


WNBA 2026 : polémique sur les maillots trans au match Dream-Fever
- WNBA
- août 18, 2026
- No Comment
- 0
- 4 minutes read
La WNBA condamne l’intervention de la sécurité contre des fans portant des messages sur les athlètes transgenres
Lors du match opposant l’Atlanta Dream à l’Indiana Fever dimanche dernier, au moins trois spectateurs ont été sommés par le personnel de sécurité de la WNBA de couvrir des messages inscrits sur leurs t-shirts concernant la participation des femmes transgenres dans le sport féminin. La ligue a réagi lundi en affirmant que ces fans auraient dû être libres de porter ces messages.
Une intervention de la sécurité jugée inappropriée
Dans un communiqué officiel, la WNBA a reconnu que la demande faite par la sécurité de cacher les messages « n’aurait pas dû avoir lieu » (« This should not have happened »). Deux personnes portaient des t-shirts exprimant que les compétitions féminines devraient être réservées aux personnes assignées femmes à la naissance, tandis qu’une autre affichait un soutien aux personnes transgenres.
Un débat sensible au sein de la ligue
La question de la participation des femmes transgenres — c’est-à-dire des personnes assignées hommes à la naissance ayant transitionné pour correspondre à leur identité de genre — dans la WNBA fait l’objet de débats récents. À ce jour, aucun joueur transgenre n’a évolué dans la ligue. Le contrat collectif de travail de la WNBA précise que la ligue est réservée aux femmes, sans détailler les critères liés à l’identité de genre ou au sexe assigné à la naissance.
Plusieurs joueuses assignées femmes à la naissance ont par ailleurs fait leur coming out en tant que transgenres ou non-binaires.
Des tensions déjà visibles dans la ligue
Sophie Cunningham, joueuse de l’Indiana Fever, s’était exprimée dans un portrait ESPN publié le mois dernier en affirmant son opposition à la participation des filles et femmes transgenres dans les compétitions féminines. Cette prise de position a entraîné de petites manifestations lors des matchs du Fever à Seattle et Portland. Par ailleurs, Celeste Keaton, copropriétaire minoritaire du Seattle Storm, a écopé d’une suspension de cinq matchs après avoir confronté des fans portant des pancartes en soutien à Cunningham.
La WNBA rappelle ses principes d’inclusion
La ligue a informé le personnel de sécurité présent à Atlanta que leur intervention était erronée. De son côté, l’Atlanta Dream a précisé que ses propres employés n’étaient pas impliqués dans cette décision. Dans un communiqué, l’équipe a déclaré : « L’Atlanta Dream croit en la création d’un environnement sûr et inclusif pour tous. Malheureusement, lors du match d’hier soir, la sécurité de la WNBA a agi de manière contraire à ces standards. À aucun moment le personnel du Dream n’a été impliqué dans les décisions prises par la sécurité de la ligue » (« The Atlanta Dream believes in creating a safe and inclusive environment for everyone. Unfortunately, at last night’s game, WNBA security took actions that fell short of that standard. At no point was Dream personnel involved in the decisions made by WNBA security »).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






