

NBA 2026 : Bilan des signatures et prolongations clés
- NBA
- juin 21, 2026
- No Comment
- 64
- 6 minutes read
Début de la free agency NBA 2026 : premiers bilans des signatures et prolongations
La période des transferts NBA est officiellement lancée. Après la victoire des New York Knicks face aux San Antonio Spurs en Finales, les franchises s’activent avant la draft programmée mardi et mercredi sur ABC/ESPN. Le 30 juin marque une date clé : c’est le dernier jour pour qu’un joueur en dernière année de contrat puisse prolonger, mais aussi le premier jour où les équipes peuvent négocier avec les agents libres hors de leur franchise. La frénésie de la free agency est donc sur le point de commencer.
Nous passons en revue les premières signatures et prolongations majeures de cette intersaison, en évaluant leurs conséquences pour les équipes et joueurs concernés. La notation prend en compte l’impact sportif du joueur, son âge, les implications financières du contrat ainsi que la stratégie à court et long terme des franchises. Quelle est la prise de risque ? Ce mouvement renforce-t-il ou affaiblit-il les chances de titre, dès la saison prochaine ou à plus long terme ?
CJ McCollum prolonge d’un an avec les Hawks
Contrat : 1 an, 21 millions de dollars
Note : A
CJ McCollum a joué un rôle inattendu mais crucial pour Atlanta la saison dernière, notamment lors de la seconde moitié de saison après le All-Star Game. En playoffs, il s’est même révélé être le joueur le plus précieux, réussissant là où personne d’autre n’a pu : avec des paniers décisifs dans la dernière minute de plusieurs matchs, il a permis aux Hawks de battre à plusieurs reprises les Knicks.
Initialement, son arrivée dans l’échange impliquant Trae Young semblait surtout destinée à équilibrer les salaires, sans attendre de contribution majeure sur le terrain. Pourtant, McCollum s’est parfaitement intégré au système atypique d’Atlanta. Une ligne de cinq joueurs composée de McCollum, Dyson Daniels, Nickeil Alexander-Walker, Jalen Johnson et Onyeka Okongwu affiche un net rating de +21,4 selon Cleaning the Glass, deuxième meilleure performance pour un quintette avec au moins 500 possessions. Sur un échantillon plus large, le trio McCollum-Alexander-Walker-Johnson, réunissant un vétéran et les deux meilleurs joueurs des Hawks, a un net rating de +14,5 selon NBA Advanced Stats.
Pour la saison prochaine, Atlanta continuera d’utiliser ces lineups efficaces. La polyvalence de McCollum, capable de jouer avec ou sans ballon, héritée de ses années en tant que lieutenant de Damian Lillard à Portland, en fait un atout précieux. Il peut mener l’attaque ou laisser la main à Jalen Johnson, leader aux passes depuis le départ de Young, tout en accompagnant un jeune meneur choisi au 8e pick de la draft si besoin.
À 35 ans au début de la saison prochaine, McCollum est passé de son pic de performance, mais son contrat d’un an est un excellent pari. Après avoir gagné 30,7 millions la saison passée, son salaire baisse à 21 millions en 2026-27, ce qui conserve la flexibilité financière des Hawks. ESPN rappelle qu’Atlanta est dans une situation financière enviable parmi les équipes de playoffs. Le risque est minime puisque le club ne s’engage pas sur le joueur dans la fin de sa carrière où le déclin devrait s’accélérer.
Les Suns sécurisent deux meneurs clés
Collin Gillespie
Contrat : 4 ans, 48 millions de dollars
Note : A-
Jordan Goodwin
Contrat : 3 ans, 19 millions de dollars
Note : B+
Collin Gillespie, non drafté à sa sortie universitaire, a connu une saison 2025-26 remarquable, avec une moyenne de 12,7 points par match et un tir à 3 points à 40 %. Il figure parmi les meilleurs tireurs catch-and-shoot avec 46 % de réussite, troisième sur 121 joueurs avec au moins 200 tentatives, derrière Luke Kennard et Jamal Murray. Ses statistiques avancées confirment sa valeur.
Pour Gillespie, ce contrat de 48 millions sur quatre ans représente un changement de vie, récompensant sa progression après trois saisons sur un two-way contract. Pour Phoenix, il comble un besoin important de gestion du ballon aux côtés de Devin Booker, qui, avec 6 passes décisives de moyenne, n’est pas un meneur traditionnel capable de monopoliser la balle.
Jordan Goodwin, également meneur de 27 ans, est un profil plus atypique. Moins spectaculaire offensivement, il s’est amélioré à 3 points (37 % la saison dernière) et se distingue surtout par sa défense et son exceptionnelle capacité à capter les rebonds offensifs. Mesurant 1,91 m, il a été classé 15e parmi les joueurs qualifiés avec un taux de rebonds offensifs de 9,4 %, tous ceux devant lui étant des pivots.
Ces signatures à des tarifs raisonnables sont positives pour les Suns, mais elles pourraient compliquer la suite de leur intersaison, notamment avec la prolongation attendue du pivot titulaire Mark Williams, qui sera agent libre restreint. Phoenix se trouve à 18 millions de dollars du seuil de la luxury tax et à 26 millions du premier apron. Malgré une saison régulière au-delà des attentes avec 45 victoires et une 8e place à l’Ouest, leur élimination en sweep au premier tour par Oklahoma City et l’absence de perspectives claires de montée en puissance interrogent sur leur stratégie. Les Suns sont-ils prêts à reconduire ce groupe tout en acceptant les pénalités financières associées ?
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






