

How coach Natalie Nakase has the Valkyries on cusp of history in WNBA Finals
- WNBA
- octobre 19, 2026
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Natalie Nakase, le moteur d’une ascension express pour Golden State
En seulement deux saisons, les Golden State Valkyries sont passées du statut de nouvelle franchise de la WNBA à celui de prétendantes au titre. À la veille du Game 2 des WNBA Finals, l’équipe mène 1-0 face à l’Atlanta Dream. Une progression portée par sa coach, Natalie Nakase, dont l’exigence, le sens du détail et la priorité accordée à la défense ont façonné l’identité du groupe, selon ESPN.
Une préparation poussée à l’extrême
En septembre, alors que les Valkyries se préparaient aux Playoffs, Nakase a voulu habituer ses joueuses aux ambiances bruyantes et hostiles. Lors d’un entraînement, elle a lancé des sons de tirs et d’explosions dans la salle, plutôt que les chansons d’Adele, Rihanna ou Taylor Swift qui figurent habituellement dans sa playlist.
« Tout à coup, on entend des mitrailleuses et des bombes. Je me suis dit : “Ce n’est pas possible, elle passe vraiment de la musique de guerre.” C’était nouveau », a raconté la pivot Kiah Stokes à ESPN (« All of a sudden, it’s the noise of machine guns and bombs. I’m like, ‘This is not happening. She’s literally playing war music.’ That was new. »).
Nakase avait repris l’idée de Joe Mazzulla, coach des Boston Celtics, après l’avoir vu utiliser cette méthode lors du camp d’entraînement de son équipe. L’exercice obligeait les joueuses à parler plus fort et à mieux communiquer. Il devait aussi les installer dans un état d’esprit particulier : « On est là pour gagner ou mourir » (« We’re here to win or die »), a expliqué Nakase à ESPN.
Cette préparation s’inscrit dans une approche qui a contribué à la victoire de Golden State, 68-64, contre Atlanta lors du Game 1, samedi. Cette saison, les Valkyries ont affiché la meilleure défense de la ligue, la production la plus élevée en sortie de banc et un avantage marqué à domicile.
« C’est moi, parce que c’est ce que je suis, et on ne peut pas faire semblant d’être quelqu’un d’autre. C’est comme ça que je jouais, et c’est comme ça que je coache maintenant », a déclaré Nakase (« It comes from me because that’s who I am and you cannot fake who you are. It’s how I played, and now it’s what I coach. »).
Ses adjoints la décrivent comme une coach « fougueuse ». Becky Hammon, qui l’a eue dans son staff lors des deux premiers titres WNBA des Las Vegas Aces, la surnomme « Mighty Mouse ». À 1,57 m, Nakase est la plus petite personne de la salle, mais son influence sur le groupe est considérable. « C’est une passionnée de basket jusqu’à l’obsession, ça lui correspond bien. Elle est à la tête de notre groupe », a résumé la guard Tiffany Hayes (« A basketball sicko, that sounds about right. She is the head of our snake. »).
Une ambition construite au fil des années
Nakase passe des heures à revoir les vidéos des matchs, à isoler des séquences et à chercher comment tirer le meilleur de chaque joueuse. Elle explique être capable de repérer de nombreux éléments simultanément, avant de les analyser et de les transmettre à son équipe (« I’m good at seeing a ton of things at once, and because of that I suck in information. I love to digest and dissect and then give that information back. »).
Cette minutie l’a accompagnée tout au long de son parcours. Elle a commencé comme coordinatrice vidéo chez les Los Angeles Clippers en 2012, avant de devenir assistante à temps plein auprès de Doc Rivers puis de Tyronn Lue. En 2022, elle a rejoint le staff de Hammon aux Aces et a participé aux titres remportés en 2022 et 2023.
Nakase a toujours voulu diriger sa propre équipe. Son entretien avec Joe Lacob, propriétaire des Valkyries, en 2024 lui a offert cette possibilité. Lacob avait déclaré que la franchise remporterait un titre dans ses cinq premières années. Aux côtés de la general manager Ohemaa Nyanin et de la présidente Jess Smith, Nakase dit avoir été poussée à progresser et à renforcer ses compétences de leader et sa compréhension stratégique du jeu.
Son goût du défi remonte à son enfance. Son père, Gary, la plaçait dans des équipes différentes lorsqu’elle s’imposait comme l’une des meilleures joueuses, afin qu’elle ait à nouveau à faire ses preuves. Il exprimait peu ses encouragements : un signe de tête constituait pour elle la marque ultime de son approbation. « Le basket, c’est notre langage de l’amour », a confié Nakase (« Basketball is our love language. »).
Elle reconnaît retrouver dans sa manière de coacher certains des principes de son père, tout en adaptant son approche aux besoins de ses joueuses. « Elle a appris à être head coach, mais elle continue de progresser chaque jour. Elle a appris à nous connaître, nous laisse être nous-mêmes et jouer selon nos forces », a expliqué Hayes (« She’s not only learned how to be a head coach, but she continues to get better as a head coach every single day. She learned her players. She learns us. She lets us be us. She lets us play to our strengths. »).
Donner confiance au groupe
Cinq jours avant le premier match des WNBA Finals, « Shake It Off » de Taylor Swift accompagnait Nakase alors qu’elle se préparait à rejoindre le centre d’entraînement de l’équipe, à Oakland. Chaque matin, elle lance sa playlist en mode aléatoire et se réveille en dansant. Pour elle, cette chanson évoque aussi sa propre transition vers le coaching : en 2014, alors qu’elle allait diriger un exercice pour la première fois chez les Clippers, le morceau était passé dans sa voiture. « Je devais trouver ma voix, alors je m’entraînais en chantant dans la voiture », a-t-elle raconté (« I had to find my voice, so I practiced it by singing in the car. »).
Elle encourage aujourd’hui ses joueuses à trouver leur propre voix, sur le terrain comme dans le vestiaire. Nakase se réjouit notamment d’entendre Kiah Stokes mieux se faire comprendre malgré le bruit, et apprécie que Gabby Williams calcule mentalement le nombre de possessions restantes dans les fins de match serrées.
Kayla Thornton estime que le groupe a appris à ne pas se laisser définir par les attentes extérieures : « Nous sommes spéciales. Nous jouons les unes pour les autres. Tout le monde nous voit comme les outsiders, mais nous ne nous préoccupons pas de ce qui se dit à l’extérieur » (« We’re special. We play for each other. Everybody thinks we’re the underdogs. But we don’t think about the outside. »).
La veille du Game 2, prévu lundi à 20 heures, heure de l’Est, au Chase Center, Golden State peut s’appuyer sur un collectif qui a pleinement adhéré aux exigences de sa coach. « Elle a fixé le niveau attendu et croyait sincèrement que nous pouvions accomplir tout cela. C’est facile d’adhérer à cette vision », a souligné Burton (« She came in and she set the standard for us. She genuinely believed all of this is something we could accomplish. It’s easy to get on board with that. »).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






