

Tom Dundon refuse de financer la rénovation du Moda Center 2026
- NBA
- juin 25, 2026
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Tom Dundon refuse d’investir dans la rénovation du Moda Center à Portland
Tom Dundon, gouverneur des Portland Trail Blazers, a confirmé qu’il ne participerait pas financièrement à la rénovation de 600 millions de dollars (environ 570 millions d’euros) du Moda Center, suscitant une polémique dans la ville. Alors que la municipalité prévoit d’investir jusqu’à 120 millions de dollars dans ces travaux, Dundon insiste pour que seuls des fonds publics soient utilisés, malgré les critiques.
Un bras de fer autour du financement des travaux
Lors de la réunion annuelle de la Portland Metro Chamber, tenue mercredi au Moda Center, Dundon a déclaré : « Nous faisons déjà un investissement important en restant ici et en payant ces taxes » (« It feels like we’re making a pretty big investment by staying here and paying these tax rates »). Le Moda Center appartient à la ville de Portland, tandis que les Trail Blazers disposent d’un bail jusqu’en 2030. L’arène accueille également la franchise WNBA des Portland Fire, qui joue sa première saison.
Le maire de Portland, Keith Wilson, avait annoncé que la ville investirait jusqu’à 120 millions de dollars dans la rénovation, avec des engagements similaires de la part des autorités de l’État et du comté. Cependant, ces fonds publics doivent être validés par le conseil municipal, où certains élus, comme Candace Avalos, restent sceptiques. « J’aurai du mal à accepter de dépenser de l’argent public sans voir un investissement privé » a-t-elle affirmé (« I am going to have a hard time agreeing to give public money if I’m not seeing a private investment »).
Une rénovation jugée nécessaire pour attirer les grands événements
Les Trail Blazers justifient la rénovation du Moda Center, inauguré en 1995, pour pouvoir accueillir des événements majeurs tels que le NBA All-Star Game ou les futurs matchs du tournoi NCAA. Cependant, l’attitude de Dundon a provoqué des protestations. Environ 50 manifestants se sont rassemblés devant l’arène avant la réunion, certains brandissant des pancartes « No bailouts for billionaires » (« Pas de sauvetage public pour les milliardaires »).
Dundon, qui est également propriétaire des Carolina Hurricanes, champions de la Stanley Cup, a répondu : « Chacun peut interpréter les choses à sa manière. Je ne les vois pas de la même façon, mais je ne cherche pas à ce que les gens soient d’accord ou non avec moi » (« I think everybody can characterize things however they want. I don’t see it the same way, but I’m not trying to get people to agree or disagree with me »).
Des décisions controversées depuis le rachat des Trail Blazers
Le rachat des Trail Blazers par Dundon pour 4 milliards de dollars (environ 3,8 milliards d’euros) a été approuvé en mars dernier. Lors de l’annonce en septembre, il avait assuré qu’il maintiendrait l’équipe à Portland. Pourtant, plusieurs choix récents ont été critiqués, notamment une politique de réduction des coûts jugée sévère. Par exemple, les fans n’ont pas reçu de T-shirts lors des Playoffs contre les San Antonio Spurs, les joueurs à deux voies n’ont pas voyagé avec l’équipe, et la plupart des employés n’ont pas bénéficié de frais de départ tardifs les jours de match.
Par ailleurs, le contrat du nouvel entraîneur Micah Nori, jugé peu avantageux, a suscité une vive réaction. Selon des sources de la ligue, il ne garantit qu’une seule année, avec des options de l’équipe pour les deux suivantes, un salaire de base inférieur au marché et des primes liées aux performances collectives. J.B. Bickerstaff, président de la National Basketball Coaches Association, a qualifié cette structure atypique de « gifle à notre valeur » (« slap in the face to our value »).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






