

Diana Taurasi 2026 : légende du Phoenix Mercury honorée
- WNBA
- août 13, 2026
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Diana Taurasi : Retour sur la légende de la WNBA à l’occasion de sa retraite
Le 25 février 2025, Diana Taurasi, icône incontestée de la WNBA, a mis fin à une carrière exceptionnelle de 20 saisons. Seule joueuse de l’histoire de la ligue à avoir dépassé les 10 000 points, elle compte à son palmarès trois titres de championne WNBA, un titre de MVP en 2009, six médailles d’or olympiques et de nombreuses distinctions individuelles. Ce dimanche, le Phoenix Mercury honorera son héritage en retirant son maillot n°3 et en l’intronisant au ring of honor de la franchise.
Une compétitrice hors pair et une personnalité unique
Selon Sue Bird, amie proche et coéquipière en équipe nationale américaine, la première rencontre avec Taurasi laisse une forte impression. Malgré son image de compétitrice féroce sur le terrain, elle dégage une chaleur et une générosité sincères. Bird raconte notamment un souvenir marquant lors d’un voyage de recrutement à l’université de Connecticut (UConn), où Taurasi a immédiatement su mettre tout le monde à l’aise, partageant même une compilation de rap West Coast dans la voiture (Sue Bird : « She just makes you feel like a thousand bucks »).
Geno Auriemma, entraîneur emblématique de UConn et de l’équipe nationale, se souvient de son audace lors d’un camp Nike All-American, où Taurasi lui a demandé son autograph, une interaction improbable mais révélatrice de son caractère à la fois confiant et espiègle.
Sa sœur, Jessika Taurasi-Skillern, insiste sur le fait que l’image publique de Diana, parfois perçue comme agressive, ne reflète pas sa véritable nature : « Elle a un cœur immense et un sens de l’humour incroyable. Elle n’est pas du tout une personne désagréable en dehors du terrain. »
Un leadership et une intensité inégalés sur le terrain
Les anecdotes de ses coéquipières et adversaires illustrent une joueuse à la fois redoutable et inspirante. Sophie Cunningham, coéquipière au Mercury, décrit une Diana Taurasi « têtue, physique, parfois insupportable » mais aussi capable de plaisanter après les affrontements. Tanisha Wright, ancienne joueuse WNBA, rappelle que Taurasi utilisait son esprit taquin pour déstabiliser ses adversaires, tout en restant une compétitrice acharnée qui pousse ses rivales à se surpasser.
Son coach à Phoenix, Sandy Brondello, souligne sa capacité à rester imparable même quand tout semble perdu, citant une série de playoffs 2018 contre Seattle où Taurasi a su renverser la situation par son talent et son sang-froid.
Une illustration emblématique de sa détermination est racontée par Geno Auriemma lors d’un match serré contre la République tchèque : face à une défense en zone imposée par son coach, Taurasi a défié l’ordre en inscrivant un tir à trois points à 9 mètres, avant de revenir défendre en courant tout le terrain, en hurlant « Sortez de cette putain de zone ! » (Auriemma : « Get out of this f—ing zone »).
Briann January, ancienne coéquipière, insiste sur le travail acharné de Taurasi, qui combinait une préparation méticuleuse et un entraînement intensif, expliquant que sa longévité dans la ligue est le fruit d’une discipline exemplaire.
Une mentor et une amie dévouée
Au-delà de ses exploits, Taurasi s’est révélée une leader et une mentor attentive. Tina Charles, coéquipière à UConn et en équipe olympique, se souvient d’une séance d’entraînement à Istanbul où Taurasi l’a poussée à réussir dix lancers francs consécutifs, une exigence professionnelle qui a contribué à la progression de Charles vers un titre de MVP WNBA.
Paige Bueckers, autre étoile de UConn, témoigne de la relation de confiance et d’exigence que Taurasi sait instaurer, mêlant amour et responsabilité pour faire progresser ses coéquipiers.
Sabrina Ionescu, qui a affronté Taurasi lors d’un match d’exhibition en 2019, évoque l’impact qu’a eu la légende sur elle, notamment lors d’un échange chaleureux sur le terrain, signe de la générosité de Taurasi envers les nouvelles générations.
Une compétitrice redoutée et respectée
Rebekkah Brunson, ancienne joueuse WNBA, résume bien l’attitude de Taurasi : « Elle était insupportable à jouer contre, mais si elle est dans ton équipe, tu sais que tu vas accomplir quelque chose de spécial. » Morgan Valley, ancienne coéquipière à UConn, décrit son côté impitoyable lorsqu’elle est en colère, capable de tout déstabiliser autour d’elle.
Sue Bird rappelle un moment difficile lors de la Coupe du Monde 2006 où l’équipe américaine a été battue par la Russie. Cette défaite a renforcé leur complicité, Taurasi se distinguant ensuite par une performance remarquable lors du match pour la médaille de bronze, avec 28 points et six tirs à trois points.
Un souvenir amusant partagé par Jessika Taurasi-Skillern illustre aussi la polyvalence et la compétitivité de Diana, capable de jongler avec trois balles de hacky sack alors que son beau-frère tentait de la défier.
Une amie fidèle et une personnalité chaleureuse
Sophie Cunningham insiste sur la sincérité et la bienveillance de Taurasi, bien au-delà de son image de guerrière sur le terrain. Morgan Valley évoque sa générosité discrète, que ce soit envers sa famille, ses amis ou des inconnus, offrant par exemple des billets pour des matchs sans hésiter.
Sue Bird raconte leurs années en Russie, où malgré la barrière de la langue et la rudesse du climat, elles trouvaient du réconfort dans leur complicité et leur humour, inventant même un mot, « Spasibo, diva », pour égayer leur quotidien.
Geno Auriemma confie que la relation qu’il a nouée avec Taurasi dépasse le cadre sportif : « On ne peut pas oublier une légende comme elle. Elle est unique et elle nous rend meilleurs. »
Une épouse et une mère dévouée
Sur le plan personnel, Taurasi est aussi reconnue pour son rôle de mère et d’épouse. Sue Bird souligne l’influence positive de Penny Taylor sur elle et l’équilibre qu’elle a su trouver malgré les exigences de la saison WNBA. Elle évoque également la chaleur humaine et la profondeur émotionnelle que Taurasi manifeste en dehors du terrain.
Brittney Griner, coéquipière au Mercury, partage comment Taurasi lui transmet des conseils précieux sur la vie, notamment sur l’importance de déconnecter du basket une fois rentrée à la maison pour profiter pleinement de sa famille : « Rien de tout cela ne compte quand tu rentres chez toi. Ta famille ne se soucie pas des victoires ou des défaites, elle veut juste que tu sois là. »
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






