Boston et Mitchell déçues par les sifflets des fans Fever

Boston et Mitchell déçues par les sifflets des fans Fever

  • WNBA
  • août 13, 2026
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Aliyah Boston et Kelsey Mitchell défendent Stephanie White face aux huées des fans des Fever

Lors du match à domicile des Indiana Fever mardi, l’entraîneure Stephanie White a été accueillie par des huées, une réaction qui a déçu ses joueuses vedettes Aliyah Boston et Kelsey Mitchell. Ces dernières ont exprimé leur soutien à leur coach, au cœur d’une controverse liée à un incident survenu lors d’un précédent match face aux Chicago Sky.

Un soutien affirmé malgré la polémique

Stephanie White avait livré un monologue passionné de deux minutes et demie pour se défendre après des critiques concernant son soutien jugé insuffisant envers la joueuse Sophie Cunningham, victime d’un coup à la tête et au cou lors du match contre Chicago. L’arbitre avait requalifié la faute initiale en Flagrant 2, entraînant l’expulsion de DiJonai Carrington, joueuse des Sky.

Aliyah Boston a exprimé son mécontentement : « Je pense que Steph fait un excellent travail avec nous. Nous l’aimons et l’apprécions, donc entendre ces huées, c’était vraiment agaçant et irrespectueux. Mais pour nous, l’essentiel reste l’essentiel, et nous avons dit que nous allions sortir et décrocher la victoire » (I think Steph does a great job with us. We love her and appreciate her and so to hear [boos], it was really annoying, honestly, and disrespectful. But for us, the main thing is the main thing, and we said we’re going to come out here and get that win).

Les Fever ont confirmé leur détermination en remportant une victoire éclatante 106-92 contre les New York Liberty, champions de la Commissioner’s Cup.

Un vestiaire uni derrière leur coach

Après la rencontre, Sophie Cunningham et la triple All-Star Caitlin Clark ont également apporté leur soutien à Stephanie White. Cunningham a indiqué qu’elle ne contestait pas les propos de son coach sur la décision arbitrale, estimant que la faute n’était pas intentionnelle de la part de Carrington.

DiJonai Carrington avait suscité une polémique supplémentaire en publiant sur les réseaux sociaux le message « WHITE PRIVILEGE » en taguant le compte des Fever après son expulsion, avant de préciser qu’elle ne prétendait pas que la faute relevait de ce phénomène.

Stephanie White avait reconnu ne pas avoir visionné le replay de l’incident avant sa conférence de presse, qualifiant la faute d’« éhontée » une fois qu’elle l’a vue. Ce retard dans sa réaction a alimenté la controverse, poussant même le lieutenant-gouverneur de l’Indiana, Micah Beckwith, à réclamer publiquement son licenciement.

Pourtant, Clark, Cunningham, Boston et Mitchell défendent fermement leur coach. Mitchell a confié à White avant le match : « Je lui ai dit en face : ‘Coach, tu sais que c’est pour toi’, en parlant de la confiance et de la conscience qu’elle n’est pas seule. Ça m’a vraiment blessée de la voir émotionnellement affectée, se sentir non valorisée et non désirée dans un endroit où elle doit coacher. C’est son travail, elle doit aussi être présente, et les gens ne réalisent pas toujours cela, mais c’est notre rôle de le lui rappeler » (I told her to her face, I said, ‘Coach, you know this is for you,’ in terms of a sense of confidence, a sense of awareness that she’s not alone. It really hurt my feelings to see her kind of have emotions in terms of not feeling valued and not feeling wanted in a place where she has to coach. At the end of the day, this is her job and she has to show up, too, and I think people don’t really realize that but it’s our job to remind her).

Une figure emblématique de l’Indiana sous pression

Les huées ont surpris, notamment compte tenu du parcours remarquable de Stephanie White dans son État natal, berceau du basketball. Ancienne meilleure marqueuse de l’histoire du basket féminin au lycée Seeger, situé entre Indianapolis et le campus de Purdue à West Lafayette, elle a mené les Boilermakers au titre national en 1998-99. Membre des premiers Fever en 2000, elle fut aussi assistante lors du titre WNBA de 2012.

Élue coach de l’année en 2023, elle a repris les rênes d’Indiana la saison dernière, menant une équipe très affectée par les blessures à une victoire près d’une place en WNBA Finals.

Caitlin Clark a exprimé son désaccord avec les huées, tout en comprenant la réaction des fans : « Je déteste que nos supporters aient sifflé, honnêtement, et vous pouvez ne pas être d’accord, je comprends. C’est le sport professionnel, les gens vont siffler. Mais au final, c’est notre entraîneure principale, nous la soutiendrons toujours, et cela ne divisera jamais notre vestiaire » (I hated that our fans booed, to be honest, and you can disagree with this and that, I get it. It’s professional sports, people are going to boo. But, at the end of the day, that’s our head coach and we’re going to ride for her and we’re always going to have her back and that’s never going to tear our locker room apart).

Source : ESPN

Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.

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