
Kevin Durant et ses 8 saisons marquantes avec le Thunder 2026
- NBA
- octobre 30, 2026
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Kevin Durant mesure le chemin parcouru par Oklahoma City
Présent à Oklahoma City dès l’arrivée du Thunder en 2008, Kevin Durant se réjouit de voir la franchise remporter le titre NBA en 2025. Dans un entretien accordé à ESPN, l’ailier des Houston Rockets revient sur ses huit saisons dans l’Oklahoma, l’attachement de la ville à son équipe et les fondations posées par sa première génération de joueurs.
Une équipe au cœur de la ville
En juillet 2008, Durant avait 19 ans et entamait sa deuxième saison NBA. Sélectionné en deuxième position de la Draft 2007 par les Seattle SuperSonics, il a accompagné le déménagement de la franchise à Oklahoma City. Après des débuts difficiles, le Thunder a atteint les NBA Finals en 2012 avec un jeune noyau composé de Durant, Russell Westbrook et James Harden, tous futurs MVP. Battue par le Miami Heat, l’équipe n’a ensuite jamais retrouvé les Finals avec ce trio : Durant a quitté Oklahoma City en 2016 pour Golden State, où il a remporté deux titres NBA et deux trophées de Finals MVP.
Près de dix ans après son départ, l’ancien visage du Thunder voit la franchise décrocher le titre que cette première génération n’avait pas réussi à conquérir. Selon ESPN, Durant a évoqué ce parcours dans un entretien exclusif avec David Seronick, réalisé pour le documentaire The Oklahoma Standard, consacré aux liens entre le Thunder et l’Oklahoma City National Memorial & Museum.
« Je suis vraiment, vraiment reconnaissant d’avoir fait partie des anciens du Thunder et d’avoir contribué, avec beaucoup de mes coéquipiers, à lancer cette aventure. C’est incroyable à voir. C’est difficile de les affronter, mais quand je joue contre eux, une partie de moi garde un faible pour cet État. » (”I really, really am grateful to be an alumni of the Thunder and to help kick-start this thing off with a lot of my teammates. It’s amazing to see. It’s tough to play against as a player, but there’s still a little side of me when I play against these guys, I’ve got a soft spot in my heart for that state.”)
Durant, désormais vétéran de 19 saisons et dans sa deuxième saison avec Houston, a expliqué avoir été accueilli à Oklahoma City à bras ouverts, malgré les résultats modestes de l’équipe à ses débuts. « L’enthousiasme et l’énergie étaient forts. Nous étions jeunes, en reconstruction, mais on ne l’aurait pas deviné en écoutant les supporters. On sentait que la région attendait une équipe professionnelle. Je me suis senti chez moi très tôt. » (”With open arms. The excitement, the energy level was high. We weren’t a great team. We were a young team in rebuilding mode. But you wouldn’t have thought that from listening and hearing the fans around the city once we got there. You could tell that region was waiting for a professional team to come. And I felt right at home early.”)
Un lien forgé par l’histoire de la ville
Le passage temporaire des New Orleans Hornets dans la ville, après l’ouragan Katrina en 2005, avait déjà familiarisé les habitants avec le basket professionnel. Mais, pour Durant, l’arrivée d’une équipe qui leur appartenait pleinement a pris une dimension particulière. Il estime que le Thunder a contribué à donner à l’État un nouveau motif de rassemblement, au-delà de l’attentat d’Oklahoma City et du souvenir de cette tragédie.
« Le sport rassemble tout le monde. On sentait cette énergie dès le début : le bruit et l’intensité dans la salle étaient différents. Quand Sam Presti nous a présenté l’histoire de l’État et nous a emmenés sur le site de l’attentat pour nous faire comprendre ce que les habitants avaient traversé, porter le maillot est devenu encore plus important. » (”Sports is something that brings everybody together. So I could sense that early. The crowd energy was different — how loud they were. You go to arenas and you hear the noise level, but this felt a little different to me. The energy … you could just feel it through the crowd every game. Once [Thunder general manager] Sam Presti and those guys introduced us to the history of the state of Oklahoma and took us to the site where the bombing was and let us know what these people went through and what we’re actually planning for it, it made it way more meaningful to go out there and put the jersey on.”)
Durant se souvient aussi de l’importance accordée par Presti à la présence des joueurs dans la communauté. La visite de l’Oklahoma City National Memorial & Museum l’a marqué : « C’était puissant. Cette ville a une place spéciale dans mon cœur à cause de la tragédie qu’elle a traversée. J’étais fier de venir de là, et de pouvoir contribuer à mettre la ville et l’État en lumière. » (”It was powerful. It was powerful. And [the city] has a special place in my heart because of the tragedy it’d been through. And now that we can shed some light on the town and the city and the state, I felt the level of pride that I was from there.”)
Il décrit une expérience différente de celle vécue dans les grands marchés sportifs. À Oklahoma City, le Thunder était l’équipe de la région et les rencontres prenaient, selon lui, des airs de rendez-vous collectif. Les supporters étaient présents dès l’échauffement, et les joueurs tissaient des liens avec les abonnés. « On avait l’impression d’être une famille. C’était unique. » (”It just felt like a family atmosphere, man. It was unique.”)
« Nous avancions comme une seule équipe »
Durant associe cette identité à The Oklahoma Standard, expression qui désigne la solidarité manifestée par la communauté après l’attentat. Il se rappelle une organisation rigoureuse et une équipe soudée, portée par l’approche de Presti : « Nous avancions comme une seule unité. Nous portions les mêmes vêtements dans l’avion. On savait qu’une équipe arrivait quand on nous voyait à l’hôtel ou à la salle. » (”We moved together as a unit. We wore the same things on the plane. You could tell that a team was coming when you saw us pull up to a hotel, came to a game. We were always together as a group.”)
Le Thunder se construisait alors en même temps que la ville et ses joueurs. L’équipe a d’abord dû trouver ses installations d’entraînement, avant de s’installer dans une ancienne patinoire rénovée. « J’ai vu le travail accompli depuis les tout débuts jusqu’à la situation actuelle », résume Durant. (”So I saw the grind from the ground floor up until where it is now.”)
Cette progression rapide a conduit le Thunder jusqu’aux NBA Finals 2012. Durant se souvient d’une réussite inattendue, sans pression collective de gagner immédiatement : l’objectif était d’abord de progresser individuellement et de devenir plus professionnels. « À mesure que nous progressions, nous aimions toujours jouer ensemble. Une fois que nous avons pris nos marques sur le terrain, tout s’est accéléré. » (”And once we became more and more professional and better individually as players, we always liked playing with each other. So, once we got on the floor, that was even easier. So once we all got comfortable with the game of basketball, we took off.”)
Un titre qui prolonge les fondations du Thunder
La défaite en Finals en 2012 avait tout de même été accueillie avec beaucoup de chaleur par les supporters. Durant se rappelle le retour de l’équipe et l’accueil de la ville, qui lui avait fait imaginer la ferveur d’une célébration en cas de titre. En 2025, lorsque le Thunder a remporté le championnat, il s’est réjoui pour la communauté, tout en reconnaissant qu’il aurait aimé que son équipe soit celle qui soulève le trophée.
« J’aurais voulu que notre équipe du Thunder soit celle qui le fasse, parce que nous étions jeunes et que nous avions montré que nous en étions capables. Mais j’étais fier d’être un ancien du Thunder et de voir cette équipe gagner. J’y ai vu l’évolution de ce que nous avions commencé. » (”I wish our [Thunder] team could have been the one to do it because we were young and we showed we could. But I felt the sense of pride of being an alumni of the Thunder, seeing this team win as well, because I felt that’s the evolution of what we did.”)
Il a salué le travail de Sam Presti ainsi que le rôle de Shai Gilgeous-Alexander et Jalen Williams dans la réussite de l’équipe championne. Pour Durant, le groupe actuel s’est appuyé sur les bases établies par la première génération. « Nous avons posé les fondations de ce que signifiait réussir en tant que jeune joueur dans cette ligue, et ils ont construit dessus. » (”We kind of laid the foundation on what it meant to be successful young players in this league, and they built upon that.”)
Le Thunder est désormais bien placé pour rester compétitif dans les années à venir. Malgré l’accueil parfois hostile réservé à Durant depuis son départ, celui-ci conserve un lien affectif avec l’Oklahoma. Les Rockets et le Thunder doivent se retrouver le 31 octobre pour leur première confrontation de la saison.
Source : ESPN. Cet article s’appuie sur les informations publiées dans l’article original.





