


10 people who will define the NBA season: Zion, Kawhi, Kyrie
- NBA
- octobre 15, 2026
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Dix profils à suivre, des stars sous pression aux décisions de franchise
À l’approche de la saison 2025-2026, plusieurs trajectoires pourraient peser lourd dans l’équilibre de la NBA. Disponibilité de Zion Williamson et de Kawhi Leonard, retour de Kyrie Irving, avenir de Karl-Anthony Towns ou reconstruction des Milwaukee Bucks : selon ESPN, ces dix profils — joueurs, entraîneurs et dirigeants — seront particulièrement scrutés au fil de la saison.
Zion Williamson, New Orleans Pelicans : le moment de convaincre
Pour Zion Williamson, l’heure est à la confirmation. Il a disputé 62 matchs la saison passée, son deuxième meilleur total en carrière, après les 70 rencontres de 2022-2023. Entre le 14 décembre et le 5 avril, il a pris part à 52 des 53 matchs des Pelicans. L’équipe a affiché un bilan de 21 victoires et 31 défaites sur cette période, alors que plusieurs joueurs ont alterné entre le terrain et l’infirmerie et que le club cherchait à développer ses rookies Jeremy Fears et Derik Queen.
Le premier choix de la Draft 2019 entame sa huitième saison NBA. Son contrat pour 2027-2028 n’est pas garanti, et la direction devra décider si elle poursuit avec lui ou envisage des changements plus profonds. Le manager général Troy Weaver, qui a déjà piloté une reconstruction à Detroit, dispose cette fois d’actifs pour bâtir autour de l’équipe. Les Pelicans espèrent que le nouvel entraîneur Jamahl Mosley aura un effet comparable à celui de J.B. Bickerstaff chez les Pistons, avant toute décision radicale. Williamson serait arrivé au camp en grande forme après avoir travaillé durant l’été avec l’assistant God Shammgod.
Doug Christie, Sacramento Kings : une marge d’erreur limitée
Les Kings n’ont pas fait des Playoffs un objectif impératif avec leur effectif actuel. La direction affirme également ne pas vouloir compromettre l’avenir au nom de résultats immédiats. Zach LaVine arrive au terme de son contrat, tandis que la place de Domantas Sabonis dans le projet à long terme reste incertaine, alors qu’il lui reste deux ans sur la prolongation signée en 2023.
Doug Christie n’a pas encore imprimé une identité de jeu nette à Sacramento, un point auquel le manager général Scott Perry accorde de l’importance. S’il parvient à mettre le prometteur rookie Darius Acuff Jr. dans les meilleures conditions pour devenir un meneur de premier plan, il marquera des points auprès de sa direction. À l’inverse, une nouvelle saison à 22 victoires sans qualité de jeu clairement identifiable pourrait compliquer sa situation.
LaMelo Ball, Minnesota Timberwolves : un nouveau défi à la hauteur de son talent
Les Timberwolves n’hésitent pas à remanier leur effectif : ils avaient notamment recruté Rudy Gobert en cédant de nombreux choix de Draft, puis transféré Karl-Anthony Towns aux Knicks après leur première qualification en finale de conférence Ouest en vingt ans. Tim Connelly poursuit aujourd’hui cette transformation en faisant venir LaMelo Ball, avec l’espoir d’alléger la charge de création offensive d’Anthony Edwards.
Les premiers échos décrivent une bonne entente entre Ball et Edwards. Mais le meneur devra notamment faire ses preuves dans des matchs à enjeu élevé : en six saisons avec Charlotte, le tournoi de play-in a constitué le sommet de son parcours collectif. Sa disponibilité sera tout aussi déterminante. Il n’a atteint les 70 matchs que deux fois en carrière, alors que Minnesota vise à rejoindre le niveau du Oklahoma City Thunder et des San Antonio Spurs dans la conférence Ouest.
Micah Nori et Ja Morant, Portland Trail Blazers : deux trajectoires liées à un contexte délicat
Micah Nori, entraîneur adjoint très estimé à Minnesota, a pris les commandes de Portland dans des conditions difficiles. Seule la première année de son contrat est garantie, les deuxième et troisième saisons dépendant d’options de l’équipe. Le président de l’association des entraîneurs NBA, J.B. Bickerstaff, a qualifié ces conditions de « gifle » (« slap in the face »). Le propriétaire des Trail Blazers, Tom Dundon, a déjà été critiqué pour sa gestion des dépenses, ce qui place Nori dans une situation délicate.
Ja Morant, transféré des Memphis Grizzlies, doit lui aussi trouver sa place. Il n’a plus été All-Star depuis 2023 et n’a disputé que 79 matchs au total sur les trois dernières saisons, en raison de blessures. À Portland, Damian Lillard revient d’une blessure au tendon d’Achille, tandis que Jrue Holiday et Scoot Henderson sont également présents. Morant, qui touchera 42,1 millions de dollars puis 44,8 millions au cours des deux prochaines saisons, devra clarifier son rôle dans l’effectif et dans la ligue. Son tir extérieur n’a pas suffisamment progressé, et il aura 29 ans à l’ouverture de la free agency. Reste à savoir si Portland peut lui permettre de repartir sur de nouvelles bases.
Anthony Davis, Washington Wizards : retrouver son influence et préparer l’avenir
Anthony Davis n’a disputé que 71 matchs au total lors des deux dernières saisons et n’a encore joué aucune rencontre avec les Wizards. Contrairement à Trae Young, il n’a pas obtenu de prolongation : il pourrait donc aborder une saison déterminante pour son avenir, même s’il dispose d’une option joueur de 62,7 millions de dollars pour 2027-2028.
À Washington, il rejoint notamment le premier choix de Draft AJ Dybantsa, Young, présenté comme une menace à 20 points et 10 passes décisives, ainsi qu’Alex Sarr, deuxième choix de la Draft 2024, qui a montré des signes prometteurs en deux saisons. La relation entre Davis et les Wizards se passerait bien. À l’approche de ses 34 ans, en mars, l’intérieur voudra se mettre en valeur pour sécuriser son avenir. S’il reste en bonne santé, il demeure l’un des joueurs les plus polyvalents à son poste et un futur membre du Hall of Fame. Il pourrait aussi attirer des prétendants si aucun accord de prolongation n’est trouvé.
Karl-Anthony Towns, New York Knicks : la question du contrat plane sur les champions
Les discussions entre Karl-Anthony Towns et les Knicks au sujet d’une prolongation pèsent sur l’organisation depuis le titre remporté par New York. Les négociations sont interrompues : Towns a jugé insuffisante l’offre de 200 millions de dollars sur quatre ans. Elle est inférieure de 76 millions au maximum auquel il pourrait prétendre et représenterait aussi une baisse par rapport à son salaire actuel de 57 millions. Il dispose d’une option joueur de 61 millions pour la saison prochaine, un montant à prendre en compte pour une équipe attentive aux contraintes du second apron.
La situation rappelle en partie son départ de Minnesota, où son salaire avait pesé dans la volonté du club d’échapper au second apron. Les Knicks ont-ils l’intention de tenir leur promesse de ne pas négocier pendant la saison ? Et Towns, qui a accepté des sacrifices l’an passé, sera-t-il prêt à en consentir d’autres ? New York tentera de défendre son titre dans une ligue où réussir un doublé est particulièrement difficile.
Kenny Atkinson, Cleveland Cavaliers : franchir un nouveau cap
Kenny Atkinson doit faire oublier les commentaires qui ont marqué la finale de conférence Est. Il avait alors estimé que Cleveland avait « analytiquement » remporté deux des trois matchs contre les Knicks, alors que les Cavaliers se dirigeaient vers une élimination en quatre rencontres (« analytically, we won two of the three games »). Cette sortie a éclipsé une saison et un parcours en Playoffs remarquables pour Cleveland, les meilleurs depuis plus de trente ans hors de l’ère LeBron James.
Les Cavaliers semblaient toutefois éprouvés physiquement et émotionnellement avant cette série. Atkinson a-t-il tiré le maximum de son groupe ? Dans une conférence Est qui s’est renforcée, il devra aussi trouver comment libérer Evan Mobley, un joueur au potentiel de premier choix de Draft mais troisième option dans l’équipe. Donovan Mitchell a prolongé au maximum, tandis que James Harden a signé pour trois ans à l’approche de ses 37 ans. Cleveland a recruté Peyton Watson en provenance des Denver Nuggets via un sign-and-trade, mais cela suffira-t-il pour rester dans le haut du classement ?
Kyrie Irving, Dallas Mavericks : un retour attendu après sa blessure
Kyrie Irving n’a plus joué en compétition depuis 19 mois et l’opération du ligament croisé antérieur. Son retour est d’autant plus attendu que sa capacité à créer son tir, avec les deux mains et dans des espaces réduits, en fait un joueur à part. Il a déjà su s’adapter aux côtés de LeBron James à Cleveland, de Kevin Durant à Brooklyn et de Luka Doncic à Dallas. Il devra désormais trouver ses repères avec Cooper Flagg, qui pourrait franchir un cap lors de sa deuxième saison.
Dallas a changé de direction, avec Masai Ujiri à la présidence et Dusty May comme nouvel entraîneur, mais aucun doute majeur n’a été exprimé publiquement sur la place d’Irving. Le meneur aura 35 ans en mars et dispose d’une option joueur de 42,4 millions de dollars pour 2027-2028. Il pourrait intéresser des prétendants au titre, mais son attachement à Dallas et ses saisons productives avec les Mavericks invitent à ne pas présumer d’un départ.
Jon Horst, Milwaukee Bucks : reconstruire après le départ de Giannis Antetokounmpo
Le transfert de Giannis Antetokounmpo au Miami Heat continuera de produire des effets à Milwaukee. Jon Horst a construit l’équipe championne NBA en 2021, puis multiplié les efforts pour conserver Antetokounmpo jusqu’à la fin de leur relation. En échange de la star et de Bobby Portis, les Bucks ont obtenu trois choix de premier tour, Tyler Herro, Jaime Jaquez Jr. et Kel’el Ware.
Le contrat de Damian Lillard, résilié puis étalé sur plusieurs saisons, pèsera encore 21 millions de dollars par an jusqu’en 2029-2030. Horst doit également composer avec l’enquête de la ligue sur la signature de Gary Trent Jr., soupçonnée de contourner les règles du salary cap. L’affaire des LA Clippers peut donner une indication sur le sérieux avec lequel la NBA examinera le dossier, même si les deux situations ne sont pas comparées sur le fond. La question centrale est désormais de savoir si Horst pourra reconstruire un prétendant au titre.
Kawhi Leonard, Toronto Raptors : la disponibilité reste la grande inconnue
L’enquête d’un an sur les avantages indus que Kawhi Leonard aurait reçus des Clippers est terminée. Il n’a pas été suspendu, mais doit rembourser 700 000 dollars d’avantages considérés comme irréguliers. Il a ensuite été transféré à Toronto, sa destination privilégiée, où il avait aidé les Raptors à remporter leur unique titre NBA, en 2019. Le club lui a accordé une prolongation de trois ans, dans l’espoir de renouer avec cette réussite.
Les Raptors ont été éliminés au premier tour des Playoffs la saison passée. Ils ont aussi transféré Brandon Ingram et Gradey Dick aux Clippers. En bonne santé, Leonard pourrait donner une nouvelle dimension à l’effectif dans une conférence Est très disputée. Mais sa capacité à rester sur le terrain demeure la principale préoccupation. Malgré la controverse, il a signé l’une de ses meilleures saisons, avec près de 28 points de moyenne et des pourcentages de réussite de 50 %, 39 % et 89 %.
Un dirigeant de la conférence Ouest interrogé par ESPN a résumé le dilemme : « J’ai envie d’aimer Kawhi, parce que son talent est incroyable. Mais il ne respecte pas la règle essentielle du jeu : être disponible. S’il jouait 70 matchs, ce serait l’un des trois meilleurs joueurs de la ligue. Je prendrais le risque. » (« I want to love Kawhi because he’s an incredible talent. However, he doesn’t abide by the rules of the game. Which is to be available. If he played 70 games, he’s a top-three player. I’d take my chances with him. »)
Source : ESPN. Cet article s’appuie sur les informations publiées dans l’article original.






