NBA : expansion à Seattle et Las Vegas, impacts clés
- NBA
- mars 16, 2026
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La NBA se prépare à une expansion majeure avec Seattle et Las Vegas en 2028
Après près de vingt ans sans envisager une extension, la NBA se dirige vers l’ajout de deux nouvelles franchises, à Seattle et Las Vegas, dès la saison 2028-29. Cette décision, qui sera discutée lors de la prochaine réunion du board of governors, pourrait profondément modifier la dynamique économique et sportive de la ligue.
Un vote décisif attendu en 2026
Le commissaire Adam Silver a confirmé en décembre 2020 que la ligue réexaminait sérieusement le projet d’expansion. Selon Shams Charania d’ESPN, la réunion du board of governors prévue la semaine prochaine inclura un vote pour étudier l’ajout des franchises de Seattle et Las Vegas. Cette étape, bien que non contraignante, prépare le terrain pour une décision formelle lors de la réunion de juillet, coïncidant avec la Summer League de Las Vegas.
Les enjeux économiques pour les propriétaires
L’expansion soulève une question financière majeure pour les 30 propriétaires actuels. Passer de 30 à 32 équipes réduit leur part de propriété de 3,33 % à 3,13 %, une baisse qui peut sembler faible mais qui s’amplifie avec le temps, notamment à cause des droits télévisés, évalués à 76 milliards de dollars sur 11 ans. Cependant, les frais d’expansion, qui ne sont pas partagés avec les joueurs mais vont directement aux propriétaires, peuvent compenser cette dilution. Avec la flambée des valorisations d’équipes – les Los Angeles Lakers ayant été vendus pour 10 milliards de dollars en 2025 – les frais d’expansion pourraient atteindre entre 7 et 10 milliards de dollars par franchise.
Si les deux nouvelles équipes se vendent pour un total de 15 milliards, chaque propriétaire actuel recevrait un chèque de 500 millions de dollars, un argument financier très convaincant pour avancer dans ce projet.
Seattle et Las Vegas, des choix logiques et symboliques
Seattle, privée d’équipe NBA depuis le départ des SuperSonics en 2008 vers Oklahoma City, est la plus grande ville américaine sans franchise. Le retour des Sonics, vingt ans après leur départ, serait un événement marquant de la présidence Silver. L’ouverture en 2021 du Climate Pledge Arena, modernisée et désormais domicile de la WNBA et du NHL Kraken, a levé un obstacle majeur à ce retour.
Las Vegas, quant à elle, est devenue la « 31e ville non officielle » de la NBA grâce à sa Summer League, qui attire chaque année des centaines de milliers de fans. La métropole a aussi renforcé son poids sportif avec l’arrivée des Raiders (NFL), des Aces (WNBA), des Golden Knights (NHL) et bientôt des Athletics (MLB).
Autres candidats et questions géographiques
D’autres villes ont été évoquées, comme Mexico City, Vancouver, Montréal, Kansas City, Louisville ou Nashville, mais aucune ne semble en mesure de devancer Seattle ou Las Vegas dans ce processus d’expansion. L’arrivée de deux équipes à l’Ouest imposera de déplacer une franchise de la conférence Ouest vers la conférence Est, avec trois candidats privilégiés : Minnesota, New Orleans et Memphis. Les arguments géographiques et logistiques penchent en faveur des Minnesota Timberwolves.
Impact sur la compétition et la structure
L’extension à 32 équipes ne devrait pas modifier le format des Playoffs : dix équipes se qualifieront, six directement et quatre via le play-in tournament. Le nombre d’équipes accédant directement à la draft lottery passerait de cinq à six.
Cette expansion pourrait aussi améliorer le format de la NBA Cup, en permettant d’adopter un modèle à huit groupes de quatre équipes, similaire à la Coupe du Monde de la FIFA, avec un système de qualifications plus équilibré et complet.
Le retour des SuperSonics et la gestion des historiques
Un accord entre les anciens propriétaires du Thunder et la ville de Seattle prévoit que le nom SuperSonics, ainsi que les logos, couleurs et droits associés, soient transférés gratuitement à la future équipe de Seattle. La gestion de l’histoire commune, y compris le trophée de 1979 et les maillots retirés, serait ainsi partagée, à l’instar de ce qui s’est passé avec les Charlotte Hornets et les New Orleans Pelicans.
Les modalités d’intégration des nouvelles équipes
Avant l’expansion, la NBA devra définir les règles concernant le draft d’expansion, les protections de joueurs et les restrictions salariales. L’objectif sera d’équilibrer la compétitivité des franchises naissantes sans leur offrir un avantage démesuré. Par exemple, lors de l’arrivée des Charlotte Bobcats en 2004, chaque équipe pouvait protéger jusqu’à huit joueurs, et les Bobcats avaient choisi de sélectionner 19 joueurs, dont plusieurs agents libres restreints.
Le plafond salarial des équipes d’expansion est réduit les deux premières saisons, avec environ 66,6 % du plafond général la première année, soit une estimation de 121,9 millions de dollars en 2028-29, contre 183 millions pour les franchises établies. Ce plafond remonte à 80 % la deuxième saison, puis au niveau normal la troisième.
Précédents historiques
Les précédentes expansions en 1995 (Toronto Raptors et Vancouver Grizzlies) et en 2004 (Charlotte Bobcats) offrent un cadre pour ce processus, notamment en matière de draft d’expansion, de gestion des picks et de restrictions salariales. Aucun de ces nouveaux clubs n’a été éligible à la première place de la draft lors de leurs deux premières saisons.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.