


Diana Taurasi vise la propriété des Phoenix Mercury en 2026
- WNBA
- août 15, 2026
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Diana Taurasi : une légende du Mercury envisage de rejoindre le groupe de propriétaires
À deux jours du retrait de son maillot n°3 par le Phoenix Mercury, Diana Taurasi, meilleure marqueuse de l’histoire de la WNBA, a confié à ESPN son souhait d’intégrer la propriété de la franchise dans un avenir proche. Bien que sa carrière de joueuse soit terminée, elle n’a pas dit son dernier mot dans le monde du basketball.
Un nouveau chapitre après une carrière exceptionnelle
Lors d’une cérémonie à Phoenix, Taurasi a exprimé son ambition : « La propriété a toujours été dans mes pensées » (« Ownership is always something that’s always been on my mind »). Elle souhaite s’impliquer activement dans l’avenir du Mercury, préférant être présente et influencer la direction de l’équipe plutôt que de simplement investir à distance. « Être à Phoenix serait évidemment l’objectif » (« And obviously being in Phoenix would be the goal »).
Avant de devenir propriétaire, Diana Taurasi entame ce week-end une série d’hommages à sa carrière. Jeudi, la ville a renommé une rue devant le Mortgage Matchup Center en « 10646 Taurasi Way », chiffre correspondant à son total de points en carrière, un record historique en WNBA. Cette initiative fait suite à une première dénomination en 2017, lorsque Taurasi avait dépassé les 7 489 points, devenant la meilleure marqueuse de la ligue.
Vendredi, une des trois terrains extérieurs du centre a été rebaptisée « Diana Taurasi Court », arborant une peinture violette, un logo avec son numéro 3 et une chèvre (GOAT, acronyme de Greatest Of All Time). Enfin, dimanche, son maillot sera retiré et elle sera intronisée au Ring of Honor du Mercury lors de la mi-temps du match contre le Portland Fire, cérémonie suivie d’un hommage post-match.
Une fidélité sans faille au Phoenix Mercury
Diana Taurasi n’avait jamais envisagé que son maillot soit retiré un jour. Dès son arrivée à Phoenix en 2004, elle s’était fixée comme seul objectif de « continuer à être présente » (« keep showing up »). Malgré des moments où elle a songé à quitter la franchise, notamment lorsque les résultats n’étaient pas au rendez-vous, elle est restée fidèle, remportant trois titres WNBA avec le Mercury.
Elle explique : « Les dix premières années, on a gagné trois championnats et on pensait en gagner trois de plus. En tant qu’athlète et compétitrice, c’est l’état d’esprit » (« My first 10 years you win three championships and you think, well, I mean, we’re going to win three more »). Malgré les difficultés, elle souligne que les épreuves ont renforcé l’équipe : « Certains de mes meilleurs souvenirs viennent d’équipes qui n’ont pas gagné le titre parce qu’il y avait ce combat intérieur, cette solidarité nécessaire face à des adversaires plus talentueux » (« Some of my favorite memories were on teams that didn’t win a championship because there was that internal struggle and grit »).
Un palmarès exceptionnel au-delà de la WNBA
Outre ses titres en WNBA, Taurasi compte six médailles d’or olympiques, deux titres de MVP des WNBA Finals, un titre de MVP de la saison régulière, 11 sélections All-Star et 10 nominations dans la All-WNBA First Team. Sa carrière européenne est également remarquable, avec six titres en EuroLeague, sept championnats russes, trois Coupes de Russie, un titre et une Coupe de Turquie. Elle insiste sur l’importance de cette période : « Ces 12 années en Europe, jouant de septembre à mai, représentent l’équivalent de 24 saisons WNBA » (« Those 12 years really are 24 years of WNBA play »).
Une réflexion sur l’héritage et la vie après le basketball
Retraitée depuis peu, Taurasi aborde désormais la question de son héritage avec sérénité. Pour elle, le « legacy » ne se construit pas par des paroles, mais par les actes : « C’est ce que vous faites dans votre vie, sans chercher à être remarqué, qui inspire les autres » (« Legacy is what do you do throughout your life without even knowing that someone can look at and is inspired by it »).
Elle insiste sur l’importance de la victoire : « Rien n’est plus valorisé que la victoire. Pour être le meilleur, il faut gagner, à tout prix » (« There’s nothing that is valued more than winning. You have to win at all costs »). Elle admet aussi que cette quête a souvent demandé des sacrifices personnels.
Depuis sa retraite, elle ressent un soulagement : « Dès que j’ai dit que c’était fini, j’ai eu un poids en moins » (« Then the minute I said I was done, I just had this weight off my shoulders »). Elle reconnaît avoir été stressée et anxieuse pendant sa carrière, sa passion pour le jeu l’ayant souvent submergée.
Un regard positif sur l’évolution de la WNBA
En regardant la ligue aujourd’hui, Taurasi note la dualité des perceptions : « On peut se focaliser sur le chaos et les tensions, ou voir que les arènes sont pleines, que les matchs sont diffusés à la télévision, que la visibilité grandit » (« Do you want to believe in the chaotic, toxic side or look at the packed arenas and growing visibility »).
Elle estime que la WNBA est dans sa meilleure forme : « Les matchs sont à cent points, le style de jeu est fluide, les joueuses peuvent montrer leurs compétences et leur travail » (« The league, from a stylistic standpoint, is what we’ve wanted for a long time »). Elle voit cette évolution comme très positive pour l’avenir du basketball féminin.
Un hommage à venir et une carrière déjà légendaire
Dimanche marque le début d’une série d’honneurs pour Taurasi, qui sera éligible au Naismith Basketball Hall of Fame dès la fin de cette saison WNBA, puis à la Women’s Basketball Hall of Fame après la saison 2027. Elle confie que ces distinctions n’étaient pas son moteur initial : « Je n’ai pas commencé le basketball pour toutes ces choses. Je préférerais que les gens regardent un match et ensuite, on aille dîner » (« I didn’t start playing basketball because I wanted all these things. I’d just rather them put it up and, I don’t know, go have dinner »).
Avec son maillot n°3 désormais retiré, aucun joueur du Mercury ne portera plus ce numéro, scellant ainsi l’héritage d’une des plus grandes figures de la WNBA.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






