

Micah Nori nommé coach des Trail Blazers en 2026
- NBA
- juin 26, 2026
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Micah Nori obtient enfin sa chance de devenir head coach en NBA après 28 ans d’attente
Après près de trois décennies passées dans l’ombre, Micah Nori a été nommé head coach des Portland Trail Blazers, mettant fin à une longue attente ponctuée de nombreuses places de second choix. Ce jeudi, il a été présenté officiellement en conférence de presse aux côtés du général manager Joe Cronin, prêt à relever le défi avec une équipe qualifiée pour les Playoffs.
Un parcours patient et déterminé
Micah Nori a confié que plusieurs franchises NBA l’avaient considéré comme leur deuxième option avant que Portland ne lui offre sa première véritable opportunité. Il a notamment évoqué son entretien avec les New York Knicks en 2025, où il lui avait été dit : « Micah, tu es notre No. 2. Tu as été phénoménal, mais Mike Brown a déjà cette expérience. Nous ne t’avons jamais vu dans ce rôle » (« Micah, you are our No. 2. You were phenomenal, but Mike Brown’s done it before. We’ve never seen you in that seat »). Malgré ces refus répétés, il n’a jamais été découragé : « Est-ce que je me décourage ? Absolument pas. On ne reste pas 28 ans dans ce métier en se décourageant ».
Son parcours a débuté en 1998 comme stagiaire chez les Toronto Raptors, avant de passer cinq saisons chez les Minnesota Timberwolves. Il a également postulé pour plusieurs postes de head coach, notamment avec les Knicks, les Chicago Bulls et les Los Angeles Lakers.
Un contrat atypique et une réponse aux critiques
Le contrat de Nori avec Portland comporte une seule année garantie, suivie de deux options d’équipe consécutives. Le salaire de base est inférieur au marché, mais il inclut des primes liées aux performances collectives, selon des sources ESPN. Cette situation a suscité des critiques, notamment de la part de J.B. Bickerstaff, head coach des Detroit Pistons et président de la National Basketball Coaches Association, qui a qualifié ce contrat de « gifle à notre valeur ».
Nori, membre du conseil d’administration de cette association, a indiqué avoir discuté avec Bickerstaff, mais que cela n’avait aucune influence sur lui. De son côté, Joe Cronin a fermement démenti que les conditions du contrat aient limité le choix du club, affirmant que Portland avait recruté l’entraîneur qu’il souhaitait.
Un défi motivant à Portland
Après avoir longtemps affronté Portland en tant qu’adversaire, Nori se dit désormais impatient d’être « de l’autre côté ». Il a reconnu la difficulté de jouer dans cette enceinte, où l’ambiance est très intense, mais s’est engagé à faire jouer son équipe avec intensité, intelligence et cohésion pendant toute la durée des matchs.
Il a identifié plusieurs axes d’amélioration, notamment la réduction des pertes de balle et l’amélioration du pourcentage à trois points. La saison prochaine verra également le retour de Damian Lillard, blessé à l’Achille gauche la saison dernière et actuellement quatrième meilleur tireur à trois points de l’histoire de la NBA.
Les Blazers ont retrouvé les Playoffs cette saison pour la première fois en cinq ans sous l’intérim de Tiago Splitter, qui a quitté le club pour rejoindre les Bulls. Splitter a mené Portland à un bilan de 42 victoires pour 40 défaites avant une élimination en cinq matchs au premier tour face à San Antonio.
Une opportunité unique pour un premier poste de head coach
Nori a souligné la chance qu’il a d’arriver dans une équipe déjà qualifiée pour les Playoffs, avec un effectif renforcé par un futur Hall of Famer, dans une ville et auprès d’un public passionnés. « Les choses arrivent pour une raison, comme me le dit toujours ma femme. Nous avons un roster de Playoffs, un futur Hall of Famer, une grande ville, un grand public et un soutien incroyable. C’est une opportunité que je ne pouvais pas refuser. Je suis ravi de la saisir. C’est pour ça que j’en ai la gorge nouée, c’est mieux que tout ce que j’aurais pu imaginer ».
Lors des Playoffs 2024, Nori avait déjà eu un avant-goût du rôle de head coach en prenant les commandes sur le terrain après la blessure au genou de Chris Finch, alors head coach des Timberwolves. Cette expérience lui a permis de se rendre compte qu’il était prêt pour ce poste, notamment lors d’un match 7 à haut enjeu en conférence Ouest. Il a insisté sur l’importance de faire confiance à son staff et de ne pas tout contrôler soi-même.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






