Lakers 2026 : les 5 questions clés autour de Luka Doncic

Lakers 2026 : les 5 questions clés autour de Luka Doncic

  • NBA
  • octobre 21, 2026
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Luka Doncic au centre du projet des Lakers, cinq questions en suspens

À l’aube de la saison, les Lakers misent sur Luka Doncic pour retrouver les sommets, mais plusieurs inconnues entourent l’équipe : son statut de leader, ses ambitions de titre, l’impact défensif de Walker Kessler, le niveau du nouvel effectif et la solidité du secteur arrière derrière ses titulaires. Selon ESPN, le Slovène a déjà pris une place centrale dans la construction du projet, sans que cela suffise à dissiper les doutes sportifs.

Doncic est-il prêt à mener les Lakers ?

Le départ de LeBron James, qui a rejoint les Philadelphia 76ers lors de la free agency, ouvre la voie à Doncic pour devenir le nouveau visage de la franchise. Le meneur a rapidement participé aux discussions sur la composition de l’effectif et aurait notamment demandé l’arrivée d’un « centre de premier plan ».

En août, il a également financé un minicamp de quatre jours à Ljubljana, sa ville natale, pour réunir ses coéquipiers. JJ Redick a estimé que cette initiative avait contribué à créer une cohésion naturelle au sein du groupe. De son côté, Doncic a suivi un programme de préparation physique et alimentaire qui s’est traduit par une amélioration de sa condition physique.

Redick décrit leur relation comme un partenariat, fondé sur le dialogue, tout en souhaitant laisser à son meilleur joueur une marge de créativité au sein du système collectif. Kevon Looney résume la confiance de l’équipe : « Avec un joueur comme Luka, on entre sur le terrain en se disant qu’on peut battre n’importe qui. » (« When you got a guy like Luka, going into the game you feel like you can beat anybody. »)

Lors d’un entraînement d’avant-match à Las Vegas, Doncic a aussi montré l’énergie qui le caractérise. Alors qu’il était dispensé de la rencontre, il a enchaîné pendant une quinzaine de minutes des séquences en un contre un face à des assistants, avant d’envoyer des tirs depuis la ligne de touche. Après avoir manqué une tentative lointaine, il a lancé à Michael Wexler : « Ce n’est pas un tir facile, d’accord ? » (« It’s not an easy shot, OK? »)

Les Lakers peuvent-ils réellement viser le titre ?

Doncic croit aux chances de son équipe : « Si tu ne penses pas que nous pouvons gagner le titre, tu ne devrais pas être ici. » (« If you don’t think we can win a championship, then you shouldn’t be here. ») Redick partage cette confiance et estime que le talent, la complémentarité et la profondeur de l’effectif peuvent permettre aux Lakers de jouer les premiers rôles.

Les projections sont toutefois plus prudentes : l’indice Basketball Power Index d’ESPN ne leur accorde que 11 % de chances d’atteindre les finales de la Conférence Ouest. La concurrence annoncée comprend notamment les New York Knicks, les San Antonio Spurs, le Oklahoma City Thunder, les Boston Celtics et les Denver Nuggets, ainsi que les équipes renforcées de Philadelphia, Minnesota et Miami.

L’effectif manque aussi de vécu commun et d’expérience en Playoffs. Les quatre principales recrues de la free agency — Walker Kessler, Quentin Grimes, Sandro Mamukelashvili et Collin Sexton — ne comptent ensemble que six titularisations en Playoffs.

Walker Kessler peut-il corriger les lacunes défensives ?

Les Lakers ont investi lourdement pour recruter le pivot de 7 pieds 2 : ils ont cédé au Utah Jazz deux choix de premier tour non protégés et deux échanges de choix futurs. Rob Pelinka a justifié ce coût par la rareté des pivots de ce profil sur le marché.

La défense est l’un des principaux chantiers de l’équipe. Los Angeles a terminé la saison dernière au 20e rang, en concédant 115,5 points pour 100 possessions. Kessler pourrait apporter une présence essentielle près du cercle : depuis la saison 2022-2023, il affiche une moyenne de 2,4 contres par match, la deuxième meilleure de la NBA derrière Victor Wembanyama.

Redick souligne aussi la capacité de ses extérieurs à défendre haut et à mettre la pression sur le porteur, avec Kessler en couverture derrière eux. Un ajustement sera toutefois nécessaire : le pivot a surtout évolué dans une défense en retrait avec Utah, alors que les Lakers ont beaucoup changé sur les écrans porteurs ces deux dernières saisons. Steve Kerr a salué sa protection du cercle, le qualifiant de « l’un des meilleurs pivots défensifs de la ligue » (« one of the best defensive centers in the league »).

Un effectif différent est-il forcément meilleur ?

Les Lakers sont la première équipe de l’histoire de la NBA à avoir remporté une série de Playoffs puis perdu ses cinq titulaires la saison suivante. LeBron James, Rui Hachimura, Marcus Smart, Luke Kennard et Deandre Ayton avaient participé à la bonne fin de saison de Los Angeles, qui avait remporté 16 de ses 18 matchs entre la fin février et le mois de mars.

Leur départ représente aussi la perte de 59 années d’expérience cumulées. Redick préfère néanmoins se concentrer sur les possibilités offertes par le nouvel effectif, notamment sa capacité à défendre sur tout le terrain et l’apport potentiel de Kessler près du panier. Pour l’entraîneur, ces nouvelles options sont un motif d’optimisme, sans qu’il soit nécessaire de comparer les deux groupes.

Qui épaulera Doncic et Austin Reaves à l’arrière ?

Doncic et Austin Reaves ont formé un duo productif la saison passée, avec une moyenne combinée de 56,8 points et 13,8 passes décisives par match. Ils ne pourront cependant pas jouer chaque minute de la saison et leur historique récent de blessures rend peu probable une présence sur les 82 rencontres.

Sexton a manqué toute la présaison en raison d’un problème au mollet droit. Les autres options n’ont pas convaincu Redick, qui a reconnu que le quatrième créateur de jeu de l’équipe n’avait « pas été très performant » (« That fourth ball handler for us hasn’t been great. »).

En présaison, Jaden Hardy a inscrit 41 % de ses tirs en 14,2 minutes par match, avec 2,6 pertes de balle et 1,2 passe décisive de moyenne. Bronny James a affiché 25 % de réussite, 2,4 pertes de balle et 2,8 passes décisives en 16,4 minutes. Chris Manon, sous contrat two-way, a tourné à 44,4 % au tir, avec 1,6 perte de balle et 0,8 passe décisive en 12,4 minutes.

Bronny James a été limité par une contusion à la cuisse survenue juste avant le début du training camp. Redick a aussi rappelé qu’il avait souvent joué en présaison avec des invités au camp d’entraînement plutôt qu’avec des joueurs de rotation, et qu’il avait contribué à l’équipe en Playoffs la saison dernière. Malgré ces nuances, le poste d’arrière remplaçant reste l’un des secteurs que Pelinka pourrait devoir renforcer si les Lakers veulent véritablement viser le titre.

Source : ESPN. Cet article s’appuie sur les informations publiées dans l’article original.

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