Knicks dominent les 76ers et filent en finale Est 2026
- NBA
- mai 11, 2026
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Les Knicks dominent les 76ers à Philadelphie et se qualifient pour la finale de conférence Est
Les New York Knicks ont confirmé leur progression en éliminant les Philadelphia 76ers sur un score sans appel de 144-114 lors du match 4 à la Xfinity Mobile Arena, réalisant ainsi un balayage et décrochant leur deuxième qualification consécutive pour la finale de conférence Est. Une victoire marquée par une performance offensive historique et une ambiance inhabituelle dans une salle pourtant à domicile pour les Sixers.
Une ambiance dominée par les fans new-yorkais
Alors que l’émotion avait envahi le Madison Square Garden lors de leur élimination surprise des champions en titre Boston Celtics l’an passé, cette fois les Knicks ont fait preuve de maîtrise et de sang-froid. La foule new-yorkaise, venue en masse à Philadelphie, a une nouvelle fois pris le contrôle de l’arène adverse, rendant l’atmosphère presque hostile pour les locaux. Josh Hart, ailier des Knicks, n’a pas hésité à remettre en question la ferveur sportive de la ville : « Je pensais que Philly était une ville de sport, mais je ne sais plus. Tout le monde suppliait les fans de Philadelphie de ne pas vendre leurs billets, mais on n’a jamais eu l’impression d’être à l’extérieur » (« I used to think Philly was a sports town. I don’t know if it is anymore. Everybody was begging for Philly [fans] not to sell their tickets. It never felt like a road game »).
Une démonstration collective dès la première mi-temps
Le match et la série étaient déjà pliés à la mi-temps, les Knicks ayant inscrit 18 tirs à trois points, égalant le record NBA pour un seul quart-temps en playoffs ou saison régulière. Ils menaient alors de 24 points, brisant le moral des 76ers dans ce match décisif, à l’image de ce qu’ils avaient fait contre les Hawks à Atlanta dix jours plus tôt. La célébration côté Knicks est restée mesurée, signe d’une équipe consciente des défis à venir. Josh Hart a résumé cet état d’esprit : « Pas de soulagement, pas de liesse. Juste une étape de plus dans le processus. La façon dont on a battu Boston l’an dernier, avec les retours, c’était différent. Là, c’est du business habituel, il faut rester concentrés » (« No relief, no jubilation. Just another step in the process. The way we beat Boston last year, the comebacks and all that, it was — I don’t want to say it was celebratory — but it hit a little bit differently. Here, it’s business as normal, and we got to make sure we’re locked in and focused »).
Les leaders Brunson et Towns toujours en quête de titre
Jalen Brunson et Karl-Anthony Towns, piliers de l’équipe, avaient déjà atteint la finale de conférence avec d’autres franchises, mais dans des circonstances similaires : Brunson avait éliminé les Suns en 2022 avec Dallas lors d’un Game 7 à l’extérieur, et Towns avait sorti les Nuggets en 2024 avec Minnesota, également lors d’un Game 7 à l’extérieur. Cette fois, avec les Knicks, ils affichent une ambition claire. Brunson, auteur de 22 points dont six tirs à trois points lors du match 4, a insisté sur la nécessité de rester concentré : « Ce n’est pas une célébration, on doit continuer à être attentifs, le souci du détail et l’agressivité sont essentiels » (« I didn’t say (it was) celebratory. I think for the most part, we’re focused, and we have to continue to have that focus, the attention to detail, the edge that we have to have is really important »).
Towns a dominé son duel avec Joel Embiid malgré quelques fautes, apportant en moyenne 7,5 passes décisives en tant que pivot lors de la série balayée en quatre matchs. Leur mouvement collectif du ballon a permis aux Knicks d’enchaîner une série de sept victoires consécutives en playoffs, un record pour la franchise, et de marquer un total record de 144 points dans un match de postseason. Le premier quart-temps a aussi vu les Knicks inscrire 11 tirs à trois points, un nouveau record NBA en playoffs.
Vers la finale de conférence et une pause bienvenue
Les Knicks attendent désormais le vainqueur de la série entre les Detroit Pistons et les Cleveland Cavaliers (Detroit mène 2-1). Ils bénéficieront d’au moins une semaine de repos avant le début de la finale Est, un délai précieux pour soigner les blessures, notamment celle d’OG Anunoby, blessé à la cuisse droite depuis le match 2. Josh Hart a souligné que plusieurs joueurs étaient touchés et apprécieront cette pause. En revanche, certains comme Miles McBride, qui a remplacé Anunoby avec succès en inscrivant sept tirs à trois points lors du match 4, préfèreraient rester dans le rythme.
McBride a résumé la mentalité de l’équipe : « Les gens extérieurs ont leurs attentes, mais nous avons les nôtres. Notre objectif est un championnat, rien de moins. Cette série est terminée, on peut en profiter, mais on ne doit pas en tenir compte, il reste beaucoup à faire » (« People on the outside always have their expectations, but internally we have our own. Our expectations are a championship, nothing less. So, this series is done, enjoy it. Obviously we’re happy, can’t take it for granted but we have a lot more to go »).
Les Knicks affichent une différence de points moyenne de +19,4 par match dans ces playoffs, la meilleure marge d’écart d’une équipe à l’entrée de la finale de conférence depuis l’expansion des playoffs à 16 équipes en 1983-84, un signe fort de leur domination actuelle.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.