

Parker et Delle Donne réclament plus de protection en WNBA 2026
- WNBA
- juin 27, 2026
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Protection des joueuses en WNBA : Candace Parker, Elena Delle Donne et Cheryl Reeve appellent à plus de sécurité
À la veille de leur intronisation au Women’s Basketball Hall of Fame, les deux fois WNBA MVP Candace Parker et Elena Delle Donne, ainsi que l’entraîneure quadruple championne Cheryl Reeve, ont pris la parole pour évoquer les avancées et les manquements dans la protection des joueuses en WNBA, notamment après la suspension d’Alyssa Thomas pour un contact jugé excessif sur Caitlin Clark.
Une nécessité de mieux protéger les joueuses
Le débat s’est intensifié après que la WNBA a suspendu Alyssa Thomas, ailière des Phoenix Mercury, pour un coup porté à Caitlin Clark de l’Indiana Fever. Parker, Delle Donne et Reeve ont unanimement souligné que la ligue doit améliorer la protection des joueuses et sanctionner plus fermement les contacts violents.
Candace Parker, qui a terminé sa carrière en 2023 avec trois titres WNBA (Los Angeles en 2016, Chicago en 2021 et Las Vegas en 2023), rappelle que la physicalité a toujours fait partie du jeu, mais que la visibilité accrue et les nouveaux fans exigent un meilleur encadrement. « La physicalité a toujours été là, mais cela ne veut pas dire que ça doit rester ainsi » (The physicality has always been there… does not mean that it has to be that way).
Elena Delle Donne, également retraitée en 2023 et championne WNBA avec Washington en 2019, a souffert de problèmes de dos tout au long de sa carrière. Elle aurait préféré une plus grande liberté de mouvement sur le terrain : « Mon dos aurait bien aimé ça » (Trust me, my back wishes I had had a little more of that). Elle insiste sur le fait que le spectacle doit privilégier le talent et non les blessures : « On veut voir les joueuses exprimer leur talent, pas se faire malmener » (We want to see them do what they can do. We don’t want to just see them get beat up).
Des incidents récents et une prise de conscience progressive
Cheryl Reeve, entraîneure des Minnesota Lynx, a déjà alerté la ligue après une blessure de Napheesa Collier sur un contact non sanctionné lors des demi-finales WNBA de la saison passée. Elle avait vivement critiqué l’arbitrage et la direction de la ligue, ce qui lui avait valu une suspension d’un match. Cette saison, elle soutient que la situation s’améliore, avec une meilleure communication entre les équipes et la ligue, mais réclame plus de transparence publique.
Le dernier incident impliquant Alyssa Thomas, qui a semblé frapper Clark au cou lors d’une lutte pour le ballon, n’a pas été sifflé sur le moment, mais a conduit à une suspension d’un match après examen par la ligue. Reeve et Stephanie White, coach de l’Indiana Fever, ont qualifié cette absence de sanction immédiate d’« inacceptable » (egregious) et estiment que ce type de fautes ne devrait pas dépendre d’une revue a posteriori.
Une ligue en pleine croissance sous le regard du public
Pour Parker, désormais analyste pour les retransmissions de basketball féminin et masculin, et Delle Donne, directrice de l’équipe nationale 3×3 féminine américaine, la popularité croissante de la WNBA s’accompagne d’une exposition médiatique et d’un débat public accrus. Cette visibilité entraîne des critiques parfois dures, mais elle est aussi la clé du développement du sport féminin. « La croissance du basketball féminin vient des opinions diverses, même si ce n’est pas toujours agréable » (The reason why there’s been a growth in women’s basketball is because of more opinions).
Parker souligne aussi que les joueuses sont souvent jugées au-delà de leur performance sportive, ce qui complique leur position : « Les femmes ont dû se battre pour tout, et on les juge aussi sur d’autres aspects que le basketball » (Because women have had to fight for everything within our country, we’re being judged on other stuff that isn’t just basketball).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






