Real Madrid frôle l’exploit face à l’Efes après un début cauchemardesque
- EuroLeague
- novembre 15, 2024
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Real Madrid frôle l’exploit face à l’Efes après un début cauchemardesque
Dans une confrontation qui restera marquée par une double face du Real Madrid, l’équipe madrilène a failli accomplir une remontée qui aurait pu s’inscrire dans les annales de l’Euroligue, après avoir subi un début de rencontre catastrophique contre l’Anadolu Efes Istanbul. Les chiffres sont implacables : une première période terminée à 18-45 à la 18e minute et un handicap au tir à 3 points, illustré par un taux de réussite de seulement 5 sur 34 à la fin du match.
Le Real Madrid a joué à domicile cette opposition clé, mais se trouvait à la traîne avec une ardoise de près de 27 points, qui aurait normalement sonné le glas de leurs espoirs. Cependant, reflétant l’esprit combatif qui caractérise le club, les « blancos » ont montré une réaction d’orgueil après la pause. Une réaction insufflée par la combativité de Facundo Campazzo et de Gabriel Deck, couplée à la résilience de Mario Hezonja et à une défense en zone qui a permis de grappiller point par point jusqu’à effleurer l’exploit (62-63 à la 36e minute).
Alors que la balance semblait pencher en faveur d’une remontée historique pour Madrid, les triples décisifs de Chris Singleton et Rodrigue Beaubois ont finalement scellé une défaite frustrante pour les hôtes (64-74), les reléguant dans l’ombre d’un triomphe envisageable.
Dans cette première période désastreuse, le Real Madrid a souffert tant en défense qu’en attaque, trouvant comme unique recours les tirs extérieurs devant la fermeté turque. Une stratégie qui s’est avérée contre-productive, avec un taux de réussite abyssal à 3 points qui a pesé lourd sur le résultat final.
L’Anadolu Efes a déployé une domination tant par son verrouillage défensif que par ses offensives fulgurantes sous l’impulsion de joueurs tels que Darius Thompson, Micic et un Vincent Poirier revanchard face à son ancienne équipe. Pour Madrid, le réveil a été tardif et, malgré un ultime sursaut de fierté, la formation espagnole s’est vue coiffer au poteau par des adversaires impitoyables.
Effort herculéen insuffisant pour la Maison Blanche
Le Real Madrid s’est présenté à ce match critique avec une certaine schizophrénie de jeu, exhibant des périodes de brio mais aussi des épisodes médiocres. Alors que le tableau d’affichage affichait une différence de score proche de l’humiliation à la mi-temps, le scénario s’est presque renversé dans le second acte grâce à la détermination de ses leaders et à un changement tactique défensif.
Le troisième quart-temps a marqué le réveil des Madrilènes, grâce notamment au triple de Mario Hezonja et à l’adresse retrouvée de Sergio Llull, mais les derniers instants furent fatals. La technique sifflée contre Campazzo pour simulation à un peu plus d’une minute de la conclusion a annihilé toute velléité de retour triomphal.
L’histoire retiendra que le Real Madrid aurait pu réaliser ce soir-là l’une des plus belles remontées de l’histoire de l’Euroligue, mais qu’il a été rattrapé par ses propres errements initiaux. L’amertume d’une défaite dans un match où la victoire leur a échappé des doigts reste la preuve d’une équipe capable du meilleur comme du pire.