Six players finally getting their time in the spotlight in the WNBA Finals

Six players finally getting their time in the spotlight in the WNBA Finals

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  • octobre 20, 2026
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Six joueuses s’imposent dans l’ombre des stars des WNBA Finals

Un rebond décisif de Kaila Charles, les 26 points de Gabby Williams et le triple-double presque réalisé par Jordin Canada illustrent l’importance de joueuses dont le parcours n’a pas toujours été linéaire. Au fil des WNBA Finals entre les Golden State Valkyries et l’Atlanta Dream, six joueuses ont trouvé leur place et leur rôle, jusqu’à devenir des éléments clés de leur équipe.

Lors du Game 1, samedi, les Valkyries ne comptaient que deux points d’avance dans les dernières secondes. Après un tir à trois points manqué par Atlanta, Charles a empêché Angel Reese, meilleure rebondeuse de la ligue lors des trois saisons précédentes, de récupérer le ballon et d’égaliser. Ce rebond a permis à Gabby Williams d’obtenir deux lancers francs et de sceller la victoire de Golden State. Charles a capté trois rebonds défensifs dans la dernière minute et sept secondes d’une rencontre disputée.

« Kai joue avec du cœur et de l’énergie. Nous nous appuyons beaucoup sur elle quand elle entre en jeu : elle change le cours du match », a salué l’entraîneuse de Golden State, Natalie Nakase (« Kai is all about heart and hustle. We’ve really been leaning on [her] in moments when she comes in. She changes the game. »).

Le Game 2, lundi, a vu Jordin Canada inscrire 13 points, délivrer 10 passes décisives et prendre sept rebonds. Sa performance a contribué au succès de l’Atlanta Dream, 79-65, qui a égalisé à 1-1 dans la série. Selon ESPN, ces six joueuses incarnent des trajectoires et des moments d’éclosion différents, mais toutes ont trouvé leur place au bon moment.

Gabby Williams, au sommet de son jeu

Gabby Williams estime qu’il ne s’agit pas tant d’un épanouissement tardif que d’un manque de reconnaissance par le passé. Les chiffres témoignent néanmoins de son influence grandissante : sa production n’a jamais été aussi forte et elle est devenue l’une des favorites des supporters des Valkyries. À 29 ans, pour sa première saison dans la baie de San Francisco et sa huitième en WNBA, elle a trouvé un environnement qui lui convient.

Sélectionnée au quatrième rang de la Draft 2018 par le Chicago Sky après son passage à UConn, Williams y a joué trois saisons. Transférée aux Los Angeles Sparks avant la saison 2021, elle n’a pas disputé cette campagne en WNBA, se consacrant aux Jeux olympiques avec l’équipe de France. Son expérience avec la sélection française a contribué à élargir son jeu et à renforcer son sentiment d’être appréciée. Les Sparks l’ont ensuite transférée au Seattle Storm avant la saison 2022. Elle y est restée jusqu’en 2025, malgré seulement 10 matches disputés en 2023 et 12 en 2024.

En 2025, Williams a franchi un cap : elle a joué les 44 matches de la saison, participé pour la première fois à l’All-Star Game et été sélectionnée dans la première équipe All-Defensive. Elle a aussi signé des records personnels de points, de passes décisives et d’interceptions. Cette saison, elle a porté sa moyenne à 14,4 points par match, un nouveau record personnel, et a de nouveau intégré la première équipe All-Defensive. Pour sa première apparition en WNBA Finals, elle a mené les Valkyries avec 26 points lors du Game 1.

« Son mode “tueuse” monte d’un cran à chaque match. Elle m’a dit : “Vas-y franchement avec moi. En match, j’ai besoin qu’on me parle directement.” » (« Her ‘killer’ mode goes up a level every game. The best thing she told me is, ‘Just go at me. Like in games, I need directness.’ »), a raconté Nakase. L’entraîneuse apprécie cette franchise : « Ce sont les joueuses les plus faciles à coacher : on peut leur parler directement, sans perdre de temps. » (« Those are the best players to coach, because you can just say [something] right away and it doesn’t waste time. »)

Jordin Canada, une saison « des plus gratifiantes »

Jordin Canada n’a jamais eu à s’inquiéter de trouver une place en WNBA : au cours de ses neuf saisons, elle a été titulaire dans plus de 70 % de ses matches. Mais sa saison 2026, marquée par sa progression et sa résilience après des blessures, est la plus aboutie. Entraîneur du Dream, Karl Smesko la décrit comme « tout ce qu’on peut attendre d’une meneuse » (« She’s just everything you’d want from a point guard. »).

Choisie au cinquième rang de la Draft 2018 par Seattle après son passage à UCLA, Canada a remporté deux titres WNBA en quatre saisons comme remplaçante de Sue Bird, membre du Hall of Fame. « J’ai beaucoup mûri. J’ai appris énormément. Cette fois, j’ai un rôle différent de celui de mes deux premiers titres, où je sortais du banc et cherchais comment m’intégrer », a-t-elle expliqué (« I’m a lot older now. I’ve learned a lot. Obviously, I’m in a different role than I was my first two championships of coming off the bench and trying to figure out where I can get in. »).

Après deux saisons aux Los Angeles Sparks, elle a été transférée à Atlanta avant la campagne 2024. Les blessures l’ont limitée à 20 matches en 2024 et à 28 en 2025. Cette année, elle a manqué un seul match. Avec 31,1 minutes de jeu en moyenne, elle a inscrit 11,6 points et délivré 7,3 passes décisives par rencontre en saison régulière, un record personnel. En Playoffs, ses moyennes sont montées à 16,7 points et 8,7 passes décisives.

« Mon leadership a grandi avec les années : je parle davantage, je communique plus et j’apporte à cette équipe mon expérience des titres. […] C’est la saison la plus gratifiante que j’aie vécue », a déclaré Canada (« My leadership has grown over the years, being able to talk more, communicate more, bring my championship experience to this team. Those are just some of the ways that I feel that I have grown. It’s been the most rewarding year that I’ve had. »).

Veronica Burton, le travail intelligent

Trois fois meilleure défenseuse de la Big Ten à Northwestern, Veronica Burton a été sélectionnée au septième rang de la Draft 2022 par les Dallas Wings et y a joué deux saisons. Coupée juste avant la campagne 2024, elle a rejoint le Connecticut Sun. La franchise l’a ensuite laissée disponible lors de la Draft d’expansion, et les Valkyries l’ont choisie.

« Quand une porte se ferme, cela ne veut pas dire que toutes les autres sont fermées. Le parcours ne se déroule pas forcément comme on l’avait imaginé, mais j’espère que les gens pourront tirer quelque chose de mon histoire », a-t-elle confié (« It’s about understanding that when one door closes, that doesn’t mean all of them are closed. It may not go exactly as you initially imagined, but I hope people can learn from my journey. »).

Élue Most Improved Player de la WNBA en 2025, Burton a également figuré dans l’équipe All-Defensive lors des deux dernières saisons. En 2026, elle a établi son record de points en saison régulière, avec 12,2 par match, et s’est classée neuvième de la ligue aux passes décisives, avec 5,7. Ses moyennes ont baissé en Playoffs, mais son apport aux Valkyries est resté important.

Natalie Nakase explique avoir cherché à comprendre la manière dont Burton apprend et ce dont elle avait besoin de la part de son entraîneuse. Burton lui aurait répondu : « J’ai simplement besoin qu’une coach croie en moi » (« I just need someone to believe in me as a coach. »). Nakase souligne son éthique de travail : « Elle venait parfois trop tôt, dès huit heures du matin. Elle a appris à me faire confiance : il ne faut pas toujours être celle qui travaille le plus dur, mais celle qui travaille le plus intelligemment » (« She learned to trust me that you don’t always have to be the ‘hardest’ worker, you have to be the smartest worker. »).

Kiah Stokes, une connexion immédiate

Kiah Stokes possède une expérience des titres rare dans cette série : trois titres NCAA avec UConn et trois titres WNBA avec les Las Vegas Aces. Sélectionnée au 11e rang de la Draft 2015 par le New York Liberty, elle y a passé cinq saisons complètes, en dehors de la campagne 2019 qu’elle a manquée. En juin 2021, après neuf matches, elle a été libérée par la franchise. Deux jours plus tard, Las Vegas l’a recrutée.

Stokes a remporté les titres WNBA 2022, 2023 et 2025 avec les Aces. Elle y a joué un rôle précieux, même si elle évoluait dans l’ombre d’A’ja Wilson, WNBA MVP à plusieurs reprises. Désormais titulaire à temps plein à Golden State, elle a disputé 22,3 minutes par match en saison régulière, sa moyenne la plus élevée depuis 2020. Ses statistiques offensives — 3,6 points et 5,8 rebonds par match — ne résument pas son impact : écrans, passes, aides défensives et protection du cercle sont autant de contributions essentielles pour les Valkyries.

Malgré la défaite lors du Game 2, Stokes a rejoint Brittney Griner, en 2014, parmi les seules joueuses de l’histoire de la WNBA à réussir au moins quatre contres lors de deux matches consécutifs des WNBA Finals. Elle avait connu Nakase lorsque celle-ci était assistante aux Aces. « Nous avons tout de suite trouvé notre rythme. Nous nous comprenons. Elle comprend le jeu et l’éthique de travail », a-t-elle expliqué (« We clicked immediately. We understand each other. She understands the game. She understands the work ethic. »).

Naz Hillmon, une remise en question payante

Naz Hillmon a contribué à faire de Michigan une équipe de premier plan, menant les Wolverines à leur premier Sweet 16 en 2021 puis à leur premier Elite Eight en 2022. Le Dream l’a choisie au 15e rang de la Draft 2022. Cette sélection s’est révélée précieuse : avec 201 matches de saison régulière disputés, Hillmon est la joueuse de sa classe de Draft qui en compte le plus.

Meilleure marqueuse à l’université avec 18,3 points par match, elle a dû se réinventer en WNBA, où Rhyne Howard, première choix de la même Draft, s’est imposée comme l’une des principales marqueuses d’Atlanta. Hillmon a mis l’accent sur la défense, les écrans et la création pour ses coéquipières. Elle a également considérablement amélioré son tir à trois points : après n’en avoir réussi qu’un lors de ses trois premières saisons, elle en a inscrit 53 en 2025 puis 52 en 2026.

« Il faut se regarder en face et comprendre qu’à ce niveau, tout le monde ne peut pas être une star. C’est une remise en question. J’ai toujours voulu faire ce dont mon équipe avait besoin. Quand on est une intérieure de petite taille, il faut se demander comment rester le plus longtemps possible dans cette ligue », a-t-elle expliqué (« It takes looking in the mirror and seeing that everybody can’t be a star player once you get to this level. It’s a reality check, but I feel I’ve always been someone who is selfless in doing whatever my team needs me to do. Being an undersized post player, how do I stay in this league as long as I possibly can? »).

Hillmon a été élue Sixth Player of the Year de la WNBA la saison dernière. Cette année, elle a été titulaire lors de tous les matches du Dream sauf trois et a établi son record personnel avec 9,1 points par rencontre. Karl Smesko estime qu’elle a beaucoup progressé ces deux dernières saisons, notamment comme coupeuse, rebondeuse offensive et défenseuse chargée des meilleures joueuses adverses.

Kaila Charles, tenir le cap

Kaila Charles a été titulaire lors des 135 matches disputés à Maryland et a figuré trois fois dans la première équipe All-Big Ten. Mais cette arrière de 1,85 m, qui n’avait inscrit que 10 tirs à trois points durant son parcours universitaire, a dû attendre le 23e choix de la Draft 2020, l’avant-dernier du deuxième tour. Elle a pourtant disputé davantage de matches de saison régulière en WNBA — 135 — que 18 des 22 joueuses sélectionnées avant elle.

Après ses deux premières saisons au Connecticut Sun, elle a connu de brefs passages à Atlanta, pour un match en 2022, puis à Seattle, pour quatre matches en 2023. Elle n’a pas joué en WNBA en 2024. Recrutée par Dallas en 2025, elle a été libérée après 17 matches. Les Valkyries lui ont ensuite offert trois contrats consécutifs de sept jours avant de la conserver pour le reste de la saison 2025. Elle termine désormais la première année d’un contrat de deux saisons avec Golden State.

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