

NBA 2026 : notes des transferts et prolongations clés
- NBA
- juin 24, 2026
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Début de la free agency NBA 2026 : premières analyses des signatures et prolongations
La période des transferts NBA 2026 est officiellement lancée. Après la victoire des New York Knicks face aux San Antonio Spurs en Finales, les franchises accélèrent leurs mouvements avant la draft prévue mardi et mercredi sur ABC/ESPN. Le 30 juin marque une date clé : dernier jour pour les joueurs en dernière année de contrat de négocier une extension, et première journée pour discuter avec les agents libres hors de leur franchise. Le véritable tourbillon de la free agency va donc bientôt débuter.
Nous évaluons ici les premières signatures et prolongations majeures de cette intersaison, en analysant leurs impacts sportifs et financiers pour les équipes et joueurs concernés. Chaque note tient compte de plusieurs critères : l’influence sur le terrain et l’âge du joueur, les conséquences économiques du contrat, ainsi que la stratégie à court et long terme des franchises. Quelle prise de risque ? Quelle amélioration ou détérioration des chances de titre immédiates ou futures ?
CJ McCollum prolonge d’un an avec les Atlanta Hawks
Contrat : 1 an, 21 millions de dollars
Note : A
Arrivé dans l’échange impliquant Trae Young, CJ McCollum n’était initialement qu’un élément d’équilibrage salarial pour Atlanta. Pourtant, il s’est révélé un joueur-clé lors de la seconde partie de saison, notamment en playoffs où il a inscrit plusieurs paniers décisifs en fin de match, permettant aux Hawks de battre les Knicks à plusieurs reprises. Son rôle a été essentiel dans la dynamique positive d’Atlanta après le All-Star break.
McCollum s’est parfaitement adapté au système atypique des Hawks. Selon Cleaning the Glass, la formation McCollum-Daniels-Alexander-Walker-Johnson-Okongwu affiche un net rating de +21,4, deuxième meilleure ligne parmi celles ayant disputé au moins 500 possessions. En élargissant l’échantillon, le trio McCollum-Alexander-Walker-Johnson, qui associe le vétéran aux deux jeunes talents majeurs, a un net rating de +14,5 (NBA Advanced Stats).
À 35 ans au début de la prochaine saison, McCollum reste un atout précieux capable de jouer autant en meneur principal qu’en rôle secondaire. Son expérience, notamment en tant qu’adjoint de Damian Lillard à Portland, est un avantage pour encadrer un jeune meneur issu du pick n°8 à la draft. Le salaire de 21 millions de dollars est en baisse par rapport aux 30,7 millions perçus la saison passée, offrant ainsi une flexibilité financière à Atlanta, qui reste dans une bonne position budgétaire pour un club de playoffs (selon ESPN).
Cette prolongation d’un an illustre parfaitement l’adage sportif : il n’y a presque jamais de mauvais contrat d’un an. Elle évite à Atlanta de s’engager à long terme dans les années où le déclin de McCollum pourrait s’accentuer.
Les Phoenix Suns sécurisent deux arrières clés
Collin Gillespie : 4 ans, 48 millions de dollars
Note : A-
Jordan Goodwin : 3 ans, 19 millions de dollars
Note : B+
Collin Gillespie, longtemps sous-estimé, a connu une véritable révélation en 2025-26 avec 12,7 points de moyenne et un taux de réussite à 40 % à trois points. Sa précision sur les tirs catch-and-shoot (46 %, troisième meilleur taux parmi 121 joueurs avec au moins 200 tentatives) témoigne de son efficacité. Non drafté, il a gravi les échelons après trois saisons en two-way contract avant de s’imposer. Son nouveau contrat de 48 millions sur quatre ans représente un véritable changement de vie.
Pour Phoenix, Gillespie est un complément essentiel à Devin Booker, meilleur passeur de l’équipe (6,0 assists par match) mais qui ne doit pas monopoliser le ballon à chaque possession. Ce contrat couvre les meilleures années du joueur, qui fête ses 27 ans cette semaine, à un coût raisonnable.
Jordan Goodwin, également âgé de 27 ans, est un profil plus atypique pour un meneur : peu scoreur et créateur, mais défenseur solide et remarquable rebondeur offensif. Avec un taux de 9,4 % de rebonds offensifs, il se classe 15e parmi les joueurs qualifiés, devant des joueurs beaucoup plus grands, ce qui est exceptionnel pour un joueur mesurant 1,91 mètre.
Le double renouvellement est une bonne opération pour les Suns, même si ces contrats pourraient compliquer la gestion salariale, notamment avec Mark Williams, leur pivot titulaire, qui entre en restricted free agency. L’équipe se trouve à seulement 18 millions de dollars du seuil de la luxury tax et 26 millions du premier palier d’imposition, posant la question de leur volonté à assumer ces coûts pour rester compétitifs.
Malgré une saison régulière largement au-dessus des attentes (45 victoires, 8e place à l’Ouest), Phoenix a été balayé au premier tour des Playoffs par Oklahoma City, et ne dispose pas encore d’un plan clair pour franchir un cap vers la contention au titre.
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






