majeure. Elle est l’une des trois joueuses à afficher une moyenne en double-double (13,4 points, 11,2 rebonds), tout en se distinguant par sa capacité à distribuer le jeu avec 5,6 passes par match, un record pour une joueuse à son poste. Shepard mène la ligue avec deux triple-doubles et totalise six double-doubles, contribuant largement à la dynamique offensive des Wings.
Parmi ses challengers, Shakira Austin (Washington Mystics) et Carla Leite (Portland Fire) progressent également. Austin, enfin en pleine santé, affiche des records personnels en points (16,0), rebonds (8,2), passes (2,8) et contres (8,2). Leite, internationale française, a doublé son scoring et amélioré sa création, s’adaptant parfaitement au jeu rapide des Fire.
Sixth Player of the Year : Chennedy Carter, une arme secrète
Chennedy Carter, meneuse des Las Vegas Aces, est la candidate la plus sérieuse au trophée de meilleure joueuse remplaçante. Avec 17,5 points par match, elle égale son record personnel et domine la ligue parmi les non-titulaires. Sa précision au tir est exceptionnelle cette saison avec 65,1 % au tir et 58,8 % à trois points, bien au-dessus de ses performances passées. Après une saison blanche en 2025, Carter revient en force et se place juste derrière A’ja Wilson dans l’impact net pour son équipe.
Coach of the Year : Cheryl Reeve en quête d’un cinquième titre
Cheryl Reeve, entraîneure des Minnesota Lynx depuis 17 saisons, reste la favorite pour le trophée de meilleure coach. Quatre fois lauréate, elle a mené son équipe à la finale WNBA en 2024. Malgré l’absence prolongée de Napheesa Collier et plusieurs départs clés, les Lynx dominent la ligue avec un bilan de 10 victoires pour 2 défaites. Reeve continue de démontrer son savoir-faire tactique et sa capacité à motiver ses joueuses, notamment avec l’émergence de la rookie Olivia Miles et l’expérience de Courtney Williams.
Parmi les challengers, Jose Fernandez des Dallas Wings a su redresser une équipe moribonde pour offrir le meilleur début de saison de l’histoire de la franchise (7-4), avec la meilleure efficacité offensive de la ligue. Alex Sarama, à la tête des Portland Fire, a lui aussi dépassé les attentes en donnant une identité claire à une équipe d’expansion, grâce à une approche d’entraînement innovante.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






