NBA : 3 nouvelles propositions pour lutter contre le tanking
- NBA
- mars 27, 2026
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La NBA présente trois propositions radicales pour lutter contre le tanking
Lors de la réunion du conseil des gouverneurs cette semaine à New York, la NBA a dévoilé trois concepts majeurs visant à contrer le tanking, ces stratégies de perte volontaire pour améliorer ses chances à la draft. Ces propositions, qui devraient être modifiées avant un vote formel en mai, ont toutes en commun d’intégrer les équipes qualifiées pour les playoffs dans le processus de lottery, mais elles diffèrent profondément dans leur mise en œuvre, selon des sources citées par ESPN.
Trois systèmes pour bouleverser la lottery actuelle
La première proposition inclut 18 équipes dans la lottery : les 10 dernières qui ne participent pas au play-in tournament et les 8 équipes qui y prennent part. Chaque équipe classée dans les 10 dernières aurait une chance égale de 8 % d’obtenir une meilleure position dans la lottery, tandis que les 20 % restants seraient répartis entre les 8 équipes du play-in, classées de la 11e à la 18e place. Toutes les 18 positions seraient tirées au sort dans ce format.
La deuxième proposition élargit le nombre d’équipes à 22 : les 10 équipes hors play-in, les 8 du play-in et les 4 équipes éliminées au premier tour des playoffs. Ces équipes seraient classées selon leur bilan cumulé sur deux saisons, une méthode inspirée de la WNBA. Chaque équipe devrait atteindre un seuil minimum de victoires par saison pour limiter les stratégies de défaites volontaires. Par exemple, avec un seuil fixé à 20 victoires, une équipe terminant 14-68 serait comptabilisée 20-62 pour la lottery. Les quatre premières places seraient tirées au sort, comme actuellement.
La troisième proposition, dite « five-by-five », concerne à nouveau 18 équipes, comme dans la première option. Les cinq équipes avec les pires bilans auraient des chances égales, dégressives ensuite pour les autres. Un tirage au sort déterminerait les cinq premiers choix de draft, suivi d’un second tirage pour les 13 équipes restantes. Ce système empêcherait une équipe très faible de tomber trop bas dans la draft, en limitant la position la plus basse possible à la 10e place, même si elle ne décroche pas un des cinq premiers choix.
Des discussions approfondies avant un vote crucial
Dans les semaines à venir, les propriétaires sont attendus pour débattre de ces propositions avec leurs équipes de direction basketball afin d’en mesurer tous les impacts, y compris les conséquences imprévues. Gouverneurs, présidents et general managers poursuivront un dialogue ouvert avec le bureau de la ligue avant le vote de mai. La NBA a commencé à réfléchir à ces changements dès décembre, sans inclure certaines idées antérieures comme la limitation des protections sur les picks échangés ou le gel des chances de lottery à une date précise.
Adam Silver promet un changement fort face aux critiques
À l’issue des réunions à Manhattan, le commissioner Adam Silver a clairement annoncé que le système actuel allait évoluer, en réponse aux nombreuses critiques cette saison sur des équipes qui misent tout pour obtenir une des premières places dans la très attendue draft 2026, jugée exceptionnellement talentueuse. Silver a insisté sur le fait que cette décision doit être prise par les propriétaires, car elle a des implications à la fois commerciales, sportives et d’intégrité pour la ligue.
Il a déclaré : « Je pense que cette décision doit être prise au niveau des propriétaires. Cela a des implications commerciales, sportives, et surtout d’intégrité pour la ligue. C’est un sujet que nous prenons très au sérieux, et nous allons le régler. Point final. » (« I do think ultimately this is a decision that needs to be made at the ownership level. It has business implications, has basketball implications, has integrity, integrity, implications for the league. So it’s one that we take very seriously, and we are going to fix it. Full stop. »)
Le fait que la NBA organise une réunion spéciale du conseil des gouverneurs en mai, en dehors des rendez-vous habituels en fin de saison, début de saison ou durant la Summer League, souligne l’importance accordée à ce dossier.
Silver a également reconnu qu’il n’existe pas de solution évidente à ce problème complexe, évoquant la possibilité d’autres modifications lors des prochaines négociations collectives avec la National Basketball Players Association, même si l’actuel CBA court jusqu’à la fin de la décennie. Il a souligné la difficulté de distinguer aujourd’hui entre un « rebuild authentique » et un tanking, avec des décisions d’entraîneurs sur les rotations, les blessures et la gestion des joueurs qui compliquent la donne.
Il a conclu : « Le problème aujourd’hui, c’est qu’il est presque impossible de différencier tanking et rebuild. Il y a une telle subtilité quand les incitations ne sont pas alignées, avec des décisions d’entraîneurs sur les lineups, l’entrée et la sortie des joueurs, les blessures, les médecins, la douleur des joueurs… Quand je dis qu’il faut agir maintenant, oui, il faut faire quelque chose de plus radical que les changements incrémentaux des quatre dernières fois. » (« There is an aspect of team-building that is called a genuine rebuild, a rebuild with integrity. The problem we’re having these days is it’s become almost impossible to distinguish between the tank and rebuild. There’s such a subtlety to this when incentives don’t match, when we’re now into it with coaches’ decisions on lineups and when players come in and out of the game, injuries, doctors going back and forth with each other, pain levels of players that my sense is when I say fix now, yes, we need to do something more extreme than we did with those incremental changes the last four times. »)
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.





