

Spurs 2026 : le parcours vers les Finales NBA expliqué
- NBA
- juin 5, 2026
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Les Spurs de San Antonio forgés pour les défis des NBA Finals
Malgré une défaite frustrante lors du Game 1 des NBA Finals face aux New York Knicks (105-95), les San Antonio Spurs, emmenés par leur superstar Victor Wembanyama, restent confiants et résilients. Cette équipe jeune et expérimentée a traversé une saison semée d’embûches qui l’a préparée à ce moment crucial, et elle croit fermement en sa capacité à rebondir rapidement.
Une première défaite qui fait office de leçon
Le revers concédé jeudi au Frost Bank Center a laissé un goût amer, notamment pour Wembanyama, auteur de ses records personnels en playoffs avec six pertes de balle et 15 tirs ratés. Le jeune prodige de 22 ans a reçu un message de soutien du légendaire entraîneur Gregg Popovich lui rappelant qu’il pouvait faire mieux : « Il m’a dit que j’avais été mauvais, mais que je suis meilleur que ça » ( « It was that I’ve been bad, and I’m better than this »).
Ce match marque la troisième fois cette postseason que Wembanyama shoote en dessous de 30%, un indicateur qui coïncide avec les trois défaites des Spurs. Il n’a converti qu’un seul tir en dehors de la raquette sur ses 13 tentatives dans les trois derniers quart-temps.
Une équipe forgée par l’adversité
Malgré ce départ difficile, Wembanyama ne s’inquiète pas le moins du monde de la capacité des Spurs à se relever. Selon lui, le parcours sinueux de la saison, jalonné de blessures, de défaites et de défis, a renforcé l’équipe : « C’est très rassurant. Nous savons que nous ne sommes pas là par hasard. Nous avons traversé des situations très étranges. C’est rassurant de savoir que les 18 gars de l’équipe sont construits ainsi, ils sont résilients » ( « It’s very reassuring. We know we’re not here by chance. We’ve been through some weird, weird, situations. It’s reassuring to know that these guys, the 18 guys we’ve got, are built this way. They are resilient »).
Un début de saison marqué par les incertitudes
Avant même le début du training camp en septembre, l’incertitude planait autour de la santé de Wembanyama, qui avait manqué les 36 derniers matchs de la saison précédente en raison d’une thrombose veineuse profonde à l’épaule droite. L’arrivée du rookie Dylan Harper, sélectionné en deuxième position lors de la draft, suscitait aussi beaucoup d’espoir, malgré sa récente opération au pouce. De même, De’Aaron Fox, nouvel atout majeur acquis en cours de saison, était incertain à cause d’une élongation à l’ischio-jambier.
Malgré ces obstacles, le général manager Brian Wright affichait sa confiance : « Je pense que nous avons une chance. Quand nous étions au complet l’an dernier, on a vu des éclairs de ce que nous pouvons faire. Notre groupe est très jeune et en pleine progression. Avec Fox dans l’effectif, nous pouvons rivaliser avec les meilleures équipes de la ligue » ( « I think we’ve got a chance, man. When we were whole last year you saw flashes of it. The bulk of our group is incredibly young… With someone of Fox’s caliber here, there’s a real chance we could match up and play with all the teams at the top of the league »).
Un coaching d’adaptation et de continuité
La saison a aussi été marquée par un changement important au coaching. Après le AVC de Popovich en novembre 2024, Mitch Johnson a assuré l’intérim sur 77 matchs, souvent avec un staff réduit. Johnson a su garder le cap malgré des défis extrêmes, allant des incendies en Californie à la gestion des blessures clés. Sa réussite a convaincu la direction de le nommer entraîneur principal à plein temps, avec le soutien et la confiance de Popovich, qui lui a laissé une grande liberté tout en restant une ressource constante.
Johnson a reconnu : « Je n’aurais pas pu créer un meilleur rythme sans lui. Il m’a donné la liberté d’être moi-même, ce qui est précieux » ( « I could not have created a better rhythm or build without him being a constant resource for me, but also totally giving me the freedom and runway to try to roll this thing out in my own reflection as myself »).
Des moments clés qui ont façonné la saison
Un tournant majeur a eu lieu lors d’un match contre les Knicks le 31 décembre, quand Julian Champagnie, rookie, a pris définitivement la place de titulaire, offrant 36 points pour mener les Spurs à une victoire spectaculaire. Cette victoire a suivi une défaite en finale de la NBA Cup face aux Knicks, et a été le point de départ d’une série de succès, notamment trois victoires contre les champions en titre Oklahoma City en moins de deux semaines.
Malgré une défaite sévère à New York en mars qui a interrompu une série de 11 victoires consécutives, l’équipe a su rebondir avec un nouvel enchaînement de victoires. Brian Wright soulignait alors la maturité grandissante du groupe : « Ils grandissent sous nos yeux » ( « They’re growing up right before our eyes »).
Des Playoffs éprouvants mais formateurs
Les Spurs ont dû faire face à plusieurs difficultés en postseason, notamment la commotion cérébrale de Wembanyama au premier tour contre Portland, qui l’a privé du Game 3. Malgré cela, ils ont remporté la série 4-1. Contre Minnesota, une expulsion de Wembanyama a compliqué les choses, mais l’équipe a finalement gagné en six matchs. Fox et Harper ont également connu des blessures, tandis que San Antonio a dû lutter pour venir à bout d’Oklahoma City en finale de conférence, remportant la série au Game 7 grâce à une contribution importante de ces deux joueurs.
Un défi de taille face aux Knicks
Cette saison, les Spurs ont perdu trois de leurs quatre confrontations face aux Knicks, ce qui souligne la difficulté de la série actuelle. Après le Game 1, l’entraîneur Johnson a pointé du doigt plusieurs axes d’amélioration, notamment les points de seconde chance concédés et le faible total de 16 passes décisives, bien en deçà des standards du « Spurs Way » instauré par Popovich.
Malgré ces critiques, la confiance reste intacte au sein de l’équipe. Le jeune Steph Castle a résumé l’état d’esprit : « Je ne sais pas si c’est notre jeunesse ou notre caractère, mais nous avons une confiance absolue en cette équipe, ce staff et cette organisation. Comme l’a dit Vic, nous n’avons aucune raison de nous inquiéter. Nous pensons être la meilleure équipe » ( « I don’t know if that’s our youth talking or our character, but we have nothing but confidence in this team, staff, and organization. Like Vic said, we don’t have anything to be worried about. We feel like we’re the better team »).
Cet article s’appuie sur des informations publiées par plusieurs médias spécialisés.






